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Sénégal : la révolte contre le régime Wade se généralise


Ouestafnews - Sièges du Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir) saccagés ou incendiés dans plusieurs villes du Sénégal, échauffourées opposant forces de l’ordre et manifestants depuis plusieurs jours, scènes de violences quotidiennes et presque continues dans les principales artères de la capitale, etc. : le rejet de la candidature d’Abdoulaye Wade à un troisième mandat à la tête du Sénégal a désormais pris les allures d’une véritable guérilla urbaine qui a déjà fait plusieurs victimes et qui risque d’ébranler son régime.


Dimanche 19 février 2012, la tension est montée d’un cran et la révolte semblait se généraliser sur la totalité du territoire sénégalais, selon des informations rassemblées par Ouestafnews à partir de diverses sources.

A une semaine du scrutin du 26 février 2012, la jeunesse semble donc s’être radicalisée pour forcer le président Wade à retirer sa candidature, une candidature jugée illégale par ses adversaires et les spécialistes sénégalais de droit constitutionnel mais défendue par les hommes du pouvoir. Si pour les partisans de Wade, ce dernier a le droit de se présenter, dans l’opposition on crie à la « forfaiture ». Résultat le pays est divisé en deux camps radicalement opposés et vit une situation pré-électorale extrêmement tendue, comme jamais elle n’en a vécue depuis plusieurs décennies.

La mort annoncée d’un énième manifestant dans la vieille ville de Rufisque (trentaine de km à l’Est de Dakar) a ajouté à l’émotion et à l’inquiétude. Deux jours auparavant, c’est une grenade lacrymogène lancée dans un lieu de culte musulman qui a causé la furie de quelques fidèles, qui depuis ont décidé d’en finir avec le régime d’Abdoulaye Wade. Aux policiers qui font usage de gaz lacrymogènes, la foule réplique par des jets de pierres et par le blocage des grandes artères. Un jeu de cache entre forces de sécurité et manifestants qui a fini par installer l’insécurité dans la capitale.

Faisant face à une opposition déterminée à se faire entendre, le ministre sénégalais de l’Intérieur Ousmane Ngom a interdit les manifestations dans certains endroits de la capitale. Mal lui en a pris, puisque l’opposition et la société civile (regroupées au sein du Mouvement du 23 juin), ont décidé de le défier en appelant chaque jour à manifester à la place de l’indépendance, au cœur du quartier des affaires de Dakar et à seulement quelques encablures du palais présidentiel.

Ainsi depuis le 16 février 2012, l’opposition tente chaque jour d’y tenir ses rassemblements. Chaque jour la police intervient pour disperser les manifestants, provoquant des scènes de violence que les radios et télévisions privées du pays se plaisent à retransmettre en direct.

La situation est devenue si explosive que l’Union africaine et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont décidé d’envoyer à Dakar une délégation conduite par l’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo pour y jouer les bons offices.

Mais la tache de ces émissaires risque d’être ardue. D’un côté les partisans du pouvoir disent qu’il n’est pas question pour Wade de retirer sa candidature qui a été validée par le Conseil constitutionnel, et de l’autre ses adversaires disent qu’ils n’accepteront pas ce qu’ils qualifient de « coup d’Etat constitutionnel ».

Cette bataille autour de la candidature de Me Wade et l’émoi suscité par les nombreuses victimes de ce bras de fer ont fait oublier les charmes des meetings de campagne électorale qui cette année se mènent sur fond de violences, au contraires de l’ambiance folklorique et bon enfant des années précédentes.

Cette bagarre a aussi déteint sur le contenu et la qualité de la campagne électorale pour cette présidentielle. Déterminés à dénoncer la candidature de Wade, la plupart des candidats en ont oublié de décliner leurs programmes et leurs projets de société, préférant se focaliser sur la dénonciation de la candidature.

Dimanche 19 Février 2012
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