La mort est pour nous une compagne de tous les jours, de tous les instants. Ceci dit, il y a des disparitions qui, pour une raison ou une autre, nous touchent plus que d'autres.
Pas toujours et pas forcément parce que nous connaissions personnellement le ou la disparu(e), mais juste parce que les conditions de leur disparition interpellent nos consciences.
Ce matin en lisant la presse sénégalaise du jour (1er octobre 2010), le jeune « anonyme » mort parce qu’il éclairait sa chambre à la bougie à dû vous secouer les entrailles ! Et peu importe les détails sur les circonstances exactes de l'accident.
En tout cas sa mort m’a troublé, comme jadis les 1800 et quelques (ou plus) disparus du bateau « Le Joola » avait mis dans l’émoi une bonne partie de la nation sénégalaise.
En plein 21ème siècle, dans un pays ou le tintamarre sur « l’émergence » nous bouche les oreilles, que l’on puisse mourir juste comme ça, j’allais dire aussi gratuitement, pose problème.
Abdoulaye Wade et son équipe au pouvoir à Dakar porteront sur leurs consciences (s’ils en encore une) cette mort accidentelle, qui peut se répéter demain chez quelqu’un d’autre : vous ? moi ? Qui sait ? Comme ils devront d’ailleurs répondre de la mort de ces trois nouveaux nés disparus à Ziguinchor, faute d’électricité dans un hôpital.
Il est certes vrai que le Sénégal, comme la plupart des pays africains, est un pays de « croyants » où la mort est souvent assimilée à la fin d’une trajectoire définie auparavant par Dieu. Soit.
Mais si nous concédons aux fatalistes cette conception des choses, rien ne nous interdit de mettre l’Etat devant ses responsabilité - au contraire, tout nous y oblige! - pour que le sursis qui plane sur nous tous soit levé.
Mais au delà de Dakar, Dieu sait combien de sursitaires peuplent les rues villes, et villages africains, faute d’électricité, faute d’eau potable, faute de soins, faute d’hôpitaux, faute de la petite miche de pain pour survivre…
Bref, il faut mettre un terme à la mal-gouvernance ambiante et refuser qu’au moment où des milliards volés sont dilapidés pour des enfantillages, au moment où des parvenus se la coule douce dans l’opulence la plus indécente, des milliers d’innocents meurent, faute du minimum vital.
Ps : J’aurais aimé être plus joyeux après tant de jours d'absence, mais l’histoire de ce jeune garçon, ne doit pas, à mon sens, passer par « pertes et profits ».
Ce matin en lisant la presse sénégalaise du jour (1er octobre 2010), le jeune « anonyme » mort parce qu’il éclairait sa chambre à la bougie à dû vous secouer les entrailles ! Et peu importe les détails sur les circonstances exactes de l'accident.
En tout cas sa mort m’a troublé, comme jadis les 1800 et quelques (ou plus) disparus du bateau « Le Joola » avait mis dans l’émoi une bonne partie de la nation sénégalaise.
En plein 21ème siècle, dans un pays ou le tintamarre sur « l’émergence » nous bouche les oreilles, que l’on puisse mourir juste comme ça, j’allais dire aussi gratuitement, pose problème.
Abdoulaye Wade et son équipe au pouvoir à Dakar porteront sur leurs consciences (s’ils en encore une) cette mort accidentelle, qui peut se répéter demain chez quelqu’un d’autre : vous ? moi ? Qui sait ? Comme ils devront d’ailleurs répondre de la mort de ces trois nouveaux nés disparus à Ziguinchor, faute d’électricité dans un hôpital.
Il est certes vrai que le Sénégal, comme la plupart des pays africains, est un pays de « croyants » où la mort est souvent assimilée à la fin d’une trajectoire définie auparavant par Dieu. Soit.
Mais si nous concédons aux fatalistes cette conception des choses, rien ne nous interdit de mettre l’Etat devant ses responsabilité - au contraire, tout nous y oblige! - pour que le sursis qui plane sur nous tous soit levé.
Mais au delà de Dakar, Dieu sait combien de sursitaires peuplent les rues villes, et villages africains, faute d’électricité, faute d’eau potable, faute de soins, faute d’hôpitaux, faute de la petite miche de pain pour survivre…
Bref, il faut mettre un terme à la mal-gouvernance ambiante et refuser qu’au moment où des milliards volés sont dilapidés pour des enfantillages, au moment où des parvenus se la coule douce dans l’opulence la plus indécente, des milliers d’innocents meurent, faute du minimum vital.
Ps : J’aurais aimé être plus joyeux après tant de jours d'absence, mais l’histoire de ce jeune garçon, ne doit pas, à mon sens, passer par « pertes et profits ».
Rédigé par H T S le Vendredi 1 Octobre 2010 à 19:44
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Hamadou Tidiane SY, Fondateur de Ouestaf.com
Journaliste et Formateur
Actuellement élu "News and Knowledge Fellow" par Ashoka & Knight
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