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Quand est-ce qu'on me fera payer pour avoir humé mon café quotidien?
Une femme se serait immolée en Algérie à cause de la "crise". On lit partout "baisse des prix des denrées de première nécessité". Mais seulement dans les journaux.
Et en attendant les panneaux de signalisation dans "nos villes et campagnes", voici quelques détournements d’usage notables du vocabulaire routier à cause de la crise. Il y a bien eu France 2 avec son "ministre des missionnaires" tunisien où il fallait écrire "ministre démissionnaire". Quels missionnaires? Alors là...
Le Quotidien de Nouakchott : "Deux jours après l’annonce du gouvernement de Laghdaf de diminuer les prix des denrées de premières nécessitées, la situation reste toujours inchangée. Le panier ménager continue de subir l’inflation des prix du marché. Une boule de neige menaçante qui continue d’harceler les populations"
Parler de boule de neige en Mauritanie, c’est un peu vouloir éteindre toutes les velléités d’immolation. Une boule de neige menaçante, c'est sans aucun doute le Yéti. Dans le Sahara? Ça va rafraîchir le thé, c'est beaucoup mieux que la menthe fraîche. Ah, prendre un thé glacé au Sahara...
"Pour nourrir sa petite famille, beaucoup de familles sont obligé de changer leurs habitudes culinaires. Finis les trois repas par jour et bonjour « le sens unique ». Une politique de l’autruche pratiquée aujourd’hui par plusieurs familles pour fuir la réalité de la vie. Un repas par jour, souvent pris dans un désordre et une précipitation extrême. Pire encore, dans certaines familles, manger à sa fin devient un cautère sur une jambe de bois. Une situation devenue plus pire que tragique dans l’intérieur du pays, où la pauvreté demeure une marque indélébile dans certaines concessions. "
Le pire du pire, c'est la tragédie. Et puis, "manger à sa fin", c'est un peu mourir de trop manger? Non, c'est scénique de dire ça, non cynique.
Aminata.com :
"Une panique qui a frôlé la catastrophe hier mardi 18 janvier 2011 au quartier Coléah Domino sur l'autoroute Fidel Castro. Selon des sources sur les lieux, ce sont des militaires et policiers qui se sont affrontés pour cause de route. Selon des témoins, des militaires dans leur véhicule ont voulu se créer de chemin dans l'embouteillage se sont retrouvés avec des policiers venus régulariser la circulation. Ces derniers ont vite essayé de le faire revenir à la raison, en obligeant les militaires à s'arrêter. Pendant cette tentative, les esprits se chauffent, un des militaires casse les mâchoires d'un policier en lui donnant un violent coup de point sur le visage. Surpris de l'agressivité du militaire, les autres policiers renforcés par des éléments venus du Livra-Port s'acharnent contre les militaires."
Encore cette autoroute Fidel Catastrophe ! Mais quand même, se retrouver avec des mâchoires cassées pour cause de route ! Ailleurs, on s’affronte pour banqueroute étatique sciemment provoquée. Mais cause de route ? Je pense que cela a un lien avec le "sens unique" mauritanien.
Conclusion: le chemin de la révolte est une route à sens unique. Un point.
Pour finir, un tour en Russie. Décidément la crise va finir par nous faire tout payer, même l’air qu’on respire. Je suppose que si cet impôt pouvait être fourgué sous nos cieux, il le serait. "Payez l’air (pollué) que vous respirez pour qu’on vous fournisse de l’électricité"…
Cela justifierait les factures mensuelles exorbitantes qu'on nous présente, pour service non fourni. En attendant sénélecbre...
Ria Novosti : "La Douma (chambre basse du parlement russe) pourrait bientôt examiner un projet de loi assimilant l'air atmosphérique à une ressource naturelle et obligeant les entreprises industrielles à payer pour sa consommation à des fins de production."
Reste à savoir ce qui sera le plus cher: l'air inspiré ou l'air expiré. A ce rythme, nous faut-il retenir notre souffle? Ciel! Demandons à nos savants de trouver le juste milieu entre l'inspiration et l'expiration.
Et en attendant les panneaux de signalisation dans "nos villes et campagnes", voici quelques détournements d’usage notables du vocabulaire routier à cause de la crise. Il y a bien eu France 2 avec son "ministre des missionnaires" tunisien où il fallait écrire "ministre démissionnaire". Quels missionnaires? Alors là...
Le Quotidien de Nouakchott : "Deux jours après l’annonce du gouvernement de Laghdaf de diminuer les prix des denrées de premières nécessitées, la situation reste toujours inchangée. Le panier ménager continue de subir l’inflation des prix du marché. Une boule de neige menaçante qui continue d’harceler les populations"
Parler de boule de neige en Mauritanie, c’est un peu vouloir éteindre toutes les velléités d’immolation. Une boule de neige menaçante, c'est sans aucun doute le Yéti. Dans le Sahara? Ça va rafraîchir le thé, c'est beaucoup mieux que la menthe fraîche. Ah, prendre un thé glacé au Sahara...
"Pour nourrir sa petite famille, beaucoup de familles sont obligé de changer leurs habitudes culinaires. Finis les trois repas par jour et bonjour « le sens unique ». Une politique de l’autruche pratiquée aujourd’hui par plusieurs familles pour fuir la réalité de la vie. Un repas par jour, souvent pris dans un désordre et une précipitation extrême. Pire encore, dans certaines familles, manger à sa fin devient un cautère sur une jambe de bois. Une situation devenue plus pire que tragique dans l’intérieur du pays, où la pauvreté demeure une marque indélébile dans certaines concessions. "
Le pire du pire, c'est la tragédie. Et puis, "manger à sa fin", c'est un peu mourir de trop manger? Non, c'est scénique de dire ça, non cynique.
Aminata.com :
"Une panique qui a frôlé la catastrophe hier mardi 18 janvier 2011 au quartier Coléah Domino sur l'autoroute Fidel Castro. Selon des sources sur les lieux, ce sont des militaires et policiers qui se sont affrontés pour cause de route. Selon des témoins, des militaires dans leur véhicule ont voulu se créer de chemin dans l'embouteillage se sont retrouvés avec des policiers venus régulariser la circulation. Ces derniers ont vite essayé de le faire revenir à la raison, en obligeant les militaires à s'arrêter. Pendant cette tentative, les esprits se chauffent, un des militaires casse les mâchoires d'un policier en lui donnant un violent coup de point sur le visage. Surpris de l'agressivité du militaire, les autres policiers renforcés par des éléments venus du Livra-Port s'acharnent contre les militaires."
Encore cette autoroute Fidel Catastrophe ! Mais quand même, se retrouver avec des mâchoires cassées pour cause de route ! Ailleurs, on s’affronte pour banqueroute étatique sciemment provoquée. Mais cause de route ? Je pense que cela a un lien avec le "sens unique" mauritanien.
Conclusion: le chemin de la révolte est une route à sens unique. Un point.
Pour finir, un tour en Russie. Décidément la crise va finir par nous faire tout payer, même l’air qu’on respire. Je suppose que si cet impôt pouvait être fourgué sous nos cieux, il le serait. "Payez l’air (pollué) que vous respirez pour qu’on vous fournisse de l’électricité"…
Cela justifierait les factures mensuelles exorbitantes qu'on nous présente, pour service non fourni. En attendant sénélecbre...
Ria Novosti : "La Douma (chambre basse du parlement russe) pourrait bientôt examiner un projet de loi assimilant l'air atmosphérique à une ressource naturelle et obligeant les entreprises industrielles à payer pour sa consommation à des fins de production."
Reste à savoir ce qui sera le plus cher: l'air inspiré ou l'air expiré. A ce rythme, nous faut-il retenir notre souffle? Ciel! Demandons à nos savants de trouver le juste milieu entre l'inspiration et l'expiration.
Rédigé par Habibatou Gologo le Mercredi 19 Janvier 2011 à 14:39
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Commentaires (1)
Habibatou GOLOGO
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