Black is beautiful and it is so beautiful to be black...


Société

Le petit noir? Toujours perturbé par les délestages. En attendant sénélecbre



Je disais, ici, il y a plusieurs mois "voir le Fesman et se marier". Mais comme me l'aurait recommandé mon grand frère, "il ne faut pas défier le destin".
Et voilà: le Fesman, il faut dire maintenant Festival mondial des arts nègres, est là (il débute le 10) et les mariages sont là. Le hic se trouve justement dans la pluralité des demandes. N'étant pas ivoirienne, je ne vais pas me diviser. Je vais donc initier le mariage rotatif. C'est sûrement mieux que la polyandrie...


Une "vérité" anonyme trouvé dans l'emballage d'un chocolat ce matin : "Quand l’amour veut parler la raison doit se taire".
Ce doit être ça un beau silence éloquent. Ou alors une belle folie dévastatrice.
C’est vérifié par cette information que j’ai lue tout à l’heure sur le10sport.com : "Elle s’appelle Obaa Yaa, elle n’a que 20 ans, vit à Accra au Ghana et défraye la chronique sur tout le continent africain. La jeune femme a en effet annoncé à la télévision locale qu’elle comptait se suicider si l’attaquant de Sunderland, Gyan Asamoah, ne l’épousait pas avant Noël. "Je t’aime tant", "Je vais me tuer", annonce Obaa Yaa qui adment également passer des nuits blanches en pensant à lui. Situation délicate et malheureuse pour l’attaquant des Black Cats, héros de la dernière Coupe du monde dans son pays. Il n’a pas encore répondu à cette requête très inhabituelle."
Il n’a pas répondu parce que j’ai regardé la vidéo : cette jeune fille n’est pas non plus Miss Ghana et en bon footballeur africain, profession où on ne retrouve que des stars, il ne doit tutoyer que des beautés occidentales. Ce n’est pas une critique. C’est un simple constat.
Espérons juste que Obaa Yaa ne va pas ensanglanter notre Noël. On a déjà beaucoup à faire avec nos différentes pénuries (électricité, a-loko, essence, etc.), une fan d’un footballeur africain en moins risque de nous plonger dans une déprime encore plus terrible…


Bamako Hebdo titre : "Après avoir trompé sa femme : Un pasteur pris en flagrant délit avec la femme d'un policier"
Ça s'appelle union par le "p" (première lettre de la profession). Puis : "Aujourd'hui les pasteurs sont de plus en plus à la base des divorces dans les couples. Si une femme est riche, le mari sera traitée de sorcier. (…) Si une femme est belle, la jalousie du mari sera qualifiée de sorcelerie. (…) Un pasteur a été pris en train de tromper sa femme avec la femme d'un policier. Les gens de la communauté chrétienne n'ont pas été tendre particulièrement parce que le pasteur s'était engagé assez séverement dans une croisade envers les époux fornicateurs. Il les ont battus, mis nus et les ont forcés a s'embrasser en public. De quoi faire réfléchir certains."
Oui nous réfléchissons. Déjà sur comment cet article a pu être écrit, et nous nous demandons si c’est uniquement l’amour qui fait taire la raison face à tant d’inepties africaines qu'on nous oblige à gober tous les jours ? Articles sans queue ni tête. Pays avec deux têtes à raccourcir...


Lafia Révélateur (toujours au Mali):" Dans la nuit du 04 au 05 aux environs de 1h00 du matin, un car de Sanké conduit par le Chauffeur Ibrahim Traoré, et son convoyeur Sidi Diallo a fait un accident suite à l’état de la route, en provenance de Bamako, après avoir dépassé la ville Léré à 25 km dans la commune de Diankè le car est tombé d’un seul coup et a pris feu. Il n’y avait pas moyen ad quoi pour éteindre ce feu."
Il y a eu des morts. Malheureusement pour ce cas de figure, il n’existe pas de solution ad hoc. C’est plus ad patres.
Mais franchement, les journalistes pourraient-ils respecter la mort et arrêter de faire sourire les lecteurs ?

Rédigé par Habibatou GOLOGO le Lundi 6 Décembre 2010 à 13:55 | Commentaires (0)