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Droits humains : le Mali suscite inquiétudes et interrogations

Ouestafnews - Les défenseurs des droits de l’Homme mènent actuellement une véritable offensive sur le Mali, plusieurs mois après la fin de la crise politico-militaire et le retour à l’ordre constitutionnel ponctuée par une élection présidentielle réussie. L’heure est à l’établissement des faits dans le Nord comme le Sud du Mali, où de graves atteintes aux droits humains ont été signalées.


«  Le problème de la sécurité des populations et de leur biens se pose avec acuité, les observateurs de l’Union africaine continuent de noter des exécutions extrajudiciaires et sommaires, des disparitions de civils et d’hommes en uniforme », a déclaré Alapini Reine-Ganssou, rapporteure spéciale de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP).
 
Selon elle, la question de l’impunité reste entière au Mali, ce qui pose une hypothèque sur le dialogue, la réconciliation nationale et le fonctionnement de la justice. Mme Reine-Gansou qui faisait la lecture de son rapport dans le cadre de la de la 54ème session de la CADHP qui se déroule du 22 octobre au 05 novembre 2013 à Banjul (Gambie) a attiré l’attention de ses collègues sur la question de l’impunité qui reste « entière » dans ce pays.
 
 «Le Mali mérite une attention soutenue et des actions fortes de la part de la commission africaine et de la communauté internationale », a-t-elle ajouté.
 
L’assassinat, le 02 novembre 2013, de deux journalistes de Radio France Internationale (RFI), Ghislaine Dupont et Claude Verlon, à Kidal (nord), le fief des indépendantistes du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) a suscité beaucoup d’émoi et remet  de facto, la question sécuritaire au centre des préoccupations.
 
L’administration de la justice aux auteurs des massacres, viols et autres crimes commis dans le nord, aujourd’hui pose problème, étant donné que le nouveau président s’est mis dans une dynamique de règlement politique.
 
Conformément à l’accord de Ouagadougou signé avant l’élection présidentielle d’août 2013 par le gouvernement de transition  et les indépendantistes du Nord, les autorités ont procédé à la libération d’une vingtaine de prisonniers et militants du MNLA.
 
 En outre, la levée prochaine des mandats d’arrêt internationaux qui pèsent sur des responsables des groupes armés qui occupaient le nord a été évoquée par le nouveau gouvernement. Le président Ibrahim Boubacar Keïta qui espère huiler « la réconciliation nationale» à travers ce geste, est très critiqué sur ce point.
 
En avril 2012, l’Ong Human Rights Watch, a dénoncé de « nombreux crimes de guerres » commis par les rebelles dans le Nord, mais aussi des cas d’exécutions sommaires perpétrés par des éléments de l’armée malienne contre des forces de sécurité et des civils appartenant à l’ethnie touareg.
 
Dans le Sud, notamment à Bamako, la presse a beaucoup fait état de cas d’exécutions sommaires entre bandes rivales au niveau du camp militaire de Kati (15Km de Bamako), fief du général Amadou Sanogo, auteur du coup d’état du 22 mars 2012. Dans la soirée  de jeudi 31 octobre 2013, la convocation  du Général Sanogo par la gendarmerie a été annoncée par les autorités sans pour autant préciser une date.
 
L’établissement des faits au Mali intéresse au plus haut point les militants des droits de l’homme et la justice internationale. Au-delà de la CADHP, on note la présence de la Cour pénale internationale (CPI), l’Organisation des Nations Unies (Onu). La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), non plus n’est pas en reste. 
 
L’envoi d’une vingtaine d’experts des droits de l’Homme dans le nord du Mali a été annoncé le 04 novembre 2013, par Kadré Désiré Ouédraogo, le président de la Commission de la Cedeao.
 
La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, qui a séjourné le 30 octobre 2013 dans le pays, a déclaré à la presse  l’issue d’un entretien avec le ministre malien de la Justice, Mohamed Ali Bathily que son enquête est pour le moment à « un stade préliminaire » et qu’il n’y a pas de « suspects identifiés pour l’instant ».

Son séjour avait coïncidé avec celui de Suliman Baldo, expert indépendant de l'Onu sur la situation des droits de l'homme au Mali qui effectuait  sa première mission officielle dans le pays. 
 

Mardi 5 Novembre 2013
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