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Cela a été une fin de semaine bruyante à Dakar...
Des chants religieux, encore des chants religieux et toujours des chants religieux. Ou alors les cris religieux? Accompagnés de tam tam, je vous prie.
Cela a commencé vendredi soir, j'ai déposé quelqu'un et dans sa rue, ça criait. Je lui ai dit, "Pauvre de toi, tu ne vas pas dormir". Intérieurement, je craignais le même sort. Miracle: pas de délestage, pas de cris.
Mais hier soir, c'était notre tour. Le drame est qu'aujourd'hui c'est sous mon crâne que se trouve le tam tam. Le petit noir n'y change rien. Je ne sais encore quelle fête religieuse nous vaut ces cris, mais comme le proposait un ami, il faut leur offrir des lieux fermés insonorisés où ils peuvent s'adonner à leurs cris et laisser le contribuable reprendre ses forces pour encore aller travailler et payer ses impôts. Ils auront un avant-goût des boîtes de nuit...s'ils ne le connaissent déjà.
Chers Loranger et Sonko, vous commencez à intriguer ma famille. Qui êtes-vous donc?
Je dois sûrement certifier que vous n'êtes pas dans une logique matrimoniale? Wa!
Et pour les chats, je dois confesser qu'il y a des lustres, un Malien m'avait dit qu'ils mangeaient les chats dans sa région (même région que mon Malien de l'autre jour, d'où mon silence pour ne pas l'enfoncer). Cela avait encore choqué le groupe international dans lequel nous nous trouvions. Et j'ai mis la cerise sur le gâteau, dans une solidarité toute malienne, en affirmant avoir goûté au margouillat. C'est l'avantage d'avoir des grands-frères. D'autres mangent les batraciens, non?
Entre les batraciens, les reptiles et les félins, il y a de quoi ne pas mourir de faim quand le mouton de la Tabaski coûte un loyer.
Toutefois Loranger, si les Chinois continuent à venir au Sénégal, nous n'aurons plus besoin des Togolais.
Haïti. Je suis désolée de la rupture car je ne suis plus à jour pour les dons africains.
Je suis cependant sûre qu'une chanteuse sénégalaise propose une chanson.
Et la première fois que nous nous sommes rencontrées elle et moi, avec un sourire factice, après les présentations, elle m'a demandé si j'étais burkinabé. Je n'ai rien contre le Burkina.
Mais voilà: Togo, Bénin, Cameroun, Congo(s), Afrique du Sud, Ethiopie, Burkina. Mais jamais le Mali. C'est une insulte à mes ancêtres.
Ca témoigne de cette propension africaine à toujours vouloir situer les gens et à leur montrer leur différence. Ce n'est pas l'unité africaine dans laquelle j'ai grandi.
Vraiment, laissez les frontières là où elles sont et demandez juste "ça va?". Après, entrons dans les détails...
Cela a commencé vendredi soir, j'ai déposé quelqu'un et dans sa rue, ça criait. Je lui ai dit, "Pauvre de toi, tu ne vas pas dormir". Intérieurement, je craignais le même sort. Miracle: pas de délestage, pas de cris.
Mais hier soir, c'était notre tour. Le drame est qu'aujourd'hui c'est sous mon crâne que se trouve le tam tam. Le petit noir n'y change rien. Je ne sais encore quelle fête religieuse nous vaut ces cris, mais comme le proposait un ami, il faut leur offrir des lieux fermés insonorisés où ils peuvent s'adonner à leurs cris et laisser le contribuable reprendre ses forces pour encore aller travailler et payer ses impôts. Ils auront un avant-goût des boîtes de nuit...s'ils ne le connaissent déjà.
Chers Loranger et Sonko, vous commencez à intriguer ma famille. Qui êtes-vous donc?
Je dois sûrement certifier que vous n'êtes pas dans une logique matrimoniale? Wa!
Et pour les chats, je dois confesser qu'il y a des lustres, un Malien m'avait dit qu'ils mangeaient les chats dans sa région (même région que mon Malien de l'autre jour, d'où mon silence pour ne pas l'enfoncer). Cela avait encore choqué le groupe international dans lequel nous nous trouvions. Et j'ai mis la cerise sur le gâteau, dans une solidarité toute malienne, en affirmant avoir goûté au margouillat. C'est l'avantage d'avoir des grands-frères. D'autres mangent les batraciens, non?
Entre les batraciens, les reptiles et les félins, il y a de quoi ne pas mourir de faim quand le mouton de la Tabaski coûte un loyer.
Toutefois Loranger, si les Chinois continuent à venir au Sénégal, nous n'aurons plus besoin des Togolais.
Haïti. Je suis désolée de la rupture car je ne suis plus à jour pour les dons africains.
Je suis cependant sûre qu'une chanteuse sénégalaise propose une chanson.
Et la première fois que nous nous sommes rencontrées elle et moi, avec un sourire factice, après les présentations, elle m'a demandé si j'étais burkinabé. Je n'ai rien contre le Burkina.
Mais voilà: Togo, Bénin, Cameroun, Congo(s), Afrique du Sud, Ethiopie, Burkina. Mais jamais le Mali. C'est une insulte à mes ancêtres.
Ca témoigne de cette propension africaine à toujours vouloir situer les gens et à leur montrer leur différence. Ce n'est pas l'unité africaine dans laquelle j'ai grandi.
Vraiment, laissez les frontières là où elles sont et demandez juste "ça va?". Après, entrons dans les détails...
Habibatou GOLOGO
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