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Petite leçon florale d'un magistrat sénégalais à des avocats qui ne savent pas conter fleurette, euh courtiser...



N'ayant pas le temps de faire une bonne revue de la presse, je vais juste m'attarder sur cet artcile publié par nettali.net intitulé "« Défloration » ou « défloraison » ? Le parquet sévit contre les mauvais usages du français".

Au Sénégal, des avocats défendant les hommes qui ne font pas de fleurs aux jeunes filles, et même aux fillettes, ignorent les bons termes pour plaider : "De nombreux avocats et même certains journalistes ont tendance à utiliser le mot défloraison à la place de défloration pour parler de la déchirure de l’hymen chez les victimes de viol. Pas plus tard que ce jeudi, deux avocats d’une domestique violée n’ont pas fait exception en faisant la confusion en ces deux mots précités. Ce qui a eu le don de transformer le subsitut du Procureur Moussa Thiam en un véritable professeur de français. « Avant mon réquisitoire je voudrais faire une précision. Défloraison n’est pas un terme médical. C’est un mot qui n’a rien à voir avec l’anatomie. Il signifie chute des fleurs », lance-t-il à l’endroit des avocats avant de poursuivre : « défloration c’est la déchirure de l’hymen et c’est ce terme qui sied ici et non défloraison ». No comment !"

Ah ce procureur, il ne lance pas non plus de fleurs pour préciser les choses. J'en ai profité pour me demander si les avocats invoquent la défoliation lorsqu'ils plaident la folie ?
Sans oublier que la reprise du terme défloraison par la presse peut inciter les touristes à penser qu'au Sénégal, les femmes sont des fleurs qui chutent toute l'année : étant donné qu'il n'y a pas de répit pour les viols. Mais avec la parité, ça risque de se corser pour les hommes : faut-il parler de fleurs mâles ou de fleurs du mal?

Rédigé par Habibatou GOLOGO le Vendredi 4 Juin 2010 à 13:59 | Commentaires (2)