Black is beautiful and it is so beautiful to be black...


Suite à mes randonnées passées, et à un manque plus qu'évident de sommeil, je n'ai pas trop voulu aller loin ce matin. Mais les vieux démons du voyage sont encore là. C'est ainsi que je me suis dit que je devais renoncer à Cuba suite à un conseil judicieux me faisant comprendre que ma révolution n'y serait pas opportune… et puis, depuis que j'ai appris que j'étais moins myope et moins astigmate, hé ben je ne regarde plus trop loin: ça se passe ici. Et de plus, si ça foire, je pourrai toujours me vanter d'avoir vu double tant que l'astigmatisme persiste. Donc j'effectue un bref atterrissage forcé à Dakar. La Havane est décidément trop loin. Les longues distances sont dangereuses vous verrez pourquoi plus bas. Et puis je suis debout malgré mes craintes d'hier. Je vous signale, au passage, que les Iraniens continuent leur boucan. Où qu'ils soient, ils se font vraiment entendre hein? De Genève à Dakar…

Le Populaire offre aujourd'hui une "Une" bien engageante: "Le député pleure, le juge pète les boulons". Mais plus rien à voir dans le journal. Comme je l'ai dit, je vois mieux donc l'association entre "péter" et "boulons" m'a paru assez irrégulière. Grand Amat, j'ai vu. Mais aujourd'hui, mon souci est : ai-je compris? J'ai immédiatement pensé à "plombs" (rassurez-vous, un plomb bien tendre, même si c'est un oxymore que de dire ça dorénavant). Car je pense qu'en général, on pète les plombs et on desserre les boulons. Mais dans cette désormais (vaine?) tentative de comprendre ce que je lis, je "déborne" (dépasse les bornes) souvent. Pourtant, je reste dans les normes de Coumba en décidant de ne pas voler haut, sait-on jamais? Toujours est-il qu'il existe désormais mieux qu'un tournevis pour déboulonner: les explosifs. Eh oui et que ça pète! Ave Bomba, morituri te salutant! C'est mieux que le Ave sida d'hier. La bombe est plus radicale.

Une petite escapade au Mali (diurne de ma part et non nocturne car, ici, il faut faire attention aux associations de certains mots), m'apprend une histoire de couple, comme il en existe beaucoup.

Je dirai simplement à ceux qui ont des 4x4 et qui s'offrent des escapades euh…nocturnes de faire attention. Avant de sortir, vérifiez bien dans la cuisine, où vous n'entrez sûrement jamais, que tout ce qui peut être une arme est bien rangé. Vérifiez l'arrière de vos véhicules et utilisez le rétroviseur. Suivez mon regard (amélioré).

Ainsi, un jeune couple qui a un bébé de quelques mois fait l'objet de cet article. Apparemment, depuis la naissance de l'enfant, Monsieur s'offre des "réunions" à n'en plus finir.

Maline, Malienne évidemment, Madame finit par savoir que Monsieur a une maîtresse. Pour en avoir le cœur net, elle décide de faire un constat de visu, tu vois Amat, l'œil, toujours l'œil, pour bien voir.

Ce fameux soir, elle l'aide même à attacher sa cravate et "demande la permission de se rendre chez sa voisine, malade depuis quelques jours". Tout à imaginer ce qui l'attend, Monsieur est bien sûr d'accord. Car Madame n'est pas seulement maline, elle est polie.

Les scénarios des deux protagonistes diffèrent: l'article nous l'apprend. i["Il était 21 heures. Mais, au lieu d'aller chez la voisine malade, Fantani [Madame] s'arma d'un petit pilon et prit place dans le coffre de la voiture de son mari."]i

Ce dernier ne se doute de rien, bien sûr: i["S.D. [Monsieur] qui ne se doutait de rien, s'installa peu après au volant de sa voiture et… hop ! Première destination : une célèbre pâtisserie de la place. Là, il acheta des mokas, des gâteaux de toutes sortes et 5 poulets, avant de regagner son véhicule". ]iPour les non Maliens, mais malins quand même, le Moka est à la Malienne ce que l'éclair au chocolat est à la bibienne. Suis quand même restée pantoise face au nombre de poulets…Famille africaine quand tu nous tiens…

Ils font ainsi un voyage de 30 minutes (tout ça pour satisfaire sa libido? Tsss tsss) avant d'arriver chez la maîtresse. Monsieur descend fièrement de son véhicule avec ses cadeaux et embrasse sa dulcinée avant de la suivre. Madame voit la scène et appelle le portable de Monsieur. " Où te trouves-tu, mon chéri ?" (toujours polie, hein?). Faut désormais se méfier des mots tendres, ils cachent en général un dessein. Je vous l'ai dit avant-hier, quand je dis à mon fils "chéri", il refuse: "Non, c'est Mohamed". Il a très vite compris.

Voici la réponse de notre héros: "Comme, je te l'ai dit, je suis au bureau en réunion. Je suis d'ailleurs arrivé en retard. Veux-tu bien me laisser maintenant ?".

Je crois que ce n'était pas la bonne réponse car le petit pilon est devenu un instrument de destruction du 4x4…et de Monsieur qui sortit à cause du bruit. Ben, il prit un coup de pilon "aux hanches" avant que Madame ne soit maîtrisée par la foule. Mais elle redevint vite maîtresse de la situation et dirigea le reste de son opération. Puisque, " Ramolli par les coups de pilon à lui administrés par sa femme, il a été traîné par celle-ci jusqu'au volant du véhicule qui pouvait encore démarrer".

Sans doute une belle fin, en espérant que le ramollissement était passager et que les coups se sont arrêtés aux hanches et qu'il ait pu encore conduire 30 minutes. Quelle idée d'aller si loin! Vous voyez que j'ai raison de renoncer à Cuba ?

Mais avis aux conducteurs de 4x4 et amateurs d'escapades : le rétroviseur est très utile. Ceux qui planifient d'en acheter s'assureront de son utilité. Et surtout, ne sous-estimez pas la cuisine, elle regorge d'armes redoutables.

Rédigé par Habibatou GOLOGO le Dimanche 26 Avril 2009 à 15:42 | Commentaires (0)