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Kenya: report du meeting de l'opposition et nouveaux efforts diplomatiques

Face à un dispositif policier qui a placé Nairobi en état de siège jeudi, l'opposition au Kenya a reporté au 8 janvier son rassemblement prévu le jour même, tandis que les Etats-Unis et l'Union européenne appelaient à la formation d'un gouvernement de coalition.


Par AFP

Kenya: report du meeting de l'opposition et nouveaux efforts diplomatiques
Un responsable du Mouvement démocratique orange (ODM), le parti de Raila Odinga , candidat malheureux à la présidentielle du 27 décembre, a annoncé ce report à la mi-journée alors que la police s'efforçait depuis l'aube de disperser des centaines d'opposants cherchant à se rendre au coeur de Nairobi.

La police a eu recours aux canons à eau, aux tirs en l'air à balles réelles et aux gaz lacrymogènes contre les partisans de M. Odinga rassemblés aux abords du bidonville de Kibera, un des fiefs du chef de l'opposition.

Des milliers de policiers ont été déployés dans la capitale pour empêcher la manifestation.


Tous les accès au bidonville de Kibera, le plus grand de la ville et dont M. Odinga est le député, étaient bloqués par la police anti-émeutes et la police paramilitaire (GSU).

Dans le centre-ville, où les commerces avaient de nouveau baissé leurs rideaux par crainte d'affrontements, des policiers de la GSU avaient pris position autour du parc Uhuru ("Indépendance"), où le rassemblement était prévu.

Quatre personnes ont été tuées jeudi dans les violences à travers le pays, dont trois dans l'ouest, autre fief de M. Odinga, portant à 346 le nombre de morts enregistrés depuis le scrutin qui s'est soldé par la réélection du chef de l'Etat sortant Mwai Kibaki , selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources policières et hospitalières et de plusieurs morgues.

A Kisumu (ouest), deux députés de l'ODM, Shabir Shabeer et Olago Aluoch, "ont été arrêtés pour avoir incité les partisans de l'ODM à manifester en ville", a déclaré à l'AFP un haut responsable de la police provinciale.

"Nous sommes maintenant en train de disperser divers groupes de jeunes qui avançaient vers Kisumu pour provoquer le chaos", a-t-il ajouté.

Les violences des derniers jours ont fait également environ 100.000 personnes déplacées, selon la Croix-Rouge kényane qui a lancé jeudi un appel à des dons de 7,5 millions de dollars (5,1 millions d'euros).

Les efforts diplomatiques se sont multipliés. Jeudi, le diplomate en chef de l'Union européenne Javier Solana et la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice ont appelé à la formation d'un gouvernement de coalition pour sortir de la crise.

M. Solana et Mme Rice ont également évoqué au cours d'une conversation téléphonique la possibilité d'envoyer sur place des émissaires communs afin de convaincre MM. Kibaki et Odinga de se parler, mais aucune décision n'a été prise à ce sujet, a indiqué un porte-parole de M. Solana.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier s'est également entretenu mercredi soir au téléphone avec son homologue kényan Raphael Tuju et avec M. Odinga.

Le prix Nobel de la paix sud-africain, Desmond Tutu, est arrivé jeudi à Nairobi pour se joindre aux efforts de médiation. La visite au Kenya du président de l'Union africaine, John Kufuor, annoncée mercredi, n'était plus confirmée jeudi.

Le gouvernement kényan a estimé mercredi que la situation ne nécessitait pas de médiation. "Le président Kibaki est prêt à parler avec tous et à tout moment", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement, Alfred Mutua. "Le Kenya n'est pas en guerre et n'a besoin ni de médiateurs ni de forces de maintien de la paix", a-t-il ajouté.

Dès dimanche, M. Odinga avait accusé M. Kibaki de fraude sur au moins 300.000 voix à la présidentielle.

Les doutes sur la crédibilité de ce scrutin ont été renforcés par les récentes déclarations du président de la Commission électorale kényane. "Je ne sais pas si Kibaki a gagné l'élection", a dit Samuel Kivuitu, qui avait pourtant proclamé sa réélection avec plus de 230.000 voix d'avance.

Le procureur général du Kenya, Amos Wako, a estimé jeudi "nécessaire" de mener une enquête "indépendante" sur les élections du 27 décembre.

Jeudi 3 Janvier 2008
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