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Extinction de voix. Ce n'est donc pas cette semaine que je vais reprendre à tue-tête les chansons d'Ijahman ou Salif Keita. En tout cas, ça déboussole les enfants.
Après l'échec du coup d'Etat hydraulique contre le Premier ministre sénégalais, deux jours pendant lesquels il a manqué d'eau, survivra-t-il à la crise sucrière? La Mali a connu sa crise pendant le ramadan, c'est bientôt le tour du Sénégal. En attendant, j'entendais ce matin à la radio que, face à la hausse du prix du sucre, "les parents deviennent folles". Tout ça pour dire que les femmes sont les véritables cheffes de famille? Tss tss. Et ça arrive pile au moment où les "populations se démerdent" dans des difficultés. Comme je me mouche trop, mes oreilles peuvent me trahir, mais c'est ce gros mot que je crois avoir entendu. Je me demande quel chef d'édition peut laisser un journaliste s'exprimer ainsi.
Ça commence à se réveiller en Guinée: "C’est afin de dénicher la multitude de malfrats que regorge la ville de Conakry et ses périphéries que le ministre à la Présidence chargé des services spéciaux, de la lutte antidrogue et du grand banditisme et son équipe ont dimanche dernier, dans la matinée, effectué une opération de ratissage". Comme je suis un traitement, je n'ai pas eu besoin de prendre des cachets pour aller au bout de cette délicieuse phrase. Et surtout, ils n'ont pas manqué de ratisser Matoto, mon quartier préféré de Conakry: tout s'y passe.
Ah la Tunisie. Poursuivons ce débat. Il faut dire que ce pays me fascine depuis mon année à Moscou. C'était il y a longtemps. Dans mon foyer, il n'y avait que des étudiants étrangers et le 25 mai de cette année-là, si je donne trop de détails mon âge sera divulgué, nous autres Africains avons décidé de célébrer la journée de l'Afrique. En bonne panafricaniste, née dans la soupe panafricaniste, je faisais bien sûr partie du comité d'organisation au point même de faire la cuisine. Poisson farci au four. Et vlan! Ma maladresse légendaire me vaut une arête dans le doigt…et la douceur d'Ahmed. Ah Ahmed. Ca rime.
Ben oui, pour enlever cette écharde, que de douceur de la part de ce Tunisien! J'en suis restée fascinée. Ce doit être la raison pour laquelle je fuis les homo-barbarus.
Et pour clore le débat tunisien, malgré l'embouteillage créé à Rome par l'épouse de Ben Ali faisant du shopping au lieu de penser aux enfants qui meurent de la faim dans le monde, disons que le Tunisien Ahmed a eu un aperçu de la texture de mes lèvres: siliconées ou pas? Hé hé. Je ne dirai pas au détriment de qui cette exploration a été faite à l'époque, mais un homme qui soigne délicatement une blessure: ça mérite un French kiss. Avec les barbares, un bobo est synonyme de caprice ou d'indifférence. J'attends les réactions. Ne pouvant trop parler, prière d'éviter le téléphone.
Et sans quitter cette zone géographique, il y avait même un Syrien dans la résidence universitaire du nom de Moubarak, il faisait penser à l'Egyptien au pouvoir à l'époque. Ca prouve que beaucoup de dirigeants "travaillent au corps" (expression journalistique sénégalaise) trop longtemps le pouvoir.
Et à propos de démocratie, le Cap-Vert est formidable. Face aux milliers de cas de dengue dans ce pays, le Premier ministre est "affecté par l'épidémie". En voilà un qui partage le sort de son peuple.
A l'approche de la Tabaski, le 28 de ce mois au Sénégal, officiellement, sinon on aura 3 ou 4 fêtes, les spécialistes du "bipage" ont commencé: vas-y que je te bip. C'est vrai que quand on n'a pas assez de crédit dans son téléphone même pour dire "bonjour", il est difficile de dire "Bonjour. Je voulais juste prendre de tes nouvelles, ça fait longtemps. Et les préparatifs de la fête? Ça se passe bien? Au fait, je n'ai pas de mouton, est-ce que tu pourrais…"
Ça commence à se réveiller en Guinée: "C’est afin de dénicher la multitude de malfrats que regorge la ville de Conakry et ses périphéries que le ministre à la Présidence chargé des services spéciaux, de la lutte antidrogue et du grand banditisme et son équipe ont dimanche dernier, dans la matinée, effectué une opération de ratissage". Comme je suis un traitement, je n'ai pas eu besoin de prendre des cachets pour aller au bout de cette délicieuse phrase. Et surtout, ils n'ont pas manqué de ratisser Matoto, mon quartier préféré de Conakry: tout s'y passe.
Ah la Tunisie. Poursuivons ce débat. Il faut dire que ce pays me fascine depuis mon année à Moscou. C'était il y a longtemps. Dans mon foyer, il n'y avait que des étudiants étrangers et le 25 mai de cette année-là, si je donne trop de détails mon âge sera divulgué, nous autres Africains avons décidé de célébrer la journée de l'Afrique. En bonne panafricaniste, née dans la soupe panafricaniste, je faisais bien sûr partie du comité d'organisation au point même de faire la cuisine. Poisson farci au four. Et vlan! Ma maladresse légendaire me vaut une arête dans le doigt…et la douceur d'Ahmed. Ah Ahmed. Ca rime.
Ben oui, pour enlever cette écharde, que de douceur de la part de ce Tunisien! J'en suis restée fascinée. Ce doit être la raison pour laquelle je fuis les homo-barbarus.
Et pour clore le débat tunisien, malgré l'embouteillage créé à Rome par l'épouse de Ben Ali faisant du shopping au lieu de penser aux enfants qui meurent de la faim dans le monde, disons que le Tunisien Ahmed a eu un aperçu de la texture de mes lèvres: siliconées ou pas? Hé hé. Je ne dirai pas au détriment de qui cette exploration a été faite à l'époque, mais un homme qui soigne délicatement une blessure: ça mérite un French kiss. Avec les barbares, un bobo est synonyme de caprice ou d'indifférence. J'attends les réactions. Ne pouvant trop parler, prière d'éviter le téléphone.
Et sans quitter cette zone géographique, il y avait même un Syrien dans la résidence universitaire du nom de Moubarak, il faisait penser à l'Egyptien au pouvoir à l'époque. Ca prouve que beaucoup de dirigeants "travaillent au corps" (expression journalistique sénégalaise) trop longtemps le pouvoir.
Et à propos de démocratie, le Cap-Vert est formidable. Face aux milliers de cas de dengue dans ce pays, le Premier ministre est "affecté par l'épidémie". En voilà un qui partage le sort de son peuple.
A l'approche de la Tabaski, le 28 de ce mois au Sénégal, officiellement, sinon on aura 3 ou 4 fêtes, les spécialistes du "bipage" ont commencé: vas-y que je te bip. C'est vrai que quand on n'a pas assez de crédit dans son téléphone même pour dire "bonjour", il est difficile de dire "Bonjour. Je voulais juste prendre de tes nouvelles, ça fait longtemps. Et les préparatifs de la fête? Ça se passe bien? Au fait, je n'ai pas de mouton, est-ce que tu pourrais…"
Habibatou GOLOGO
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