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Réveil? Hum. Il va falloir réapprendre à jouer avec la Sénélec: boire son café quand on peut et non quand on veut. Car quand on veut, ben y a plus de courant.
C'est comme ça. Au moment où certains se paient des lampes "au-dessus de leur tête" à 10 millions de francs cfa, d'autres n'ont pas de courant depuis hier, 16 heures. "Grosse panne" disent-ils. En général, ça veut dire: n'espérez pas et attendez-vous à vider vos frigos. Je me demande si, par rapport aux dernières révélations, les lampes à 10 millions n'ont pas été utilisées provoquant ainsi notre panne? En tout cas, à la maison, hier soir, on a eu droit à nos "joyeux anniversaire", histoire d'anticiper celui de Néné, prévu dans 4 jours. Et moi, ce matin, j'ai dû boire mon p'tit noir au bureau, il n'avait pas le même goût! Et surtout, j'ai oublié le chocolat qui va avec, un chocolat encore une fois gracieusement livré. Hum, je suis gâtée ces derniers jours. Bon pour le moral.
Il paraît qu'on a découvert une planète qui tourne à l'envers. Ça ne m'étonne pas. On devrait y envoyer quelques énergumènes que nous connaissons tous pour qu'ils réapprennent à vivre normalement sur Terre. Selon la Voice of America, cette planète appelée Wasp-17 est "détectée en dehors de notre système solaire". C'est presque rassurant.
"Pénurie de gaz à Ouaga". Nous avons connu ça. Nous restons solidaires. Courage.
Ah le mariage. Le Soleil nous offre un dossier aujourd'hui sur la fréquence des divorces au Sénégal. Le journaliste a interviewé un vendeur "derrière son échoppe" et non loin des "étales" qui bordent les trottoirs. Ce dernier "égratigne les femmes démariées". Bon. Un nouveau mot à mon dico. Ça fait sûrement plus "in" que "divorcées" surtout si l'on sait que l'autre sens de démarier est "éclaircir un plant". Quand on interroge un "rural", il faut adapter le vocabulaire. Mais il est catégorique notre vendeur: "les femmes divorcées sont à l'origine de plusieurs divorces que nous connaissons dans nos sociétés". Une femme divorcée avertie en vaut 8. Arrêtez de répandre la pandémie du divorce, c'est pire que la grippe A dont on ne parle même pas.
Autre pays, autres mœurs. Au Mali, au contraire, juste avant le ramadan, on célèbre les mariages à la pelle. Pour l'Essor,"Selon les chiffres recueillis dans les différentes mairies et centres secondaires d'état-civil du District de Bamako, plus de 600 unions ont été scellées au cours des quatre dernières semaines, sans compter des centaines célébrées religieusement dans les mosquées et familles."
Ça donne une idée aussi de l'affluence qu'il y aura dans les maternités vers avril-mai 2010. Les gouvernants sont avertis et devraient se tenir prêts. Une septuagénaire interrogée déplore toutefois cette frénésie: "90 % de ces nouvelles mariées ne savent même pas faire bouillir de l’eau à plus forte raison préparer de la bouillie." La fameuse bouillie de mil prisée lors du ramadan. Mohamed y aura sûrement droit, tant qu'il n'y mettra pas de ketchup ni de moutarde. Pour faire bouillir de l'eau, il ne faut pas trop se casser la tête: un bon récipient - à condition de ne pas les déposer comme au Nigeria -, une source de chaleur - faut pas être à Ouaga - et ça y est.
Le Challenger, un autre quotidien malien nous raconte l'histoire d'un "vieux à la braguette débridée", guidé par Satan et qui a violé une jeune fille de 14 ans. Ça se passe à Bamako.
A Kolda, au Sénégal, où le paysage politique se dégarnit, ben, c'est un père de famille qui "engrosse sa fille et disparaît avec elle". L'histoire est racontée par le Quotidien. Cela fait deux semaines que personne ne les a vus. C'est flippant. Le paysage politique se dégarnit, la famille se garnit et se dégarnit.
Bien que mal réveillée, je n'ai pas de fusil. Heureusement, car au Mali, 26 mars nous raconte une panique créée par un chasseur "en voyage au pays de Morphé" (sic), ç'aurait été une femme elle serait partie au pays de Morphée. Le chasseur était donc endormi et le coup de fusil est parti tout seul. Cela se passait "En plein marché à Markakoungo, au moment où à peine on pouvait s’y frayer un chemin, une détonation se fit entendre. Du coup, c’est la panique générale. Bilan : des coqs, poules et pintades mortellement piétinés, des fruits et légumes réduits en boue, des yugu-yugu éparpillés, des calebasses et louches écrasées. Beaucoup en ont eu le souffle coupé."
C'est le retour du ministère de la Transformation. Non alimentaire toutefois. Car "fruits et légumes réduits en boue", je me demande qui va manger ça? On préfère la bouillie.
"Yugu-yugu" = "habits pucés".
Reprenons donc notre souffle et prions pour ces coqs, poules et pintades. Quel génocide! Ah O'Campo. Laisse Jean-Pierre Bemba, et essaie d'aller à Markakoungo. Les Soninkés y déciment la volaille. Du jamais vu.
Et comme jusqu'à présent le courant n'est pas revenu. Faisons une pétition pour éliminer les lampes de 10 millions. Ça bouffe trop d'énergie. Ça bouffe trop, tout court.
Il paraît qu'on a découvert une planète qui tourne à l'envers. Ça ne m'étonne pas. On devrait y envoyer quelques énergumènes que nous connaissons tous pour qu'ils réapprennent à vivre normalement sur Terre. Selon la Voice of America, cette planète appelée Wasp-17 est "détectée en dehors de notre système solaire". C'est presque rassurant.
"Pénurie de gaz à Ouaga". Nous avons connu ça. Nous restons solidaires. Courage.
Ah le mariage. Le Soleil nous offre un dossier aujourd'hui sur la fréquence des divorces au Sénégal. Le journaliste a interviewé un vendeur "derrière son échoppe" et non loin des "étales" qui bordent les trottoirs. Ce dernier "égratigne les femmes démariées". Bon. Un nouveau mot à mon dico. Ça fait sûrement plus "in" que "divorcées" surtout si l'on sait que l'autre sens de démarier est "éclaircir un plant". Quand on interroge un "rural", il faut adapter le vocabulaire. Mais il est catégorique notre vendeur: "les femmes divorcées sont à l'origine de plusieurs divorces que nous connaissons dans nos sociétés". Une femme divorcée avertie en vaut 8. Arrêtez de répandre la pandémie du divorce, c'est pire que la grippe A dont on ne parle même pas.
Autre pays, autres mœurs. Au Mali, au contraire, juste avant le ramadan, on célèbre les mariages à la pelle. Pour l'Essor,"Selon les chiffres recueillis dans les différentes mairies et centres secondaires d'état-civil du District de Bamako, plus de 600 unions ont été scellées au cours des quatre dernières semaines, sans compter des centaines célébrées religieusement dans les mosquées et familles."
Ça donne une idée aussi de l'affluence qu'il y aura dans les maternités vers avril-mai 2010. Les gouvernants sont avertis et devraient se tenir prêts. Une septuagénaire interrogée déplore toutefois cette frénésie: "90 % de ces nouvelles mariées ne savent même pas faire bouillir de l’eau à plus forte raison préparer de la bouillie." La fameuse bouillie de mil prisée lors du ramadan. Mohamed y aura sûrement droit, tant qu'il n'y mettra pas de ketchup ni de moutarde. Pour faire bouillir de l'eau, il ne faut pas trop se casser la tête: un bon récipient - à condition de ne pas les déposer comme au Nigeria -, une source de chaleur - faut pas être à Ouaga - et ça y est.
Le Challenger, un autre quotidien malien nous raconte l'histoire d'un "vieux à la braguette débridée", guidé par Satan et qui a violé une jeune fille de 14 ans. Ça se passe à Bamako.
A Kolda, au Sénégal, où le paysage politique se dégarnit, ben, c'est un père de famille qui "engrosse sa fille et disparaît avec elle". L'histoire est racontée par le Quotidien. Cela fait deux semaines que personne ne les a vus. C'est flippant. Le paysage politique se dégarnit, la famille se garnit et se dégarnit.
Bien que mal réveillée, je n'ai pas de fusil. Heureusement, car au Mali, 26 mars nous raconte une panique créée par un chasseur "en voyage au pays de Morphé" (sic), ç'aurait été une femme elle serait partie au pays de Morphée. Le chasseur était donc endormi et le coup de fusil est parti tout seul. Cela se passait "En plein marché à Markakoungo, au moment où à peine on pouvait s’y frayer un chemin, une détonation se fit entendre. Du coup, c’est la panique générale. Bilan : des coqs, poules et pintades mortellement piétinés, des fruits et légumes réduits en boue, des yugu-yugu éparpillés, des calebasses et louches écrasées. Beaucoup en ont eu le souffle coupé."
C'est le retour du ministère de la Transformation. Non alimentaire toutefois. Car "fruits et légumes réduits en boue", je me demande qui va manger ça? On préfère la bouillie.
"Yugu-yugu" = "habits pucés".
Reprenons donc notre souffle et prions pour ces coqs, poules et pintades. Quel génocide! Ah O'Campo. Laisse Jean-Pierre Bemba, et essaie d'aller à Markakoungo. Les Soninkés y déciment la volaille. Du jamais vu.
Et comme jusqu'à présent le courant n'est pas revenu. Faisons une pétition pour éliminer les lampes de 10 millions. Ça bouffe trop d'énergie. Ça bouffe trop, tout court.
Habibatou GOLOGO
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