Et voilà votre fantomatique bloggeur de retour sur scène après toutes ces semaines d'absence. L'occasion? Elle m'est offerte par une dame du Mali. Un pays que j'adore soit dit en passant et qui a fait l'objet d'une enquête publiée sur Ouestaf.com suite à un scandale dit de "l'huile périmée"... que le programme alimentaire mondial a voulu déverser dans le pays et qui a révélé l'apathie des associations de consommateurs



La dame en, question (Mme Coulibaly Salimata Diarra pour ne pas la nommer) dirige une association de "défense" des consommateurs maliens dénommée Ascoma (Association des consommateurs maliens). Elle a cru bon de nous envoyer (à la rédaction d'Ouestafnews) un "droit de réponse" qui en réalité n'en était pas un....  

En attendant qu'elle nous fournisse une réponse publiable, je vous propose ci-dessous "la réponse à la réponse" que je lui ai envoyée au nom de la rédaction d'Ouestafnews. L'échange s'est fait par mail en attendant  sa réponse que vous pourez lire sur le site, si elle respecte les règles du droit de réponse... 

 ""Chère Mme la présidente de l’Ascoma… 
((Mais auparavant, ceux qui sont copiés à ce mail nous excuserons (vous et nous) d’abuser de leur temps et de leur patience tout en inondant leur boîte email. Mais pour respecter le parallélisme des formes, nous sommes obligés de leur copier notre réponse, à tous – Ouestafnews s’en excuse par avance et leur demande indulgence)). 

Ceci dit Mme la présidente, si vous avez un « droit de réponse » à adresser à Ouestafnews, prenez d’abord le soin d’apprendre et de  savoir que le « droit de réponse » - comme la presse l’entend-  a aussi ses règles qui sont très précises. En tant qu’organe de presse sérieux et reconnu par sa rigueur dans l’espace sous régional ouest africain, nous nous ferons l’obligation de publier votre droit de réponse, pourvu  que vous puissiez prendre le temps de rédiger un bon « droit de réponse », par rapport à nos écrits et nos écrits uniquement, qui seuls, en définitive, nous engagent.

Si par contre vous voulez vous adresser aux médias de manière générale par une déclaration sous forme de ce maigre bilan (déguisé) que vous présentez, vous êtes libre de le faire… cela ne nous concerne pas. 

Ces précautions pour vous dire qu’il nous est impossible de publier un pseudo « droit de réponse » qui fait tout sauf répondre à nos écrits et, qui plus est, nous prête des termes qui ne sont pas les nôtres et que nous n’avons  jamais utilisés (comme « œil du cyclone » par exemple – relisez nos articles et relisez votre droit de réponse). De même nous refusons de publier des écrits qui répondent à/ ou attaquent d’autres confrères à qui nous devons respect et qui ont de l’espace éditorial pour les droits de réponse qui leurs sont adressés. 

Mais ces amalgames, volontaires ou pas,  sont aussi le reflet éloquent d’une certaine légèreté de la part de l’auteur  du texte qui nous est servi en guise de « droit de réponse » à un article qui s’appuie sur des faits précis. Je passe outre la malhonnête intellectuelle qui caractérise par ailleurs d’autres passage de votre soi-disant droit de réponse qui va dans tous les sens et racontent trop de choses mais ne répond, absolument pas, de manière pertinente à aucun des faits que nous avons soulevés. 

 Notre article s’en tient aux faits et aux faits uniquement et nous vous demandons de les démentir, si vous le pouvez. Seul nous importe nos écrits, basés sur des faits que nous avons patiemment et longuement vérifiés de bout en bout. Nous ne saurions entrer dans des polémiques inutiles, mais le moment venu nous saurons vous opposer la force de nos arguments - sans entrer dans les jugements de valeurs ni les attaques crypto-personnelles.   

Par ailleurs, je vous signale que vos nombreux passages sur les radios bamakoises n’apportent absolument rien au contenu et au fond de notre article qui pose des problèmes sérieux. Pour terminer, nous vous signalons que votre long texte, ne dément aucun fait, aucune ligne, aucun mot, sur tout ce qui est écrit sur notre site à propos de cette scandaleuse affaire, y compris ce que nous avons écrit sur votre association et sur ce que vous nous avez dit  et que nous avons reproduit là où nous l’avons jugé nécessaire.

Salutations""


Voilà, au moins cette bonne dame du Mali m'aura permis d'avoir un petit alibi pour revenir sur mon blog, par ce gentil petit coup de gueule. Et surtout comme c'est déjà écrit sur Ouestaf (le site)  de nous poser des questions sur les motivations réelles de certains (heureusement pas tous) acteurs de la société civile africaine qui prétendent agir en notre nom et pour notre bien.
C'est valable au Mali, c'est valable au Sénégal, au Niger et partout ailleurs sur le continent. C'est valable chez les associations de défense des drotis de l'Homme, des consommateurs, de promotion de ceci ou de cela, etc. Bref aucun secteur ni aucun pays n'y échappe...
Allez bon dimanche à tous, y compris, pour cette fois,  aux consommateurs maliens!   

PS: le lien vers l'article ayant suscité l'ire de la présidente de l'Association  des consommateurs maliens  : http://www.ouestaf.com/Double-scandale-impliquant-le-Pam-Mali-les-consumeristes-maliens-font-le-service-minimum-Exclusif-2eme-partie_a3347.html 
 




Rédigé par H T S le Samedi 20 Novembre 2010 à 21:30 | Commentaires (2)


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Hamadou Tidiane SY, Fondateur de Ouestaf.com
Journaliste et Formateur
Actuellement élu "News and Knowledge Fellow" par Ashoka & Knight
Panafricaniste convaincu, il vous convie dans cet espace pour échanger sur le devenir du continent.