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UEMOA : le système bancaire à l'abri de la crise financière internationale, selon un expert

Ouestafnews - Le système bancaire des pays de l'Union économique et monétaire Ouest africain (UEMOA), est mis à l'abri de la crise qui frappe le sytème financier internationla, grâce à une ''réglementation prudente'' et une ''régulation efficace'', même si certains établissements du continent sont des filiales de groupes internationaux, affirme un expert cité dans la presse sénégalaise.


''Le système bancaire a été, heureusement, mis à l'abri de la crise des 'subprimes' (crise des crédits immobiliers), même si certains établissements sont filiales de groupes internationaux », a dit Gabriel Fal, président directeur général de CGF Bourse, une société de gestion et d'intermédiation financière.
Cette situation a été rendue possible "grâce à une réglementation prudente (et) une régulation efficace. En effet, elles se sont progressivement mises à jour des 25 principes de Bâle II qui impliquent la normalisation des systèmes informatiques et la sécurisation des systèmes de paiement'', affirme l’expert dans un entretien accordé au quotidien dakarois, Walf-fadjri (privé).
Concernant les bourses africaines, a-t-il poursuivi, ''on peut craindre une baisse des valeurs agricoles et agro-industrielles, dans le sillage d'une demande plus faible liée au ralentissement de l'économie mondiale. La BRVM (Bourse régionale des valeurs mobilières) pourrait à ce titre connaître un léger repli compte tenu du poids des sociétés ivoiriennes cotées et qui interviennent dans l'agriculture et l'agrobusiness''.
Gabriel Fal a par ailleurs rappelé que nous sommes dans une économie mondialisée, voilà pourquoi le ralentissement de la croissance mondiale touchera les économies africaines du point de vue de « la demande en matières premières''.
''Aujourd'hui l'Inde et la Chine qui tirent cette demande peuvent différer, certes, les effets de la crise sur leurs économies respectives et donc continuer à importer des produits africains, mais ces deux pays ne représentent que 15 % du produit intérieur brut (PIB) mondial. Est-ce qu'ils pourront soutenir les 85 % restants ?'', s'est-il interrogé.
''En d'autres termes, même si la croissance de l'Inde et de la Chine reste forte, il faudrait, pour mettre les pays africains à l'abri, diversifier les origines de la demande de leurs productions. Et pour cela, il faut que les Africains créent les conditions d'une croissance endogène et auto-entretenue, c'est-à-dire tirée par leurs propres économies'', a préconisé M. Fal dont la société a été créée dans le sillage de la naissance de la BRVM.

Lundi 22 Septembre 2008
Ouestaf News
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