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Où était passée la bloggeuse? Partie faire de l'écotourisme responsable à Joal.
Ben oui. Après une formation, il faut de la pratique. L'aire marine protégée de Joal en est une.
Quelques jours hors de Dakar et voilà que Me Wade "réaménage" encore le gouvernement...sans me nommer. Ah le remaniement sans fin.
Il aurait encore tenu des propos déwattés sur le monument de la renaissance, décidément épargné de la foudre et de tout.
Et à propos de watts, revenons-en à nos délestages. Même à Joal, il y en a. Comme dit Olivier quand il quitte ses orangeraies et non ses oliveraies (va comprendre), moins on a d'électricité moins au contribue au réchauffement climatique. Merci.
Ce qui m'étonne par contre c'est que la maison de Diogoye Senghor, père de Léopold Sedar, soit sans eau et électricité. Faute de paiement. Diogoye, lion en sérère, est censé avoir été un homme très riche. Même si sa maison est vide, elle mérite l'eau, au moins. Et pourtant la mairie de Joal vote pour cette maison un budget annuel et pourtant les recettes tirées des visites vont à la mairie. Tss, tss.
Je ne pourrai jamais parler de Joal comme l'a fait Senghor, mais s'il avait pris le même chemin que moi pour s'y rendre, il aurait eu une attaque.
Cela a commencé par une cantine où on vendait des "omolettes". Très portée sur le genre, je me suis dit:"tiens des hommes diminués". Et comme il ne fallait pas en faire tout un plat, il fallait simplement comprendre "omelette".
Les noms de certains établissements laissent perplexes: "Le retrouvail", "Le café des rigolos" ou encore "L'âne qui tousse".
Les hommes veulent tout ramener à eux-mêmes, surtout ce qui est positif. Alors "retrouvailles" s'adapte.
Des rigolos, y'en avait dans notre car. De Dakar à Joal, il faut parcourir 114 km. Pendant 114 km, j'ai subi les assauts, étant la seule fille du groupe, d'un déjanté. Comme ça m'a valu une grosse migraine à l'aller. J'ai montré un visage fermé au retour. Quand même, même ce fichu Paracétamol, c'est moi qui l'achète, non?
Et à Joal, il y a beaucoup d'ânes. Je n'ai pas vérifié s'ils toussent tous. Il ne faut pas trop me demander non plus.
Au retour, alors que je songeais à mon petit noir, qui me manquait, voilà une enseigne qui m'a frappée (deux fois): "café bien farapé". Non, décidément. Je préfère mon petit noir. Frappé pas farapé. Ca craint.
Voilà pourquoi Senghor aurait été choqué et n'aurait peut-être pas pris le même chemin que moi.
Ce que j'ai aimé, c'est qu'à Joal, on trie déjà les ordures. Une écobloggeuse comme moi y est bien sûr sensible. Mais comment faire? Je vais y réfléchir tout en savourant ma solitude. Ah le calme. Je pense même éteindre le téléphone car ce ne sont finalement que les farfelus et les inutiles qui appellent. Tss, tss.
Quelques jours hors de Dakar et voilà que Me Wade "réaménage" encore le gouvernement...sans me nommer. Ah le remaniement sans fin.
Il aurait encore tenu des propos déwattés sur le monument de la renaissance, décidément épargné de la foudre et de tout.
Et à propos de watts, revenons-en à nos délestages. Même à Joal, il y en a. Comme dit Olivier quand il quitte ses orangeraies et non ses oliveraies (va comprendre), moins on a d'électricité moins au contribue au réchauffement climatique. Merci.
Ce qui m'étonne par contre c'est que la maison de Diogoye Senghor, père de Léopold Sedar, soit sans eau et électricité. Faute de paiement. Diogoye, lion en sérère, est censé avoir été un homme très riche. Même si sa maison est vide, elle mérite l'eau, au moins. Et pourtant la mairie de Joal vote pour cette maison un budget annuel et pourtant les recettes tirées des visites vont à la mairie. Tss, tss.
Je ne pourrai jamais parler de Joal comme l'a fait Senghor, mais s'il avait pris le même chemin que moi pour s'y rendre, il aurait eu une attaque.
Cela a commencé par une cantine où on vendait des "omolettes". Très portée sur le genre, je me suis dit:"tiens des hommes diminués". Et comme il ne fallait pas en faire tout un plat, il fallait simplement comprendre "omelette".
Les noms de certains établissements laissent perplexes: "Le retrouvail", "Le café des rigolos" ou encore "L'âne qui tousse".
Les hommes veulent tout ramener à eux-mêmes, surtout ce qui est positif. Alors "retrouvailles" s'adapte.
Des rigolos, y'en avait dans notre car. De Dakar à Joal, il faut parcourir 114 km. Pendant 114 km, j'ai subi les assauts, étant la seule fille du groupe, d'un déjanté. Comme ça m'a valu une grosse migraine à l'aller. J'ai montré un visage fermé au retour. Quand même, même ce fichu Paracétamol, c'est moi qui l'achète, non?
Et à Joal, il y a beaucoup d'ânes. Je n'ai pas vérifié s'ils toussent tous. Il ne faut pas trop me demander non plus.
Au retour, alors que je songeais à mon petit noir, qui me manquait, voilà une enseigne qui m'a frappée (deux fois): "café bien farapé". Non, décidément. Je préfère mon petit noir. Frappé pas farapé. Ca craint.
Voilà pourquoi Senghor aurait été choqué et n'aurait peut-être pas pris le même chemin que moi.
Ce que j'ai aimé, c'est qu'à Joal, on trie déjà les ordures. Une écobloggeuse comme moi y est bien sûr sensible. Mais comment faire? Je vais y réfléchir tout en savourant ma solitude. Ah le calme. Je pense même éteindre le téléphone car ce ne sont finalement que les farfelus et les inutiles qui appellent. Tss, tss.
Habibatou GOLOGO
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