Black is beautiful and it is so beautiful to be black...


Tout et Rien

A défaut de planter à la nigériane, les Nigérians sont trop forts pour repeupler après chaque guerre, on va se contenter de reverdir partout. Tant qu’on n’oublie pas de planter quelques caféiers



On ne parle que de bois et d’arbres cette semaine. Suivons les branches...

Certains en plantent :
Pana : "Le Sénégal a lancé dimanche une campagne nationale de reboisement de cinquante millions d'arbres (…)"
Au Mali, Xinhua : "Chaque cérémonie de mariage devra être suivie de la plantation d'un arbre par les nouveaux mariés, selon une initiative du ministère de l'Environnement du Mali." Initiative appelée "Espaces verts des nouveaux mariés".
En attendant de faire "voler" du bois vert, il faut l'enraciner.

Au Niger, toujours Xinhua, "Une cérémonie de plantation d'arbres a été organisée mardi à l'occasion de la 35e édition de la Fête nationale de l'arbre, qui coïncide cette année avec le cinquantenaire de l'accession du Niger à l'indépendance". Le thème était "préservons la diversité biologique et luttons contre l'insécurité alimentaire par la gestion durable des terres".

Cela s’appelle de l’espoir. Il faut y mettre un bémol. Car on déracine au Proche-Orient. Afp : "Les arbres dont une tentative de déracinement mardi par Israël a entraîné des heurts meurtriers à la frontière entre soldats libanais et israéliens, se situaient "du côté israélien", a affirmé à l'AFP le porte-parole militaire de la Force des Nations unies au Liban (Finul)."
Voilà: 4 morts pour un arbre déraciné! Car apparemment, il s’agissait d’un seul.

Avis donc aux mariés maliens, il ne faut pas suivre cet exemple. La fin du mariage ne doit en rien présager le déracinement de l’arbre. Et pour plus d’équité, il faut proposer aux mariés de planter deux arbres. En cas de divorce, chacun ira avec le sien ou le déracinera.


Toujours au Mali, L’Option évoque dans une bulle, "La fille à testicules" : "On aura tout vu et tout entendu sur les individus qui cherchent des raccourcis pour réussir à un examen. Outre les marabouts, charlatans et autres imposteurs qui promettent aux crétins un examen, nous avons les mystificateurs. Au Togo, nous apprenons qu’un prof du lycée de Tokoin, qui sortait avec une de ses élèves n’a rien trouvé de mieux que de se déguiser en fille pour concourir à la place de sa dulcinée. Tout s’est bien passé jusqu’à la dernière épreuve quand une candidate vigilante à mis la puce à l’oreille d’un surveillant. La « fille » avec des boules entre les jambes a été démasquée. La vraie candidate a pris la fuite. Son amant de prof a été radié de la fonction publique et emprisonné. Il risque 5 ans. Retenez la leçon : le bac se décroche en travaillant ! "
En voilà deux qui n’auront même pas l’occasion de planter un arbre, à plus forte raison de le voir fleurir !


Et comme j’ai eu l’idée de me rendre au Niger, je vais y rester un peu pour évoquer où mènent les vices dont parle Loranger. C’est un ancien article datant de janvier et publié par tamtaminfo sur les bailleurs et autres gâteries et commençant ainsi "Harouna a beau été un Directeur Général"
Oui. Malgré statut de patron (ou grâce à son statut de patron?), il avait une maîtresse qu'il entretenait. Une certaine Céline et a fini par croiser une autre femme. Pour une maîtresse, faut-il planter un arbre ? Hum. Ce qui fait dire au journaliste, "Les voies de l’amour sont douces et cruelles : on s’amourache d’une femme et on se « désamourache » d’une autre. Un beau soir, Céline commence à constater l’absence de son « bailleur ». Harouna se contentait seulement d’honorer le loyer de sa Gabdi (maîtresse)."
Ben oui, y a pas que le loyer à honorer. Mais ça nous permet de nous familiariser avec Gabdi qui se dit au Niger. Car au Cameroun, la maîtresse c'est "viens on reste". Et la ministre qui a voulu mettre fin à ce concubinage national organisé, en célébrant des mariages collectifs, est décédée hier. Elle mérite un jardin. N'est-ce pas?

Rédigé par Habibatou GOLOGO le Mercredi 4 Août 2010 à 16:00 | Commentaires (0)