Black is beautiful and it is so beautiful to be black...


Avant-hier, j'ai reçu un coup de fil un peu alarmant d'un de mes lecteurs qui s'inquiétait de ma soudaine "disparition" de notre désormais forum. Il est vrai que je n'ai pas animé ma chronique depuis un certain temps. Non que je sois devenue subitement insomniaque ou au contraire piquée par je ne sais quelle mouche tsé-tsé. J'aurais aussi pu, vu les circonstances, me réfugier dans mon chagrin... mais c'est la longue Pâque juive qui est à l'origine de mon silence. Vas-y que je te prenne un jour ici, une demi-journée là, deux jours encore là. Et me v'là perdant mes réflexes. Quant à la maison, je ne pense même pas y écrire, à moins d'écourter davantage mes nuits. Car si mes chroniques sont légères, le poids (physique) des enfants, hé hé n'aide qu'à la "bureaucratie". Quand Momo ("Non, c'est Mohamed" exige-t-il maintenant) monte sur les genoux un nombre interminable de fois, le cerveau aussi s'alourdit.


Donc, pour un temps, un bref instant, j'ose reprendre ma plume. Il est vrai que les gambas sont en rupture. Les pêcheurs se reconvertissent dans le convoyage de clandestins. Le cuissot, n'en parlons pas! Les chasseurs sont devenues les proies.

Mon réveil? Ouh très difficile. Des gens qui battaient le tamtam juste à côté hier soir. Ce qui n'arrange pas à alléger le cerveau. Il bouillonne ces jours-ci. Tellement fort que j'ai envie de vous dire "Retenez-moi, je vais me marier!" Ah ah. Pour de faux. Mais c'est la première phrase de mon futur bouquin, à moins que ce ne soit le titre. Je le trouve mieux que "Au secours Bibi va se remarier", "Bibi se trompe de mari" ou encore "Bibi ou l'art de se planter dans le mariage". Judicieusement proposés par certaines personnes. Ça n'encourage pas hein? Mais au moins ça fait sourire. Le but de mon opération.

J'étais encore sur un site malien lorsque mon regard - assez vif malgré un changement imminent de lunettes - est tombé sur ceci "Au pays des aveugles les bornes sont rois, dit-on." Mes yeux ont souffert, mon cerveau encore plus. Je le confirme. Car je me suis surprise à penser aux bornes fontaines, aux bornes de la route et mes souvenirs sont allés à Libreville avec l'hermaphrodicité. Je me demandais comment qualifier ces "bornes"? En plus, je suis restée muette. Ce qui n'est pas étonnant quand on écrit. Mais si l'on connaît ma propension à soliloquer, Martin (e-a-i-o-ez) ne me contredira pas...

Mais les tamtams de la veille ont eu trop d'effet et finalement je n'ai pas cherché trop loin combien de kilomètres, euh pardon "bornes"? Puis je me suis dit qu'il a oublié un accent: "les bornés sont rois". Et malgré le tapage ambiant de la foire iranienne à côté qui ne joue qu'une musique super entraînante et amplifiant la migraine, je me suis dit que je ne pouvais pas passer du visuel au caractère? Non? Mais bon, on peut toujours être borné et diriger les aveugles comme on peut ne pas avoir de limites et devenir des rois bornes. Des reines bornes? Non ce n'est plus dans le mood, d'ailleurs les 9 homosexuels sénégalais viennent d'être relaxés. Alors pourquoi douter de la nature?

Je reste toutefois perplexe face à la musique jouée par nos Iraniens chez qui une journaliste vient d'hériter de 8 ans de prison pour espionnage...ont-ils vraiment le droit d'écouter toute cette musique et de la jouer? Mais je ne puis me plaindre d'entendre "Natural Mystic" de Bob Marley.

Pour revenir à la revue presse malienne, elle a été instructive: à l'instar du Sénégal, le blanchiment d'argent sale est une réalité au Mali. Cela se traduit dans cette phrase: "Cette filière de drogue qui n'épargne pas notre pays risque d'entamer la crédibilité du gouvernement, puisqu'un des leurs serait cité de surcroît général de l'armée malienne." Le style télégraphique qu'on ma souvent reproché naguère à l'école trouve son écho dans cette phrase ou alors je suis moi aussi subitement aveuglée par les mots...

Enfin, j'ai appris un nouveau mot: Vegal pour vérificateur général. Les tamtams ont eu beau compresser mon esprit, j'y ai d'abord vu un nouveau médicament genre Viagra. Grand Amat ne me contredira pas.

Et c'est sur un air de Bob Marley que je vous quitte, le cerveau davantage ratatiné. En espérant qu'il retrouve son élasticité d'ici demain. Un peu de gym sera la bienvenue..

Rédigé par Habibatou GOLOGO le Lundi 20 Avril 2009 à 13:34 | Commentaires (0)