Black is beautiful and it is so beautiful to be black...


Le ramadan continue



Commençons avec l'Agence Bénin presse : "Le mois de jeûne impose aux conjoints le respect mutuel de certaines obligations, conditions nécessaires de l'acceptation du jeûne par Dieu, apprend-on de sources religieuses crédibles."
Ce qui enlève toute crédibilité aux autres sources.
En effet, "Selon l'islamologue Cheikh Mohamed Sadissou Tamimou, la femme doit, surtout dans ce mois sein de l'islam, une « soumission absolue » à son époux (...) Obligation est faite à la femme de préserver les biens de son mari, son bonheur et de ne pas quitter le foyer conjugal sans son autorisation ; de partager la couchette de son époux au risque de s'attirer la colère des anges ; de satisfaire le désir sexuel de son homme et de ne pas jeûner sans son autorisation."
Tant qu'il s'agit de couchette, pas de colère. Il ne faut donc pas se risquer à parler de lit? Hum. Rares sont les femmes qui acceptent de se marier aujourd'hui pour dormir sur une couchette, m'enfin couchette est le féminin de lit (lire plus bas)...

Et l'homme dans tout ça? "Quant à l'homme, il est tenu de nourrir, d'habiller et de loger convenablement son âme sœur ; de satisfaire son besoin sentimental ; de ne pas la mettre en quarantaine hors de son foyer ; d'observer un délai de quatre mois avant de l'approcher en cas de mésentente à l'issue de laquelle il décide volontairement de ne pas partager le lit avec elle et de partager équitablement les biens courants entre les épouses, s'il en a beaucoup."
Il faut comparer "époux" et "âme soeur": ce n'est pas pareil.
Si le prêche est destiné au ramadan, qui dure un mois, pourquoi donc aussi vouloir généraliser et parler du délai de 4 mois? Ah, quels délices toutes ces obligations et soumissions féminisées.


Au Mali, c'est Le Républicain qui nous en parle: "Selon les recommandations de la religion musulmane, il faut éviter les excès qui ne feront que surcharger l’estomac. Les médecins conseillent de manger à la rupture, des aliments sucrés qui vont rapidement nourrir l’organisme. Par exemple, nous avons les dates, le thé, le café, le kinkéliba ou autres boissons sucrées. Le fait d’absorber des aliments en grandes quantités ou trop lourd, peut être une gêne pour la prière et même des malaises."
De toutes les façons, un "estomac surchargé" restera plombé sur la couchette béninoise, alors...
Ainsi beaucoup manger est une gêne pour les malaises, il faut donc les attirer?
"Le mois de carême est un mois de sacrifice. S’il est facile de voir ses bénédictions multipliées, il est également facile de commettre mille pêches à travers notre comportement au quotidien."
Ah justement hier, sur la Corniche, je conduisais derrière un vieux habillé en boubou. Il s'est brusquement arrêté (sans clignoter) pour jeter son filet et embarquer une jeune fille qui n'a pas trop hésité à partir avec lui. Je crois donc pouvoir affirmer que la pêche continue et que l'appât/appas est facile.

Rédigé par Habibatou GOLOGO le Lundi 30 Août 2010 à 13:00 | Commentaires (0)