Les quadra comme moi se souviennent sans doute tous de ce fameux refrain d’un classique de la musique sentimentale ouest africaine : « ah quelle histoire, ah que faut -il dire, ah que faut-il faire ». Pour les plus jeunes, à qui ça ne dit rien du tout, je copie de mémoire des paroles de Daouda « le sentimental », extraites de son titre évocateur… « la femme de mon patron ».
Mais mon propos, n’a rien à voir avec ceux de Daouda le sentimental, si ce n’est qu’elles évoquent aussi l’embarras du choix.
Quel embarras ? Choisir de consacrer « La Une » d’Ouestaf en ce 19 février 2010 à Yayi Boni et aux Béninois qui paisiblement célèbrent les vingt ans de leur » conférence nationale » ou à Mamadou Tandja dont « l’entêtement » a conduit les Nigériens dans les nasses d’un énième coup d ‘Etat militaire.
L’embarras , c’est entre une actualité chaude, brûlante, avec ses coups de feu, ses morts, et ses blessés, ses annonces excitantes et ses moments palpitants, tout le cocktail attendu par le consommateur de nouvelles et l’arrêt plus « pédagogique » (j’emprunte le terme à un ami et confrère) sur un moment d’histoire, un vieux cliché à dépoussiérer et à présenter au lecteur. Rien de vraiment sexy… mais bon.
Pour beaucoup, la question ne se pose même pas… mais alors pourquoi se pose-t-elle à nous ?
Parce qu’à Ouestaf, nous avons choisi d’être différents et de refuser que l’agenda ne soit dicté par des médias étrangers qui veulent que l’Afrique ne soit qu’un îlot de misère et un épicentre de crises.
Oui, il y la misère, oui il y a les crises et nous en parlons. Mais avec notre regard. A notre manière.
Et a côté de Tandja et de ce qu’un journal Burkinabé, a nommé ses « forfaitures», il y a Yayi Boni, les sages Béninois et leur démocratie exemplaire, qui naissait il y a exactement 20 ans, et aujourd’hui donne l’air d’un jeune gaillard, mais bien mûr et aux muscles solides.
Alors, contre toute attente, nous avons opté en ce vendredi 19 février d’offrir notre « Une » aux Béninois. En guise de reconnaissance, aurions nous pu ajouter.
Le pauvre Tandja, et les braves colonels qui l’ont destitué attendront. Demain peut-être – c’est si aucune histoire ne vient encore bousculer notre agenda, pour, je répète, des raisons pédagogiques. Allez à bientôt.
-----------
PS: si ça vous dit, j’ai pioché sur le net et ai retrouvé la chanson que j’évoque au début à l’adresse suivante : http://wmedia.cameroon-info.net/mm/cin_listen.php?m_uid=100415457045b3875494f50
Quel embarras ? Choisir de consacrer « La Une » d’Ouestaf en ce 19 février 2010 à Yayi Boni et aux Béninois qui paisiblement célèbrent les vingt ans de leur » conférence nationale » ou à Mamadou Tandja dont « l’entêtement » a conduit les Nigériens dans les nasses d’un énième coup d ‘Etat militaire.
L’embarras , c’est entre une actualité chaude, brûlante, avec ses coups de feu, ses morts, et ses blessés, ses annonces excitantes et ses moments palpitants, tout le cocktail attendu par le consommateur de nouvelles et l’arrêt plus « pédagogique » (j’emprunte le terme à un ami et confrère) sur un moment d’histoire, un vieux cliché à dépoussiérer et à présenter au lecteur. Rien de vraiment sexy… mais bon.
Pour beaucoup, la question ne se pose même pas… mais alors pourquoi se pose-t-elle à nous ?
Parce qu’à Ouestaf, nous avons choisi d’être différents et de refuser que l’agenda ne soit dicté par des médias étrangers qui veulent que l’Afrique ne soit qu’un îlot de misère et un épicentre de crises.
Oui, il y la misère, oui il y a les crises et nous en parlons. Mais avec notre regard. A notre manière.
Et a côté de Tandja et de ce qu’un journal Burkinabé, a nommé ses « forfaitures», il y a Yayi Boni, les sages Béninois et leur démocratie exemplaire, qui naissait il y a exactement 20 ans, et aujourd’hui donne l’air d’un jeune gaillard, mais bien mûr et aux muscles solides.
Alors, contre toute attente, nous avons opté en ce vendredi 19 février d’offrir notre « Une » aux Béninois. En guise de reconnaissance, aurions nous pu ajouter.
Le pauvre Tandja, et les braves colonels qui l’ont destitué attendront. Demain peut-être – c’est si aucune histoire ne vient encore bousculer notre agenda, pour, je répète, des raisons pédagogiques. Allez à bientôt.
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PS: si ça vous dit, j’ai pioché sur le net et ai retrouvé la chanson que j’évoque au début à l’adresse suivante : http://wmedia.cameroon-info.net/mm/cin_listen.php?m_uid=100415457045b3875494f50
Hamadou Tidiane SY, Fondateur de Ouestaf.com
Journaliste et Formateur
Actuellement élu "News and Knowledge Fellow" par Ashoka & Knight
Panafricaniste convaincu, il vous convie dans cet espace pour échanger sur le devenir du continent.
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