Black is beautiful and it is so beautiful to be black...


Nos réveils? Oserai-je dire un charivari? Entre ceux qui se mouchent, se raclent la gorge et éternuent, ça ferait le bonheur d'un preneur de son.


Parenthèse: l'automobiliste dakarois est un spécimen qui doit s'adapter dans la jungle de la circulation. Mais à force, il perd toutes ses bonnes manières. Dommage...


Mais il y a une autre agitation au Sénégal: la campagne électorale pour la présidentielle de 2012. C'est trop tôt? Ben voyons. Ce qui me turlupine, c'est que j'entendais l'autre jour dire à la télé que la fin du monde, selon les Incas qui ont eux-mêmes disparu, est prévue en décembre 2012. Je viens seulement de faire le rapprochement, car ça voudra dire que toute cette agitation est vaine. Le président élu en 2012 aura à peine le temps de laisser tomber les mallettes chinoises pour les taïwanaises, en raison de l'offensive privée actuelle de Taiwan au Sénégal, qu'il lui faudra assister à une "fondue" de bronze: ben oui, le fameux monument de la renaissance ne résistera pas non plus aux rayons destructeurs du soleil.
Mais zut! Bamako ne verra pas son tramway! Et moi je dois apprivoiser en 3 ans le French kiss. Quel malheur!


La Guinée se réveille. Et quand la Guinée se réveille? Hum, à suivre...
En attendant, les ministères sont des souks: "A partir de 9 heures, les départements ministériels ressemblent de plus en plus à un marché, où les vendeuses de riz, de cacahuètes, de gâteaux à base de riz et autres marchandises se côtoient. Le phénomène se constate dans tous les Ministères."
On va changer la dénomination du ministère sénégalais de la Transformation alimentaire des produits agricoles et leur refiler ça. Là-bas, ça donnera ministère de la Transformation commerciale des fonctionnaires mal payés. Qu'ils arrêtent surtout la transformation tropicale des mercenaires sud-africains: ça craint.
Et puis, on les aidera à retrouver leur tête car: "Par ces temps qui courent, les guinéens ne savent plus où donner la tête". Faudrait voir Dadis, il a sûrement des coupe-coupe efficaces.


Au Mali, tantôt on déplore le poids des traditions, tantôt la vilenie de la modernité. Ils veulent un tramway à Bamako et pourtant, Waati y regrette la perte des valeurs:"Ces dernières années le Mali a assisté à une métamorphose, sinon à une tendance fulgurante de ces jeunes vers une autre culture qui n’est autre que la culture occidentale. Mais aujourd’hui, cette tendance vers la culture étrangère mène notre pays à la perte des repères qui autre fois, faisaient de l’Afrique ce qu’elle était, une Afrique fière et digne." Hum.
Et pire, "le mot sociabilité n’existe plus dans les jargons c’est « Chacun pour soit et Dieu pour tous »". On va donc aller chercher "soit", il nous servira de tremplin vers Dieu. Et tout ça arrive au moment où: "La jeune fille ou le jeune homme qui n’aura pas de copain ou de copine sera traité de tous les noms sauf du bon." Ah.
Mais où est donc le Mali d'antan puisque les "mamans pleines pécules se payent des gigolos"?
En maman, je cherche un bon salaire mais ce n'est sûrement pas pour me payer des gigolos...sauf s'ils s'y connaissent en douceur ou en French kiss? Hum.
Je préférerai me payer une Ferrari: ça vrombit, ça file et ça s'arrête quand on veut. Puisque vraiment, vraiment: "C’est l’Afrique à l’envers et le Mali de jadis en miette."
Bien, j'ai aussi découvert d'où viennent les maux africains: le continent est à l'envers. Secouons-le et remettons-le à l'endroit. Pour le Mali, je ne me fais pas trop d'inquiétude, s'il est en une seule miette c'est qu'il n'a pas encore été un gros morceau. Alors...

Rédigé par Habibatou GOLOGO le Vendredi 20 Novembre 2009 à 15:34 | Commentaires (0)