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Dimanche 18 Mai 2008
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Semaine éprouvante pour Barack Obama, obligé de rompre avec son pasteurBarack Obama, candidat à l'investiture du Parti démocrate américain, opposé à Hillary Clinton, mène ces derniers jours une campagne éprouvante suite au rebondissement de l'affaire Jeremy Wright, son pasteur dont il a dû se séparer, rapportent les médias américains consultés par Ouestafnews.Par Ouestafnews
Barack Obama a dû finalement se séparer de son pasteur, après de nouvelles déclarations de celui-ci accusant le gouvernement américain d'avoir pas ses propres agissements injustes poussé les terroristes à s'en prendre aux Etats-Unis.
Une première fois, des extraits de discours prononcés sur le même ton par le même Pasteur - un noir américain qui a célébré le mariage d'Obama et baptisé ses deux enfants - avaient fait peu d'effet sur la candidature du sénateur de l'Illinois, dont le père est d'origine Kenyane. A l'époque Barack Obama s'était juste contenté de se distancer de ces propos sans « renier » Wright et en avait profité pour prononcer un discours resté mémorable sur la race et la religion aux Etats-Unis au mois de mars dernier. Mais la persistance du pasteur à revenir sur ses propos semble maintenant causer du tort à la campagne de Barack Obama, permettant ainsi à Hillary Clinton de rebondir. « Avec Obama politiquement affecté par (l'affaire de) son ex-pasteur, les primaires de l'Indiana et de la Caroline du Nord de mardi (prochain) constituent peut-être les meilleures chances de Mme Clinton pour prouver qu'elle est la meilleure candidate», écrit le New York Times. Alors que la campagne d'Obama semblait perturbée par l'affaire Jeremy Wright, Clinton se « focalisait » davantage sur son programme de campagne et tentait d'élargir sa base, précise le journal. Pourtant, là où Clinton annonçait le ralliement de deux nouveaux « super-délégués » en sa faveur, Obama en annonçait « trois », selon le New York Times. Les « super-délégués » constituent une catégorie de grands électeurs dont le vote sera déterminant dans le choix final du candidat du Parti. Ils peuvent voter sans tenir compte de l'avis exprimé par leur base lors des primaires. « Un des soucis avec Obama est qu'il n'a jamais eu à faire face aux longs couteaux que l'on aiguise à l'heure des batailles à grand enjeu politique national. Maintenant ces couteaux sont sortis. Obama est en train d'être douloureusement testé par l'imbroglio Jeremy Wright », écrit Newsday qui estime toutefois que le test sur la question raciale « n'est pas pour Obama seul », il le sera pour toute la nation américaine. Cette campagne est une campagne de « premières », pas seulement pour Obama (premier noir à avoir autant de chances d'aller à la maison blanche) ajoute Newsday, rappelant que Hillary pourrait aussi être la « première » femme à entrer à la maison blanche et McCain (le candidat républicain déjà assuré de la nomination de son parti), le « plus vieux nouveau » président des Etats-Unis. Mais, précise le journal « la race occupe une place singulière dans l'histoire de la nation (américaine), et par conséquent la candidature d'Obama demande encore une plus grande dose de foi ». Pour Newsday, la manière de Brack Obama de transcender cette question « en dira beaucoup sur sa personne ». Et la manière des électeurs de la transcender, elle « en dira aussi beaucoup » sur l'Amérique. Jeudi 01 Mai 2008
Ouestaf News
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