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Présidentielle sénégalaise : floraison de candidats dont le musicien Youssou Ndour

Ouestafnews- A moins de deux mois d’une présidentielle prévue le 26 février 2012 au Sénégal et qui risque d’être très âprement disputée, les déclarations de candidatures se multiplient, la dernière en date étant celle très médiatisée de l’artiste-musicien Youssou Ndour, chanteur à la popularité planétaire et dont la candidature laisse sceptiques citoyens et analystes sénégalais, qui a néanmoins décidé de descendre dans l’arène politique.


<br /> <br /> <br /> Outre le président Abdoulaye Wade, déjà investi par son parti, le musicien va retrouver sur la scène - si leurs candidatures respectives sont validées par le Conseil constitutionnel – une kyrielle d’opposants, tous décidés à barrer la route à Abdoulaye Wade et à son régime dit de « l’alternance». Quasiment tous ces candidats contestent au président en place le droit de se présenter pour un troisième mandat, arguant que la constitution du pays ne le lui permet pas. Ce que rejettent vigoureusement les partisans du chef de d’Etat sortant. <br /> <br /> <br /> Parmi les candidats déclarés les plus en vue, figurent quelques personnalités de la vie politique sénégalaise, tels les ex-premiers ministres Moustapha Niasse, Macky Sall, Idrissa Seck ou encore le patron du Parti Socialiste Ousmane Tanor Dieng ainsi que l’ex-ministre des Affaires étrangères de Wade pendant neuf ans, Cheikh Tidiane Gadio. <br /> <br /> <br /> Particularité de cette liste de candidats, tous ceux qui la composent à l’exception du socialiste Tanor Dieng, ont travaillé avec Wade à son arrivée au pouvoir avant de se retourner contre lui, à la suite de bisbilles portant soit sur la manière de gouverner, soit sur la gestion des finances publiques ou alors en l’accusant simplement de vouloir « introniser » son fils Karim Wade, aujourd’hui considéré comme le ministre le plus puissant de la république. <br /> <br /> <br /> Pour compléter la liste des candidats issus de la classe politique, il faut y ajouter les deux « jeunes » chefs de partis, que sont Talla Sylla et Cheikh Bamba Dièye, connus pour leur opposition au régime de Wade, et cela depuis ces premiers jours. Ils ont très tôt annoncé leur intention de se présenter, laissant de côté les autres opposants perdre beaucoup de temps à réfléchir sur une « candidature unique » qui raisonnablement n’aurait pu voir le jour, au vu du passé et de l’égo des prétendants à la « candidature unique ». <br /> <br /> <br /> Avant l’artiste musicien, d’autres personnalités issues de la société civile ont aussi annoncé leurs candidatures, à l’image d’Ibrahima Fall, ancien fonctionnaire de l’Organisation des Nations Unies et ancien ministre sous le régime de l’ex-président Abdou Diouf ou encore l’Universitaire Amsatou Sow Sidibé, une des rares femmes dans la course à côté d’une autre Sénégalaise Fatou Tambédou, inconnue du public sénégalais et qui s’est soudainement révélée à l’opinion avec un titre de… « Comtesse ». <br /> Comme pour les politiques, l’essentiel de ces candidats de la société civile, veulent se poser en « alternative » pour empêcher que Me Wade ne se succède à lui-même. <br /> <br /> <br /> Ce débat sur la légitimité de la candidature, a tenu en haleine le pays pendant des mois et occulté tous les sujets et questions de fond sur les programmes et projets de société. Aujourd’hui il empoisonne la vie politique au point de générer une situation tendue et délétère. Un des jeunes opposants, Malick Noel Seck, a été parmi les premiers à en faire les frais puisqu’il a été emprisonné après avoir rédigé une lettre sur le sujet adressé aux magistrats du Conseil constitutionnel mais jugée outrageante par la justice. <br /> <br /> <br /> La tension pré-électorale a également engendré la mort d’un homme, un « nervis » qui faisait partie d’un groupe parti s’attaquer à une mairie d’arrondissement située dans la capitale et gérée par l’opposition. Le maire de la localité, Barthélémy Dias, fils d’un ex-allié de Wade, n’a trouvé rien de mieux que de tirer sur les « agresseurs », ce qui lui vaut d’être mis lui aussi en prison en attendant son jugement. <br /> Sur les flancs de cette agitation politicienne, un mouvement hétéroclite composé de partis politiques et d’associations de la société civile, s’active pour également empêcher la candidature de Wade. Dénommé « Mouvement du 23 juin (M23), en souvenir de la date du 23 juin 2011 lorsque des milliers de Sénégalais sont descendu dans la rue pour dire non à un énième projet de modification de la constitution par le régime en place. <br /> <br /> <br /> « Le M23, plus que jamais adossé au peuple souverain, ne renoncera pas à la lutte entérinée par le congrès du peuple, quelque soit le verdict du conseil constitutionnel » déclarait le porte-parole de ce Mouvement Abdou Aziz Diop, lisant la résolution de ce « congrès du peuple » tenu le 23 décembre 2011, le jour même ou les partis de la mouvance présidentielle tenait le congrès d’investiture pour investir le candidat Abdoulaye Wade. <br /> <br /> <br /> Au sein d’une bonne partie de l’opinion publique, on reste accroché à l’avis du Conseil constitutionnel sans trop y croire. <br /> « Je doute que ceux qu’on appelle les sages, puissent dire ‘non’ à Wade qui les a tous nommés, je pense sincèrement qu’ils vont trahir le peuple… » estiment un étudiant en droit à l’Université Amadou Hampathé Bâ de Dakar qui de craintes de représailles a requis l’anonymat. <br /> La tension dans le pays est tel que le gouvernement américain, craignant des troubles, a conseillé à ses ressortissants d’éviter tout déplacement « non essentiel » vers le Sénégal durant la période allant du 16 janvier au 02 mars 2012. <br /> <br /> <br /> Jadis considéré comme un modèle en Afrique de l’Ouest et ayant réussi en 2000 une alternance pacifique par les urnes saluée par le monde entier, le Sénégal a petit à petit sombré au fil de la dernière décennie pour se retrouver dans le lot des pays qui « inquiètent », surtout que depuis son élection pour un deuxième mandat en 2007, le président Wade n’a pu rencontrer aucun des membres de l’opposition significative qui ont systématiquement refusé de reconnaître sa victoire, l’accusant de fraudes massives lors du scrutin. Une absence de dialogue entre pouvoir et opposition, qui à l’approche du scrutin du 26 février, risque d’attiser davantage le feu qui couve dans le pays. <br />

Mercredi 4 Janvier 2012
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