Les rendez-vous du mardi

Les récents championnats du monde de basket qui ont lieu en Turquie et la coupe du monde d’athlétisme devenue la coupe continentale de l’IAAF (Fédération internationale d’athlétisme) qui s’est déroulé en début septembre à Split (Turquie) ont eu un dénominateur commun : l’Afrique est à la traîne sur ces deux disciplines.



Passe encore le basket où le continent attend encore de rivaliser avec les meilleurs, mais on a du mal à comprendre l’échec des athlètes africains à ce rendez-vous mondial d’athlétisme.
Le continent africain qui est arrivé à la 3ème place de cette coupe du monde où les athlètes représentent leur continent et non leur pays d’origine, avait habitué les observateurs à occuper la première place de cette compétition.

Créée en 1977 par l’instance dirigeante de l’athlétisme mondial, elle regroupe les équipes des cinq continents (masculines et féminines), l'équipe des États-Unis et les deux équipes arrivées en tête de la dernière coupe d'Europe des nations d'athlétisme et depuis son lancement, elle est la chasse gardée des Africains.

Mais comme partout dans les compétitions d’athlétisme, les athlètes représentants la Confédération africaine d’athlétisme perdent du terrain année après année.
Si les Ethiopiens et les kenyans restent encore les meilleurs sur les courses de fond, les athlètes africains n’existent quasiment plus sur les sprints courts (100 et 200m) et long (400).

La conséquence, l’Afrique s’est contenté de la 3-ème place en Croatie derrière l’Europe et les Amériques.

Il est vrai que la victoire et le nouveau record du Kenyan David Lekuta Rudisha sur le 800m avec un temps de 1 minute 43secondes et 37centièmes peut donner le sourire mais on peut tout juste dire que c’est l’arbre qui cache la désertification à grands pas de l’athlétisme africain.

Le président Hamad Kalkaba Malboum a appelé à des réflexions ‘’techniques’’ après les Mondiaux de Berlin en août 2009 mais au-delà des intentions, on attend des dirigeants et techniciens africains une véritable prise en charge de la première discipline olympique sur le continent.

Cela d’autant plus que l’Afrique a la chance avec Lamine Diack d’avoir un de ses fils diriger l’instance mondiale. Et il peut paraître paradoxal au moment même où un fis du continent dirige l’athlétisme mondial, cette discipline perd du terrain sur son continent de naissance.

Pire encore la zone occidentale avec le Nigeria, le Ghana, la Côte d’ivoire et le Sénégal, qui fut naguère une terre de sprint court (100 et 200m) et long (r400m), est pratiquement inexistante. La 3-ème place de l’Ivoirien Youssef Ben Meite, double champion d’Afrique (100 et 200) à Nairobi lors des championnats d’Afrique, est un leurre. Les cadors du sprint, les Jamaïcain, Usain Bolt, Asafa Powell et l’Américain Maurice Greene étaient absents à cette compétition.

Au niveau du basket, on ne s’attendait pas à des miracles mais en Turquie, le basket africain a démontré qu’il y avait un abysse entre lui et les meilleurs.

Le seul représentant de la zone ouest-africaine, la Côte d’Ivoire a été éliminé dès le premier tour en totalisant quatre défaites et une victoire en cinq rencontres. Elle a perdu 47-86 face à la Turquie, 73-83 face à la Chine, 66-72 face à la Russie et 97-60 face à la Grèce avant de battre le Porto-Rico par 88-79.

S’il est vrai que la Tunisie a fait pire que le vice-champion d’Afrique tandis que le champion l’Angola, après avoir passé le premier tour a été battu sèchement 66-121 par les USA futurs vainqueurs, on attend que les gros investissements en terme s de construction de salles de basket et de formation des techniciens commencent à porter ses fruits.

Avec au moins une place en quart de finale mondial. Est-ce trop demander ?

Rédigé par le Mardi 14 Septembre 2010 à 22:53 | Commentaires (0)






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