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Crise politique et souveraineté nationale de la Guinée : trois questions à … Alioune Tine, président de la Raddho

Ouestafnews - La junte militaire au pouvoir en Guinée vient d’annoncer la mise en place d’une commission d’enquête indépendante dans laquelle devraient être représentés le pouvoir, l’opposition, des médecins, des juristes, etc…
Cette décision intervient alors que le capitaine Moussa Dadis Camara, à la tête de l’Etat, est soumis à une forte pression internationale. Certains comme le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner n’ont pas hésité à le citer nommément parmi les principaux « suspects » ayant ordonné les tueries du 29 septembre.
De son côté Blaise Compaoré a entamé une médiation au nom de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) alors qu’ailleurs des ONG et associations et défense des droits de l’homme s’agitent et exigent des sanctions. De quoi ramener sur la table la question de la souveraineté des Etats africains en temps de crise ! Ouestafnews a posé la question à Alioune Tine, président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho, basée à Dakar)


Ouestafnews - vous venez de demander la mise sous tutelle internationale de la Guinée, est ce que ce n’est pas une proposition trop poussée – que faites vous alors de la souveraineté nationale de la Guinée ?

Alioune Tine - Aujourd’hui en Guinée Il n’y a ni Etat ni administration. La sécurité des citoyens n’est pas garantie et la plupart des gens sont en train d’évacuer leurs familles. Tous les ingrédients sont réunis pour l’éclatement d’un conflit violent qui n’épargnerait aucun pays (…). Il y a une contradiction au sein du CNDD (Conseil national pour le développement et la démocratie, junte militaire au pouvoir à Conakry) et on a frôlé le pire hier (mercredi 7 octobre 2009).

Ouestafnews - La Raddho ne se met–elle pas tout simplement à la remorque des organisations internationales occidentales en défendant certaines positions ?

Alioune Tine – je ne pense pas. Si la guinée explose, ça ne va épargner aucun pays de la sous région, à commencer par le Sénégal. Il faut absolument des troupes d’interposition aujourd’hui et ce serait des forces de l’Union africaine.

Ouestafnews - Comment appréciez-vous alors la médiation du président Blaise Compaoré qui a été désigné Cedeao pour aider à sortir de l’impasse actuelle ?

Alioune Tine : il y a trop peu de chances que la médiation de la Cedeao aboutisse compte tenu du contexte actuel et les conditions que posent les opposants.

Jeudi 8 Octobre 2009
Ouestaf News
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