Black is beautiful and it is so beautiful to be black...


Je n'arrive pas à me réveiller. Hier soir, j'ai dévoré le dernier numéro du Nouvel Obs et je me retrouve si "endormie" que Martin (e, o, ez, i) estime que je manque de gambas. Elle est même parvenue à la conclusion que j'ai dû me contenter de crevettes, au lieu de commander des gambas. Il est vrai que hier midi, mon repas était agrémenté de crevettes…De là à ce que j'en passe une nuit blanche, source de fatigue aujourd'hui, je n'ose sauter à cette conclusion. Cher (ère) Martin (e, o, ez, i), les fruits de mer restent des fruits de mer. Ne spéculons pas trop.


Malgré cette grande fatigue, j'ai pu noter çà et là quelques incohérences et fautes dans la presse. J'ai été tout de suite interpellée par le fait que des "squelettes d’êtres humaines enfouis dans la mairie avaient été découverts par des ouvriers." Il s'agit de la mairie de Rufisque. Une mairie aux enjeux "mystiques". Je n'ai toujours pas compris pourquoi "humaines" est au féminin et tout le reste au masculin. Peut-être que l'émotion de l'auteur était très forte face à tant d'inhumanité. Surtout qu'il ajoute que les membres de la coalition Sopi qui veulent garder leurs sièges ont "inscrit les noms des conseillers élus sur une tête de bœuf qu’ils ont jetée dans la mer". Il s'agit bien sûr de conseillers de l'opposition. Une tête de bœuf est donc capable de contenir l'opposition de Rufisque? Il va falloir, après les nominations, que les habitants restent vigilants. On ne sait jamais. Je ne sais quelles seront les conséquences de tous ces actes, mais tant que les squelettes restent masculins, la tête de bœuf bien étiquetée, je crois que l'issue restera mystique ou mythique.

J'aime Dadis. Vous le savez. Il suscite beaucoup de passion. Mon amour pour lui est assez relatif toutefois. Et un certain Dr Barry de Montpellier - ville où Wade s'est fait hué - lui a écrit une lettre. Je ne sais en quoi il est docteur, ce Barry mais j'ai ma petite idée. Cela d'autant plus qu'il est très expressif. Ainsi, dès le début de sa lettre, il affirme : "qui ne dit rein devant le mal consent". Je venais juste de parcourir le dossier de la Gazette sur les "12.000 condamnés à mort" à cause d'insuffisance rénale. Le rein est important, alors ne pas le dire est primordial si l'on veut consentir. Alors, chaque fois que je protesterai, et Dieu sait que je sais protester, je dirai "rein". "Chéri (e) rein". Quoique le rein est assez proche de… mais non je m'égare du sujet. L'auteur de la lettre ouverte donc reste dans le "mood" de la journée qui veut que le féminin et le masculin ne fassent plus qu'un. Un français hermaphrodite. Il est vrai que le français pose trop de problèmes. C'est d'ailleurs ce que je lisais dans le fameux Nouvel Obs avec un article sur des réformes nécessaires, mais bloquées par des grammatiqueux. Car depuis qu'il a été conseillé d'écrire "ognon" et non "oignon" personne n'a osé appliquer cela. Mais bref, passons. J'ai appris, au fil de la lettre, que M. Barry est "l'un des victimes" des actes de l'équipe de Dadis. J'avais raison de croire que les passions iraient crescendo avec Dadis au point de faire perdre même les notions élémentaires. Je ne savais cependant pas que la langue en serait hermaphrodite… M. Barry crie à l'injustice car son "domaine" lui a été retiré par la junte, domaine dont l'achat "est l’aboutissement d’une longue labeur sous le rude climat d’Europe que vous connaissez bien". Il s'adresse à Dadis. Ce dernier, je l'ai lu quelque part, est censé avoir fait ses études au Mali. Remarque qu'il pourrait avoir connu l'Europe à partir des collines bamakoises ou d'ailleurs... En tout cas, j'ai repris mon dictionnaire. Chose que je n'avais pas faite depuis quelques jours, histoire de vérifier si "labeur" est bien masculin. M. Barry continue: "Les questions dont je me pose sont entre autres les suivantes". Lorsque j'ai essayé de comprendre "dont", mon esprit a refusé. J'ai ingurgité une bonne dose de chocolat, mais le moteur a encore refusé de démarrer. J'ai donc continué ma lecture avec un M. Barry qui reste catégorique: "ce qui reste claire, ce que la vérité triomphera".

En tout cas, ici et maintenant, ce qui est clair c'est que malgré mon éclair au chocolat, mon esprit est toujours brumeux, c'est sans doute un signal pour passer aux gambas et au Martini Rosso afin de relancer le moteur. Merci Martin (e, i, o, ez) d'ajouter à mon remède le cuissot de chevreuil (sauce) grand veneur. Je me ferai un grand plaisir d'essayer ça ce soir…tu en auras des nouvelles demain. Oups!!! C'est la soirée Desperate Housewives sur Canal. Quel dilemme: cuissot ou désespoir? Ha! Ha! Réponse gastronomique et exotique demain…si je survis au cuissot…Au fait, y a-t-il du chevreuil à Dakar?

Rédigé par Habibatou GOLOGO le Jeudi 2 Avril 2009 à 15:34 | Commentaires (0)