Black is beautiful and it is so beautiful to be black...


Réveil humain. Il y avait et de l'eau et de l'électricité ce qui n'était plus vraiment le cas ces derniers temps. Ça réconcilie avec la civilisation et conforte le sentiment d'appartenance à l'humanité.


Car vraiment, il y a de quoi penser qu'on sort des cavernes. Même pas besoin d'un petit noir : l'eau et l'électricité suffisent au bonheur.
"Nous n'avons pas l'habitude de puiser". Ce sont les paroles d'une habitante d'un de ces quartiers de Dakar touchés par la pénurie d'eau. Nous sommes heureux que des radios et des quotidiens parlent du calvaire que nous vivons. Moi j’ai puisé à l’époque. Mais je ne sais si je saurais le faire à nouveau… C’est ça, ramenez-nous toujours en arrière. Nos impôts doivent bien servir à quelque chose !

En tout cas, nous allons doucement vers l’obscurantisme. Alors que le ministre sénégalais de l’Energie organisait une conférence de presse, il paraît que le courant est parti. Occasion saisie par l’obscur ministre de parler de "démocratie" en matière de délestages. Je suis désolée, mais je crois ferme qu’on a délibérément choisi le moment et le lieu pour tenter de faire comprendre que nous sommes tous dans le même bateau. Mais, alors que certains sont dans des yachts, d’autres tanguent dans les pirogues… Et les délestages sont devenus un moyen de pression.
Apparemment, il y en a aussi en Mauritanie. Le Quotidien de Nouakchott nous l’apprend : "Première sortie d'Ely Coupure d'électricité au palais des congrès : Sabotage ou Coïncidence ?" Car, au cours d’un rassemblement populaire, "une coupure d'électricité a eu lieu interrompant ainsi la continuation du débat. Les participants ont refusé de se plier à ce jeu, gardant leur sang froid jusqu'au retour de l'éclairage dans le bâtiment, après une heure de temps." Bravo ! Ely est candidat à la présidentielle et cousin germain de Aziz. M’est avis qu’eux devaient bien s’éclairer dans le noir, étant donné leur teint. Ce qui leur a permis de se surveiller et donc de rester ensemble. Car dans le noir, tout peut se passer…

Il est arrivé un autre malheur. Michael Jackson est mort. J'ai été étonnée de voir sur le site de l'Agence de presse sénégalaise, qui ne se lève en général que vers 11 heures, un article posté à 5 heures ce matin…J’ai compris que le choc était mondial. Si j’aime sa discographie, je reconnais que Human Nature me fend le cœur…

"L'insécurité persiste et signe à Conakry" titre Aminata.com. Ça persiste, puis ça signe. Pas le contraire. C’est important. Ce qui dénote encore une fois de l’exception guinéenne. De plus, "Les bandits armés en tenue militaire ou des bandits militaires armés, c’est selon, continuent de semer la terreur et la désolation (…) Il ne se passe pas un seul jour sans que des paisibles populations ne soient victimes de vol, viol, d’arnaque, de tortures, voire d’étranglement de la part des hommes en uniforme." Vous trouverez normal que je me sois étranglée en lisant étranglement car, c’est un mode opératoire des plus asphyxiants et obscurs…

On peut dire que la confiance règne entre les journalistes burkinabés et leur ministre des Affaires étrangères qui, en s’adressant aux diplomates européens, a dit: "S’ils doivent se contenter de ce que vous, les journalistes, écrivez, ils risquent de ne pas avoir les vraies informations." Je n’irai pas jusqu’à dire que la presse burkinabé ment, mais je sais qu’elle aussi affectionne les raccourcis. Ainsi dans le Pays, on va longtemps se souvenir de cette phrase : "On est mémoratif de la fronde des magistrats et des avocats contre la justice parallèle instaurée par la junte au pouvoir." C’est à propos de la guinée. C’est simple : on reste mémoratif. Bravo.

Au Mali ? Ils ont arrêté deux Français qui ont empêché l’embarquement d’une dizaine de Maliens dans un vol de la compagnie dont l’avion a très vite été foudroyé avant que les régulateurs de vitesse, ou je ne sais quoi, aient été mis en cause. Comme ils n’ont pas été ligotés ni traînés dans une fourgonnette, on estime qu’ils sont humains.

Pour la petite histoire, la poisse continue. A la fin de notre colloque, un homard noir m'a glissé, alors que la prière œcuménique se déroulait, d'y ajouter une prière rasta. J'avoue que nous aurions dû, car cette poisse qui me suit depuis est inexplicable : voiture dans le trou, policier, panne de secteur, manque d’eau, voiture dont les portières ne s’ouvrent plus, voiture qui émet désormais des bruits étranges…oh pas de borborygmes, car j’ai fait le plein dans la semaine.
Sauf que si j'adore les dreadlocks, je n'ai par contre aucune notion des prières rasta. Mais peut-être qu'un simple Jah live aurait suffi? Ah maudite poisse!

Rédigé par Habibatou GOLOGO le Vendredi 26 Juin 2009 à 14:23 | Commentaires (0)