Black is beautiful and it is so beautiful to be black...


Mon réveil a été assez banal. Un petit noir corsé pour remettre les idées en place. Nous observons une cure de désintoxication de chocolat Néné et moi. Dur de tenir. Ah, j'ai croisé le fou d'hier. Il m'a juste fait un salut de la main. N'est-ce pas dopant?


Près de 12 millions de capotes vont être commandées par le Sénégal. Apparemment, l'info est de taille puisque l'Etat, dont les caisses sont vides, va les payer lui-même. Une première. Après avoir mis plus de 800 millions de dollars, s'il vous plaît, dans la Goana. Mais au fait, à combien évalue-t-on le budget du Sénégal? Hier, en lisant cette information sur la commande de capotes dans Walfadjri, je me suis dit qu'il y aura sûrement moins de naissances en 2010. Mais comme Dakar est une plaque tournante de la drogue à l'instar de plusieurs capitales ouest-africaines, un tout autre usage peut être fait des préservatifs. C'est ainsi qu'une Capverdienne a été arrêtée à l'aéroport avec de la cocaïne "en grande partie, dissimulée dans des préservatifs masculins, astucieusement planqués dans plus d’une centaine de flacons de produits cosmétiques d’apparence banale". Benoît XVI a donc raison de douter de l'efficacité des condoms et de prôner l'abstinence et la fidélité! Et encore bien dommage que Carla Bruni se dise "profondément laïque" en entendant de tels propos de la part du Pape. En attendant d'étudier la profondeur des uns et des autres, je me contente de citer l'Abbé Pierre sur le préservatif: "n'ajoutez pas le crime à la faute". Et vlan. Ça c'est profond et libre.

A propos de liberté, j'écoutais le journal de Rfm ce matin et un journaliste, décrivant une situation, parlait de délinquants qui "roulent en roue libre". Ça, c'est pas seulement profond, c'est rond.

Je ne sais pas pourquoi, je suis tenace, mais cette vice-présidence me turlupine. J'ai dit deux fois "wa" en entendant le ministre de la Justice dire que les femmes, pardon "les Constitutions sont faites pour être tripatouillées". Il est sûr de son fait. Mais alors on comprend mieux que Walfadjri remarque que l'Assemblée nationale et le sénat n'ont pas adopté le même texte! J'ai voulu en avoir le cœur net et ai pris le Larousse, comme j'avais affaire à un avocat et non un journaliste pour vérifier "tripatouiller".
Voici les deux sens proposés:
- "manipuler, tripoter avec insistance ou maladresse"
- "modifier dans une intention malhonnête, frauduleuse".

S'il y avait encore des doutes, les Sénégalais sont édifiés sur les véritables intentions des tripatouilleurs: harcèlement, falsification et fraude. Pauvre femme! Pardon, pauvre Constitution!
Moi-même je ne tripatouille les Gambas que quand je suis sûre d'avoir du citron à côté, histoire de ne pas laisser de traces…Mais là, c'est très fort…en attendant que le ministre aille demander aux journalistes d'effacer la bande. De la même façon qu'une dépêche disparaît, une bande peut être effacée. Car, sur sa belle lancée, notre ministre a ajouté: "seuls les imbéciles ne changent pas d'avis". Et pour clore, il pense qu'on s'adapte quand on est intelligent. Donc sénégalais. D'où la rupture de poisson. Et une abondance de gambas qui ne respectent pas le repos biologique…Franchement, ils veulent que je sois bigame ou quoi ces gambas? Avec tous ces gougnafiers… (bons à rien) comme me l'apprend le petit Nicolas, pas le prézi français, mais celui de Sempé et Goscinny, pas le temps de m'ennuyer. Hé hé.

Notre héros du jour est un Guinéen, j'ai envie de lui refiler la médaille du Gambas cramoisi. "Raflé" - ça évoque des souvenirs d'adolescence bamakoise- par des " forces de sécurité, tous corps d'armes confondus" avec sa copine, il fait de la résistance lorsqu'on le relâche pour garder sa dulcinée. Voici son récit, héroïque: "i[ moi j'étais avec ma copine, vers 0 heure lorsqu'une pick-up a garé tout près de nous. On avait tous ls deux nos cartes d'identité, mais ils nous ont quand-même intimé l'ordre d'embarquer. De matoto, ils nous ont balladé dans trois communes differentes. Moi ils ont voulu me relâcher et garder ma petite amie mais j'ai réfusé. Face à mon obstination, ils m'ont demandé de leur filer tout ce que j'avais sur moi. Je n'avais que trois mille GNF [290 francs cfa]. Je leur ai donné et ils nous ont laissé partir". ]iLe journaliste parle de "raquette" de la part des "forces de sécurité". J'ai aussitôt pensé à celle de Néné qui croupit sans doute quelque part puisqu'elle a décidé de ne plus faire de tennis. Mais bon, comme le tennis, racketter est aussi un sport…

Et toujours sur le sport, ouh les tricheurs français! Je revois le fameux Alain Bernard et ses exploits. Beijing, c'était ses brasses, son corps bien moulé dans le fameux maillot - non homologué - qui lui permettait juste de flotter et de nager plus vite… il gagne la médaille du Gambas mauve. Un peu plus de tenue, Maonsieur Bernard!

Après Rufisque où une tête de bœuf avait connu un sort bien malheureux, voici un bœuf blanc qui a été victime "d'abattage clandestin" sur la plage du Terrou Bi. Sacrifié, il a eu l'immense privilège d'être accompagné par des policiers. Un véritable peloton d'exécution pour un bœuf. Après la femme découpée, le bœuf. Voyons ce qui va suivre dans l'ordre de grandeur de ces exécuteurs…


Rédigé par Habibatou GOLOGO le Mercredi 20 Mai 2009 à 13:15 | Commentaires (2)