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Encore les femmes, un peu les pantalons et toujours le ramadan…



Femme, pantalon et ramadan ne font pas bon ménage. C’est ce qui ressort de ma revue de presse où la Guinée tombe comme une mèche dans le moni: il faut comprendre que les cheveux "nature" n’existent plus et qu’on boit plus de bouillie de mil actuellement que de soupe…


Commençons par l’Aps et son chef religieux qui "a appelé les femmes à éviter de "tomber dans le piège de la parité qui consiste à nourrir la tentation de la pratiquer dans l’espace familial." S’exprimant "à l’occasion d’une conférence qu’il animait, le religieux a appelé les femmes à éviter tout parallélisme avec la pratique occidentale de la parité homme/femme."
Les femmes sont prévenues : la parité doit rester dans la rue ou au bureau et, en aucun cas, être ramenée à la maison.
Et, pour réconcilier les couples dépassés, "Le conférencier a également invité les femmes à prendre conscience une fois pour toutes que le chef dans la famille demeure et reste le père de famille."
Première histoire de pantalon à enlever. Mais il faudra sûrement créer virtuellement davantage de chefs de famille maux eux mâles? Ah non, les nouvelles technologies ça fait toujours très occidental. Je donne donc ma plume au conférencier: à lui de trouver la parade.


Comment s’habiller pendant le ramadan ? Bonne question. Surtout aussi comment s’habiller en période de chaleur et de ramadan? Sud Quotidien fait le portrait de cette femme qui porte une "tenue traditionnelle « thioup », pour ne pas dire tintée". Entre la vue (teinter) et l’ouïe (tinter), c'est forcément ce dernier sens qui prime chez notre plumitif. Comme dirait l'autre, il ne voyait plus rien à cause de la faim mais entendait quand même sonner des cloches. Et j'en déduis que les boubous basin carillonnent. Ce doit être l’effet de la gomme arabique. L’ancien président Moussa Traoré en savait quelque chose, ses boubous tintaient tellement qu’il n’entendait plus les cris de souffrance du peuple malien.
De plus, "Les vendeurs de pantelons et de body se plaignent de la mévente."
Pantelons ? Il faut peut-être brouiller les pistes. Sait-on jamais ? Les histoires de pantalons féminins commencent chez le tailleur ou dans une boutique mais finissent toujours par une prise de pouvoir, comme ce fut le cas avec la Soudanaise Loubna Ahmed al-Hussein menacée de coups de fouet pour avoir osé porter un pantalon en public. Deuxième pantelon à enlever.


Au Mali aussi on s’inquiète de l’habillement en période de ramadan. Voilà la version de La Nouvelle patrie : "Les velléités de séduction des femmes, nous en avons vu de toutes sortes et de toutes couleurs. Après la série d’exhibition des fesses, cuisses, dos, j’en passe, c’est le tour des seins dans toutes ses dimensions. Aujourd’hui, nos filles s’habillent de la manière la plus excitante par le port des T-shirts communément appelés Body spécialement conçus qui laissent à découvert une partie de leurs seins. Les seins sont des organes très importants dans la féminité et sont en passe de devenir aujourd’hui un outil de séduction pour les filles. Il est temps et grand temps de freiner ce phénomène qui ne colle pas à l’image du pays, surtout en ce mois de ramadan."

Hum. Haro sur les "bodys" donc. Ils drainent très certainement les péchés. Surtout s'ils sont accompagnés d'un pantelon, euh pantalon. Je n'ose pas trop commenter les dimensions, ramadan oblige.


Autre certitude à prendre avec circonspection, ce constat d’aminata.com : "En raison de leur dégradation avancée, on peut affirmer sans risque de se tromper que les routes de la capitale Guinéenne sont toutes jalonnées des nids de poules."
Et si on détournait l'objectif de la grande collecte de lunettes pour les Y-voient-rien vers la Guinée? Ils verront mieux les nids de poules. Bah, un détournement de plus ne nuira pas à la réputation africaine.

Rédigé par Habibatou GOLOGO le Mardi 17 Août 2010 à 13:45 | Commentaires (0)