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Lundi 08 Septembre 2008
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Mali : du Niger au Bani, le printemps des festivalsA peine bouclée la première édition de sa « rentrée littéraire », voilà que le Mali entre dans une intense saison de Festivals qui, des rives du fleuve Niger au lointain et désertique septentrion malien, fait éclore les arts et la culture en ce début d'année, a pu constater Ouestafnews.PAR OUESTAFNEWS
Succédant à la première « rentrée littéraire », organisée du 17 au 19 janvier dans la capitale Bamako - événement qui a primé l'écrivain ivoirien Esai Biton Coulibaly pour son œuvre « Et pourtant elle pleurait » - le « Festival du Niger » a pris le relais début février dans la ville de Ségou.
Situé dans le centre sud du Mali sur les bords du fleuve Niger, Ségou l'ancienne capitale du royaume Bambara du XVI au XIX siècle est également surnommé « la cité des 444 balanzans », du nom de ces arbres qui, étonnamment feuillus pendant la saison sèche se dénudent lorsque surviennent les pluies. Sous le thème Ségou « ville d'architecture » et avec comme pays invité le Mexique, résidents et visiteurs ont communié du 31 janvier au 3 février sous les « balanzans », alternant débats et spectacles musicaux, avec en tête d'affiche pour ce dernier volet l'artiste Salif Keïta. Etaient également à ce rendez vous de Ségou, ville de la karité, d'autres grands noms de la musique malienne, à l'image de Cheikh Tidiane Seck ou encore Habib Koité, selon des sites d'infirmation maliens visités par Ouestafnews. Quelques 10.000 festivaliers au total ont pris part aux diverses manifestations, selon le quotidien privé « Les Echos ». Après Ségou, ce sera autour de Mopti, dans le nord malien d'accueillir ces festivaliers autour de « Festival Diamwari » (le bonheur est là, en langue peule). Ici aussi c'est sur les bords d'un fleuve, le Bani, surnommé la « Venise malienne » que se déroulera la première édition de ce festival qui veut contribuer « au rayonnement culturel et touristique de Mopti », selon ses organisateurs. A l'affiche sont prévues diverses manifestations folkloriques pour refléter la diversité des cultures maliennes (dogon, peule, bambara, bozo, bobo, etc.). Et comme pour réaffirmer sa prééminence et son rôle vital dans la vie des Maliens, le Djoliba, autre appellation du fleuve Niger, se réinvitera dans le cœur des coureurs de festivals avec la première édition de « Born Back in Bamako », du 23 février au 1er mars. Initié par l'ex-ministre de la culture Cheik Oumar Cissoko, ce grand rendez-vous musical compte faire vibrer la capitale malienne au son des musiques de Manu Dibango et de Salif Keita. Sur l'affiche on peut lire aussi les noms de la diva malienne Oumou Sangaré ou encore de Toumani Diabaté… Et ce ne sera pas tout pour Bamako, puisque la mi-février y sera l'occasion pour les plus jeunes de savourer, le « Mix-up Bamako », qui fera la part belle aux musiques électroniques et au hip-hop. Dimanche 10 Février 2008
Ouestaf News
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