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Droits humains en Côte d’Ivoire : acculé le gouvernement annonce des mesures

Ouestafnews - Le gouvernement ivoirien, qui fait face à d’intenses pressions des organisations de défense des droits de l’Homme, a annoncé la mise en place d’une « Commission nationale d’enquête » pour faire la lumière sur les exactions commises pendant la crise postélectorale ainsi qu’un « Comité interministériel » pour traiter le cas des réfugiés et déplacés internes, indique un communiqué parvenu à Ouestafnews.




La crise postélectorale qui a duré du 29 novembre 2010 au 11 avril 2011 a été caractérisée par des « disparitions forcées et (des) exécutions sommaires », ainsi que des « atteintes à l’intégrité physique (…) aux libertés », « aux droits économiques, sociaux et culturels » et « aux personnes vulnérables ».

« Au total, toutes ces violations ont fait plus de 2500 morts dans la période du 28 novembre 2010 au 11 avril 2011 et environ 500 tués dans la période du 11 avril au 15 mai », affirme le texte.
Le gouvernement d’Alassane Ouattara subit actuellement la pression des organisations internationales de défense des droits de l’Homme.

A titre d’exemple Human Rights Watch (HRW, organisation américaine), a exprimé des doutes sur « l’impartialité de la justice ivoirienne », selon un texte publié sur le site internet de l’organisation.

Pour cette organisation américaine il est « important de mener des procès équitables en Côte d'Ivoire pour que justice soit rendue aux victimes et afin d'encourager le respect de l'État de droit dans ce pays ravagé par le conflit ».

En réponse aux critiques formulées par ses organisations, le gouvernement ivoirien affirme attirer à (leur) attention sur « leur silence sur la gravité des faits révélés depuis novembre 2010 ».
« Par la partialité de leur jugement dans le traitement de cas récents, ou même la publication de rapports sur la base d’enquêtes relativement superficielles, font courir à toutes ces organisations le risque de décrédibiliser la noble mission qui leur est dévolue », dénonce le communiqué du gouvernement ivoirien.

La violence crise postélectorale qu’a connu la Côte d’Ivoire est consécutive au second tour de l’élection présidentielle de novembre 2010, qui a donné le spectacle de deux présidents proclamés, le président sortant Laurent Gbagbo, finalement mis aux arrêts le 11 avril 2011 refusait de céder le fauteuil à son rival Alassane Ouattara considéré comme vainqueur par la commission électorale indépendante (Cei) et soutenu par la communauté internationale.

Vendredi 17 Juin 2011
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