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En faisant l'apologie de mon petit noir, je ne savais pas que je faisais du bien à mon coeur...
Me Wade et moi ne nous entendons pas non plus sur la mesure du temps. Une seconde chez lui équivaut à plus d’une heure chez moi. Du moins si j’en crois sa dernière interview ciblée (ses interviews le sont toujours). Il pense que les Sénégalais ne sont pas "tolérants". C’est vrai que 15 heures sans électricité sont pour moi une éternité, alors que les "délestages" aux abords du palais présidentiel sont juste des changements de phase et ne prennent pas plus de 5 minutes…
Je le concède encore une fois, Me Wade est plus fortiche que moi en calcul.
Après la pantalonnade soudanaise de Loubna, dont on entend plus parler, voilà que d’autres maux, heu mâles, s’illustrent, plus au sud, pour féminiser nos tenues, comme le rapporte l’agence de presse congolaise : "Trois filles en pantalon ont été forcées de porter des pagnes authentiques par une bande de garçons qui s’est fait passer pour les membres de l’association « Forces vives acquises au changement» au quartier Major Vangu, commune d’Ibanda, ville de Bukavu, au Sud Kivu, dans la matinée du 8 mars, journée internationale de la femme. Armés des Couteaux, bâtons et paires de ciseaux, ces jeunes gens, apparemment ivres, ont déshabillé les victimes de leur violence, en plaine air."
En plaine air, c’est sûrement mieux qu’en pleine aire. C'est la bonne latitude ou altitude.
J’ai pourtant vu ailleurs, en Afrique, des hommes porter des pagnes. Je ne sais pas si c’est par souci d’économiser du fil ou par défaut de ciseaux et de fil, mais je me dis qu’on pourrait également constituer des groupes pour leur faire porter de force les pantalons arrachés aux femmes. C’est une sorte d’économie. Et puis ce sont des pantalons authentifiés. Chassez Mobutu...
Le Prétoire est un canard malien que je découvre. Cette semaine, il nous sert "Plus de trois milles (3000) divorces en 2010". Ok. Mais pour combien de mariages et où?
La semaine dernière, il s’intéressait encore aux hommes et aux femmes avec un constat accablant pour les Bamakoises : "L’offre dépasse actuellement la demande dans notre capitale. Un tour sur les différents sites et vous vous en rendrez compte. Se trouver un homme idéal est devenu la croix et la bannière pour les charmantes demoiselles. De nos jours, elles se noient dans la solitude. Il n’est pas rare de voir des jeunes filles avec un boulot stable et voiture au point à la recherche de l’âme sœur. Les âmes mâles sont en voie de disparition, à cause du chômage ou du coût élevé du mariage à Bamako. Ces filles n’ont comme compagnon que le téléphone ou les chaînes de télévision pour passer un week-end."
Il ne leur reste plus qu'à rentrer chez elles pour dire, "passe-moi mon chéri" (téléphone) ou "allume-moi mon chéri" (télé). Toutes ces hypothèses prêtent à confusion...
Si l’offre dépasse la demande, ça voudra dire que l’offre en pantalons dépasse la demande. Ah, nos frères en pagne seront bien servis.
Pour mieux comprendre ce langage d'offre et de demande, du moins je l’espère, j’ai été servie par aminata.com : "L'inflation est un phénomène purement monétaire. Elle est le résultat de l'émission monétaire et se manifeste rapidement, lorsque la vitesse de circulation de la monnaie est importante. Par contre, la hausse des prix est la conséquence de la raréfaction de l'offre et de l'augmentation de la demande. Actuellement, par exemple, il y a hausse des prix des produits alimentaires, car il y a d'un côté, diminution de l'offre, à cause de l'augmentation des intempéries et de la production de biocarburants - à grande échelle, à partir de la canne à sucre au Brésil et du maïs aux États-Unis -, et de l'autre côté, de l'accroissement de la demande globale, pour cause de démographie galopante et de l'éclosion de la politique du gouvernement guinéen. Il faut donc s'attendre à une révolte, contre la faim, la paupérisation et pour le désir de dignité."
A part une petite migraine, je ne comprends toujours pas.
Mais pour en revenir à notre canard malien, offusquons-nous avec lui contre cette offre qui dépasse, décidément, la demande et mène, fatalement, à l’infidélité. Le Prétoire : "Voilà encore un foyer qui vient de voler en éclats par l’irresponsabilité d’un père de famille et la pulsion incontrôlée d’une assistante de direction. Une histoire bien triste, mais bien réelle tout de même. Une relation qui vient révéler encore une fois la décadence de nos valeurs sociétales et l'irresponsabilité de certains cadres peu recommandables."
Amen.
"Pour son forfait, Assétou, une jeune femme de 35 ans, furueuse, a assommé son mari d’un violent coup de bâton à la tête. Comme une trainée de poudre, le scandale fut ventillé dans tout le candale dans le quartier de Lafiabougou. (...) Le mardi 22 février 2011, vers l'après-midi, Issiaka annonça à sa femme qu’il devait se rendre en mission pour trois jours. Le même jour, le mari infidele rejoignit son assistante dans un hôtel dans les périphéries de la capitale. Et comme d’habitude, au retour de ses missions, elle arrange les habits de son mari dans le placard. Ce jour, la surprise fut des plus désagréables lorsqu’elle trouva le «string» de la maîtresse de l’homme dans ses affaires. Boule de gomme donc. Elle piqua sur le coup une colère noire et se déversa sur son mari en le traitant de tous les noms d’oiseaux. Comme cela ne suffisait pas, Assétou assomma son mari d’un violent coup de bâton à la tête. Alertés, tous les voisins s’affairaient à la calmer. Comme saisie par le diable, elle s’opposa à toute médiation. Ô, adultère quand, tu nous tiens !"
Ô bâton quand on te lâche!
"String et boule de gomme". Joli titre pour un roman policier moderne.
Je le concède encore une fois, Me Wade est plus fortiche que moi en calcul.
Après la pantalonnade soudanaise de Loubna, dont on entend plus parler, voilà que d’autres maux, heu mâles, s’illustrent, plus au sud, pour féminiser nos tenues, comme le rapporte l’agence de presse congolaise : "Trois filles en pantalon ont été forcées de porter des pagnes authentiques par une bande de garçons qui s’est fait passer pour les membres de l’association « Forces vives acquises au changement» au quartier Major Vangu, commune d’Ibanda, ville de Bukavu, au Sud Kivu, dans la matinée du 8 mars, journée internationale de la femme. Armés des Couteaux, bâtons et paires de ciseaux, ces jeunes gens, apparemment ivres, ont déshabillé les victimes de leur violence, en plaine air."
En plaine air, c’est sûrement mieux qu’en pleine aire. C'est la bonne latitude ou altitude.
J’ai pourtant vu ailleurs, en Afrique, des hommes porter des pagnes. Je ne sais pas si c’est par souci d’économiser du fil ou par défaut de ciseaux et de fil, mais je me dis qu’on pourrait également constituer des groupes pour leur faire porter de force les pantalons arrachés aux femmes. C’est une sorte d’économie. Et puis ce sont des pantalons authentifiés. Chassez Mobutu...
Le Prétoire est un canard malien que je découvre. Cette semaine, il nous sert "Plus de trois milles (3000) divorces en 2010". Ok. Mais pour combien de mariages et où?
La semaine dernière, il s’intéressait encore aux hommes et aux femmes avec un constat accablant pour les Bamakoises : "L’offre dépasse actuellement la demande dans notre capitale. Un tour sur les différents sites et vous vous en rendrez compte. Se trouver un homme idéal est devenu la croix et la bannière pour les charmantes demoiselles. De nos jours, elles se noient dans la solitude. Il n’est pas rare de voir des jeunes filles avec un boulot stable et voiture au point à la recherche de l’âme sœur. Les âmes mâles sont en voie de disparition, à cause du chômage ou du coût élevé du mariage à Bamako. Ces filles n’ont comme compagnon que le téléphone ou les chaînes de télévision pour passer un week-end."
Il ne leur reste plus qu'à rentrer chez elles pour dire, "passe-moi mon chéri" (téléphone) ou "allume-moi mon chéri" (télé). Toutes ces hypothèses prêtent à confusion...
Si l’offre dépasse la demande, ça voudra dire que l’offre en pantalons dépasse la demande. Ah, nos frères en pagne seront bien servis.
Pour mieux comprendre ce langage d'offre et de demande, du moins je l’espère, j’ai été servie par aminata.com : "L'inflation est un phénomène purement monétaire. Elle est le résultat de l'émission monétaire et se manifeste rapidement, lorsque la vitesse de circulation de la monnaie est importante. Par contre, la hausse des prix est la conséquence de la raréfaction de l'offre et de l'augmentation de la demande. Actuellement, par exemple, il y a hausse des prix des produits alimentaires, car il y a d'un côté, diminution de l'offre, à cause de l'augmentation des intempéries et de la production de biocarburants - à grande échelle, à partir de la canne à sucre au Brésil et du maïs aux États-Unis -, et de l'autre côté, de l'accroissement de la demande globale, pour cause de démographie galopante et de l'éclosion de la politique du gouvernement guinéen. Il faut donc s'attendre à une révolte, contre la faim, la paupérisation et pour le désir de dignité."
A part une petite migraine, je ne comprends toujours pas.
Mais pour en revenir à notre canard malien, offusquons-nous avec lui contre cette offre qui dépasse, décidément, la demande et mène, fatalement, à l’infidélité. Le Prétoire : "Voilà encore un foyer qui vient de voler en éclats par l’irresponsabilité d’un père de famille et la pulsion incontrôlée d’une assistante de direction. Une histoire bien triste, mais bien réelle tout de même. Une relation qui vient révéler encore une fois la décadence de nos valeurs sociétales et l'irresponsabilité de certains cadres peu recommandables."
Amen.
"Pour son forfait, Assétou, une jeune femme de 35 ans, furueuse, a assommé son mari d’un violent coup de bâton à la tête. Comme une trainée de poudre, le scandale fut ventillé dans tout le candale dans le quartier de Lafiabougou. (...) Le mardi 22 février 2011, vers l'après-midi, Issiaka annonça à sa femme qu’il devait se rendre en mission pour trois jours. Le même jour, le mari infidele rejoignit son assistante dans un hôtel dans les périphéries de la capitale. Et comme d’habitude, au retour de ses missions, elle arrange les habits de son mari dans le placard. Ce jour, la surprise fut des plus désagréables lorsqu’elle trouva le «string» de la maîtresse de l’homme dans ses affaires. Boule de gomme donc. Elle piqua sur le coup une colère noire et se déversa sur son mari en le traitant de tous les noms d’oiseaux. Comme cela ne suffisait pas, Assétou assomma son mari d’un violent coup de bâton à la tête. Alertés, tous les voisins s’affairaient à la calmer. Comme saisie par le diable, elle s’opposa à toute médiation. Ô, adultère quand, tu nous tiens !"
Ô bâton quand on te lâche!
"String et boule de gomme". Joli titre pour un roman policier moderne.
Rédigé par Habibatou GOLOGO le Lundi 14 Mars 2011 à 15:40
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