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A Dakar, le simple fait d'ouvrir un robinet et de voir l'eau couler est un bonheur incommensurable sauf lorsqu'on appuie sur l'interrupteur et qu'il y a de l'électricité...
Hé j'avais disparu. C'est vraiment involontaire.
En fait je prenais enfin mon thé au Sahara, sans le grand Maure, il aurait fallu pour cela se rendre à Nouadhibou et montrer ses mollets. Mais ça c'est une autre histoire. J'étais surtout perdue sous des tonnes de couteaux et fourchettes et vous allez comprendre pourquoi...
Toujours est-il que même à Nouakchott, il y a du thé. Et beaucoup de thé. Rien que pour la journée de mardi, je suis restée perplexe: au bout de cinq passages du "serveur", j'ai arrêté de compter. Mais en une journée, j'ai vu des personnes ingurgiter une trentaine de verres. J'ai trouvé cela extraordinaire. Car pour moi, rien ne remplace le petit noir matinal (quand on n'est pas délesté, bien sûr).
Je me contenterai de narrer deux anecdotes alimentaires de Nouakchott avant de me replonger dans la presse.
Et justement, mardi, entre le dixième et le quinzième verre de thé, il fallait déjeuner. Arrivée au restaurant, je vois une table bien couverte: pas moins de 4 couteaux et fourchettes. Deuxième motif de perplexité: les Mauritaniens aiment-ils décorer les tables ou bien on va servir quatre plats?
Premier passage des plats: crudité. Mon voisin d'à côté a déjà commencé à utiliser les couverts à dessert. Je me demandais ce qu'il allait faire si on lui présentait de la viande? Hum.
Deuxième passage des plats: poulets et légumes. Ah me suis-je dit , ils nous mettent au régime. Et voilà que j'utilise les gands couverts pensant toujours que le reste était décoratif.
Troisième passage de plats: mouton et riz. Mince, je me suis fait avoir. Je coupe donc difficilement la viande avec ce qui me reste comme couteaux et fourchettes. Pendant tout ce temps, le thé était servi, resservi, reresservi.
Et voilà qu'on nous amène le dessert. J'étais tellement choquée que je n'ai même plus surveillé mon voisin emmêlé dans ses couverts. Il a dû s'en sortir puisqu'il a tout mangé, le thé aidant.
Dîner au Capricorne (vraie pub, car c'est mon signe astrologique). On s'installe sur des tapis et des musiciens animent la soirée.
De grands verres sont dressés sur les tables basses. Dieu merci, ils ne servent pas de Martini (hic, hic) car je ne sais pas comment on m'aurait ramenée à l'hôtel (hic, hic). Il y a juste deux couteaux et deux fourchettes. Je respire mieux. En fait, je vais comprendre qu'ils manquaient de place pour le reste.
On commence avec les dattes et la crème fraîche. Association insolite. Nos amis mauritaniens disent que c'est bon quand on mange beaucoup de viande. On se laisse aller: dattes et jus à gogo. Mince alors, il fallait prévoir le plat de résistance.
Nous aurons d'abord droit à deux hors d'oeuvre difficilement gérables. Les dattes saucées de crème fraîche ne pardonnent pas. Mais il faut faire plaisir à nos hôtes. Puis chaque table accueille un mouton. Je panique lorsque je vois la serveuse revenir avec un deuxième alors que le premier est à peine entamé. Elle rebrousse chemin. Ouuuuuuuuuff.
Et alors que nous en rions, voilà que les poulets arrivent: un par convive. C'est la panique générale. Ensuite vient le couscous mauritanien. Hé, qui parle de crise alimentaire dans le Sahel?
Les Mauritaniens décident de nous achever avec un dessert encore plus copieux. Et bien entendu, le thé est perpétuellement servi.
J'ai enfin compris ce que veut dire "gaver" et pourquoi ils raffolent des gros mollets. A ce rythme, les miens auraient doublé et dépassé ceux de la dame de la fameuse statue dakaroise...
En fait je prenais enfin mon thé au Sahara, sans le grand Maure, il aurait fallu pour cela se rendre à Nouadhibou et montrer ses mollets. Mais ça c'est une autre histoire. J'étais surtout perdue sous des tonnes de couteaux et fourchettes et vous allez comprendre pourquoi...
Toujours est-il que même à Nouakchott, il y a du thé. Et beaucoup de thé. Rien que pour la journée de mardi, je suis restée perplexe: au bout de cinq passages du "serveur", j'ai arrêté de compter. Mais en une journée, j'ai vu des personnes ingurgiter une trentaine de verres. J'ai trouvé cela extraordinaire. Car pour moi, rien ne remplace le petit noir matinal (quand on n'est pas délesté, bien sûr).
Je me contenterai de narrer deux anecdotes alimentaires de Nouakchott avant de me replonger dans la presse.
Et justement, mardi, entre le dixième et le quinzième verre de thé, il fallait déjeuner. Arrivée au restaurant, je vois une table bien couverte: pas moins de 4 couteaux et fourchettes. Deuxième motif de perplexité: les Mauritaniens aiment-ils décorer les tables ou bien on va servir quatre plats?
Premier passage des plats: crudité. Mon voisin d'à côté a déjà commencé à utiliser les couverts à dessert. Je me demandais ce qu'il allait faire si on lui présentait de la viande? Hum.
Deuxième passage des plats: poulets et légumes. Ah me suis-je dit , ils nous mettent au régime. Et voilà que j'utilise les gands couverts pensant toujours que le reste était décoratif.
Troisième passage de plats: mouton et riz. Mince, je me suis fait avoir. Je coupe donc difficilement la viande avec ce qui me reste comme couteaux et fourchettes. Pendant tout ce temps, le thé était servi, resservi, reresservi.
Et voilà qu'on nous amène le dessert. J'étais tellement choquée que je n'ai même plus surveillé mon voisin emmêlé dans ses couverts. Il a dû s'en sortir puisqu'il a tout mangé, le thé aidant.
Dîner au Capricorne (vraie pub, car c'est mon signe astrologique). On s'installe sur des tapis et des musiciens animent la soirée.
De grands verres sont dressés sur les tables basses. Dieu merci, ils ne servent pas de Martini (hic, hic) car je ne sais pas comment on m'aurait ramenée à l'hôtel (hic, hic). Il y a juste deux couteaux et deux fourchettes. Je respire mieux. En fait, je vais comprendre qu'ils manquaient de place pour le reste.
On commence avec les dattes et la crème fraîche. Association insolite. Nos amis mauritaniens disent que c'est bon quand on mange beaucoup de viande. On se laisse aller: dattes et jus à gogo. Mince alors, il fallait prévoir le plat de résistance.
Nous aurons d'abord droit à deux hors d'oeuvre difficilement gérables. Les dattes saucées de crème fraîche ne pardonnent pas. Mais il faut faire plaisir à nos hôtes. Puis chaque table accueille un mouton. Je panique lorsque je vois la serveuse revenir avec un deuxième alors que le premier est à peine entamé. Elle rebrousse chemin. Ouuuuuuuuuff.
Et alors que nous en rions, voilà que les poulets arrivent: un par convive. C'est la panique générale. Ensuite vient le couscous mauritanien. Hé, qui parle de crise alimentaire dans le Sahel?
Les Mauritaniens décident de nous achever avec un dessert encore plus copieux. Et bien entendu, le thé est perpétuellement servi.
J'ai enfin compris ce que veut dire "gaver" et pourquoi ils raffolent des gros mollets. A ce rythme, les miens auraient doublé et dépassé ceux de la dame de la fameuse statue dakaroise...
Rédigé par Habibatou GOLOGO le Vendredi 16 Juillet 2010 à 09:29
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Habibatou GOLOGO
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