Black is beautiful and it is so beautiful to be black...


Réveil? Comme dans un four. On cuit à petit feu Dakar avec cette chaleur. Même le petit noir corsé fait suer...


Je me rends compte que mon épanouissement physique, qui me permet de mouliner, est trop visible. Hier, j'ai reçu tellement de remarques que je me suis demandé si je ne devais pas aller prendre un "bain rituel" chez un marabout. Mais avec ces marabouts du XXIe siècle qui utilisent à bon escient leurs portables, je n'ai pas voulu me faire surprendre nue par un flash indélicat et me retrouver postée virtuellement. C'est la mode. Ce qui m'étonne dans tout ça c'est qu'on ne voit pas de photos d'hommes nus circuler…M'enfin.
Laissez-moi mouliner, j'ai toujours été une "planche à pain" selon mes frères alors si j'ai l'occasion de m'épanouir, Alhamdoullilah. Mais comme je m'épanouis toujours dans le célibat, ce doit être ça qui dérange…Que voulez-vous? Tout le monde n'est pas fait pour l'épanouissement matrimonial.

Bonne nouvelle pour la Rts. C'est aujourd'hui que va se tenir, normalement (c'est plus prudent), le dernier conseil des ministres avant les vacances. Les journalistes vont un peu souffler après la lecture imposée des interminables communiqués qui en résultent.

Les bonnes nouvelles n'arrivent jamais seules, Me Wade annonce la fin des délestages entre septembre et octobre 2009. J'aurais pu sauter de joie, mais comme je suis désormais un poids lourd, pour qui on prépare d'ailleurs un combat de lutte, faut pas risquer de trouer le plancher. Je risque de me "faire tirer l'oreille gauche".

L'As nous présente un certain Mouhamed Massaly qui dit être une "montre réglée à l'heure de Wade". Est-ce la même montre valsante du Fesman?

La grève de la faim "originale" de nos travailleurs d'ex-Ama l'est vraiment. Les hôpitaux leur réclament de l'argent. Tss, tss. En plus de mourir de faim, on veut les envoyer en enfer à cause de dettes impayables.

Ah les artères de Dakar. Les journalistes les affectionnent. Ils affectionnent encore plus ce (ux) qui les encombrent.
"Ils sont souvent croisés dans les rues de la capitale sénégalaise, avec leur cage à oiseaux à la main ou sur la tête. On les appelle des vendeurs d'oiseaux". Dans l'Observateur. Merci pour ce tuyau. Je n'y aurai jamais pensé. Franchement. Je leur aurai donné un autre nom, mais comme ce doit être comme ça, j'accepte. Et savez-vous où se situe la vente d'oiseaux à Dakar: "Entre rituelle mystique et recherche de compagnon". "Rituelle"? Il fallait forcément un masculin à côté, d'où le "compagnon". Je crois que les journalistes doivent se montrer vigilants sinon on va finir par croire que Dakar rime avec perversion. Vous imaginez avoir un compagnon oiseau? Pauvres bestioles. Cruels Dakarois.

Ah les titres! Ils sont à l'honneur aujourd'hui. Pas seulement ce "Entre rituelle mystique et recherche de compagnon". On a aussi "Une séance de partouze dispersée par la police". De quoi se mêlent-ils, ces policiers ?
"Un jeune homme de 28 ans abuse nuitamment d'une fillette de 13 ans". "Nuitamment". C'est le détail qui tue. Beaucoup doivent le faire le jour.

Le Quotidien nous apprend qu'au ministère de l'Intérieur, des splits ont été facturés à 850.000 francs cfa. C'est 3 à 4 fois le prix d'un split (1,5 cv) normal. Il doit vraiment faire chaud dans ce ministère. Je dirai même torride.

Parfois, les titres prêtent à confusion. C'est l'Aps qui m'étonne aujourd'hui: "Un boucher envoyé en prison pour abus de confiance sur des bœufs". J'ai levé un sourcil, puis les deux. Et mon imagination a vagabondé. Je me suis vite rappelée à l'ordre pour lire la dépêche en entier. Car je ne puis comprendre qu'on ait pu abuser des bœufs et que ces derniers aient porté plainte. En général, le bœuf c'est celui qui abuse, d'où mon étonnement. Mais ouf, en lisant la dépêche j'ai compris ma méprise: "Le tribunal des flagrants délits de Dakar a condamné le boucher M. Kanté, à deux mois de prison ferme pour le délit d’abus de confiance sur quatre bœufs d’une valeur de 800.000 francs CFA au préjudice d’une femme." En plus, il devra payer à la partie civile 1.000.000 de francs Cfa pour le préjudice subi.
Re ouf. Car sincèrement entre les oiseaux et les bœufs, je ne souhaitais pas refaire le coup de l'animalerie africaine.


Rédigé par Habibatou GOLOGO le Jeudi 30 Juillet 2009 à 12:15 | Commentaires (0)