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Pas de mouton au petit déjeuner. Il ne faut pas exagérer…
Ah la Tabaski. C'est passé. Enfin. Espérons que le carnage n'ait pas décimé le cheptel. En tout cas, Dakar avait l'air d'une ville fantôme ce matin. Au grand bonheur des automobilistes.
Mais que de péripéties pour avoir un mouton! Jusqu'à 1 heure du matin samedi, on m'en proposait. Mais ça me semblait tellement hypothétique que je n'y ai pas cru: j'ai bien fait. Le mien avait déjà assez bêlé toute la nuit, me faisant échapper du coup à l'étude sur la "problématique du vol de moutons".
J'entendais encore à la radio dire que certaines personnes avaient subi "la raquette". Ben si après le ski on subit la raquette, il faut noter que les Sénégalais sont des sportifs accomplis. Mais ça c'est mon imagination. Car le journaliste voulait simplement parler de racket. Ah ces anglicismes. Ah l'hermaphrodisme.
Sans oublier cet autre plumitif qui nous apprenait que les "Sénégalais vivent de leurs problèmes". Si les problèmes poussent à développer des capacités de résistance, pourquoi pas?
Ah la Tabaski. La veille, j'entendais un reportage intéressant, toujours à la radio, sur des jeunes filles qui se plaignaient que leurs courtisans disparaissent juste avant la fête, mais réapparaissent juste après. Et là, elles concoctaient des plans de revanche. J'y ai repensé lorsque, bien après avoir digéré mon mouton, j'ai commencé à recevoir des sms, très inutiles d'ailleurs, de personnes finalement tout aussi inutiles. Mais au fait, où étaient-elles toutes passées les dernières semaines? Tss, tss. Je vais m'adapter aux méthodes sénégalaises. Pas de signe avant la Tabaski, pas de signe après. Non mais...
Les Guinéens ont bien compris l'esprit sportif sous-entendu dans la Tabaski, pour eux c'est la "Tabasky". Nouvelle discipline olympique à proposer. J'en sais quelque chose: essayez de traîner un mouton dans la rue, c'est très sportif. Peut-être qu'en mettant des skis aux moutons…
Bref en Guinée, j'ai vu ce titre: "Tabasky dans la galère ou le je-m'en-foutisme de l'Etat".
C'est Jacques Diouf de la Fao qui sera content. Il aurait dû décaler sa grève de la faim ou se montrer solidaire des Guinéens chez qui, toujours selon aminata.com,"Beaucoup de ménages sont restés sans mettre la marmite au feu. beaucoup d'autres ont dû se contenter de préparer avec des morceaux de poissons secs difficilement acquis au marché". Ban Ki Moon et lui doivent savoir que le poisson sec n'est pas compatible avec la Tabaski. Et surtout cela a poussé les "populations pauvres" à avoir "le moral dans les chaussettes". Avec cette chaleur, il valait mieux se passer de chaussettes car "Difficile d'être heureux avec ce genre de vie."
Oui. Bien manger ce n'est pas seulement une bonne production agricole: il faut aussi un élevage adapté.
Avec ces mots actuels: moutons, carcasses, pas étonnant que l'Observateur nous apprenne que depuis 2008, un présentateur télé constate "sa côte dégringoler comme pas possible". Ça doit faire mal. Il aurait mieux valu que ce soit la côte de son mouton. M'enfin…
Que dire des Suisses qui ne veulent pas de minarets? Tant qu'ils ont des otages en Libye, ils devraient se méfier des sectarismes. Kadhafi serait capable d'enfermer ces otages justement dans des minarets. Et pourquoi pas de leur apprendre l'appel à la prière? Il a bien offert des exemplaires du Coran à de jolies femmes...
Mais que de péripéties pour avoir un mouton! Jusqu'à 1 heure du matin samedi, on m'en proposait. Mais ça me semblait tellement hypothétique que je n'y ai pas cru: j'ai bien fait. Le mien avait déjà assez bêlé toute la nuit, me faisant échapper du coup à l'étude sur la "problématique du vol de moutons".
J'entendais encore à la radio dire que certaines personnes avaient subi "la raquette". Ben si après le ski on subit la raquette, il faut noter que les Sénégalais sont des sportifs accomplis. Mais ça c'est mon imagination. Car le journaliste voulait simplement parler de racket. Ah ces anglicismes. Ah l'hermaphrodisme.
Sans oublier cet autre plumitif qui nous apprenait que les "Sénégalais vivent de leurs problèmes". Si les problèmes poussent à développer des capacités de résistance, pourquoi pas?
Ah la Tabaski. La veille, j'entendais un reportage intéressant, toujours à la radio, sur des jeunes filles qui se plaignaient que leurs courtisans disparaissent juste avant la fête, mais réapparaissent juste après. Et là, elles concoctaient des plans de revanche. J'y ai repensé lorsque, bien après avoir digéré mon mouton, j'ai commencé à recevoir des sms, très inutiles d'ailleurs, de personnes finalement tout aussi inutiles. Mais au fait, où étaient-elles toutes passées les dernières semaines? Tss, tss. Je vais m'adapter aux méthodes sénégalaises. Pas de signe avant la Tabaski, pas de signe après. Non mais...
Les Guinéens ont bien compris l'esprit sportif sous-entendu dans la Tabaski, pour eux c'est la "Tabasky". Nouvelle discipline olympique à proposer. J'en sais quelque chose: essayez de traîner un mouton dans la rue, c'est très sportif. Peut-être qu'en mettant des skis aux moutons…
Bref en Guinée, j'ai vu ce titre: "Tabasky dans la galère ou le je-m'en-foutisme de l'Etat".
C'est Jacques Diouf de la Fao qui sera content. Il aurait dû décaler sa grève de la faim ou se montrer solidaire des Guinéens chez qui, toujours selon aminata.com,"Beaucoup de ménages sont restés sans mettre la marmite au feu. beaucoup d'autres ont dû se contenter de préparer avec des morceaux de poissons secs difficilement acquis au marché". Ban Ki Moon et lui doivent savoir que le poisson sec n'est pas compatible avec la Tabaski. Et surtout cela a poussé les "populations pauvres" à avoir "le moral dans les chaussettes". Avec cette chaleur, il valait mieux se passer de chaussettes car "Difficile d'être heureux avec ce genre de vie."
Oui. Bien manger ce n'est pas seulement une bonne production agricole: il faut aussi un élevage adapté.
Avec ces mots actuels: moutons, carcasses, pas étonnant que l'Observateur nous apprenne que depuis 2008, un présentateur télé constate "sa côte dégringoler comme pas possible". Ça doit faire mal. Il aurait mieux valu que ce soit la côte de son mouton. M'enfin…
Que dire des Suisses qui ne veulent pas de minarets? Tant qu'ils ont des otages en Libye, ils devraient se méfier des sectarismes. Kadhafi serait capable d'enfermer ces otages justement dans des minarets. Et pourquoi pas de leur apprendre l'appel à la prière? Il a bien offert des exemplaires du Coran à de jolies femmes...
Rédigé par Habibatou GOLOGO le Lundi 30 Novembre 2009 à 13:05
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Habibatou GOLOGO
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