Les rendez-vous du mardi

Comme une malédiction qui refuse de s’éloigner, le football togolais peine à sortir de l’ornière depuis plusieurs années avec des situations les plus burlesques les unes que les autres.



La dernière en date, le déplacement d’une sélection censée représenter les Eperviers au Bahreïn le 7 septembre dernier et qui s’est révélée être une escroquerie à grande échelle. Cette équipe battue à Manama, personne ne sait qui l’a montée et quels footballeurs ont été appelés la constituer.

Grave quand même puisque le Bahreïn a saisi officiellement la FIFA pour cette rencontre amicale comme ça se fait normalement et des courriers ont été échangés entre les deux pays.

D’équipe nationale du Togo, on a rien vu mais des responsables qu’on n’arrive pas à situer ont pris la responsable de déplacer des joueurs qui ont décidé d’évoluer sous les couleurs togolaises en match amical international.

L’ancien sélectionneur national, Tchanilé Bana a été jugé responsable de cette supercherie et il a été suspendu pour trois ans par le Comité intérimaire de gestion du football togolais, actuelle instance dirigeante mise en place par la FIFA et la Confédération africaine de football depuis plus d’un an.

La cause de ce comité transitoire, la guéguerre entre dirigeants pour diriger le football de ce pays de l’Afrique de l’ouest où rien n’a été comme avant depuis sa participation à la phase finale de la coupe du monde de 2006.

Et comment ?

Depuis les folles sommes entrevues, tout le monde ou presque, a cru pouvoir s’approcher de la poule aux œufs d’or, en Côte d’Ivoire, on dirait ‘’la zone de mangement’’.

Et c’est pourquoi, il est difficile de faire porter le chapeau à ce seul technicien qui, il est vrai, est un récidiviste. En août, il avait déjà écopé de deux ans de suspension de l'encadrement technique des sélections nationales pour avoir participé avec son centre de formation à un tournoi de jeunes en Egypte, du 26 juillet au 4 août, en utilisant des maillots aux couleurs nationales sans l'autorisation des autorités togolaises.

Lui a fauté mais il a eu des complicités, c’est quasi sûr et la faute à l’inorganisation du football de ce pays qui a déjà fait parler de lui en janvier dernier à la veille de l’ouverture de la CAN 2010.

Le bus togolais a été victime d’un mitraillage des rebelles cabindais parce qu’officiellement les responsables togolais ont préféré prendre les voies routières en lieu et place de celles aériennes conseillées par le Comité d’organisation.

Récemment encore, le capitaine des Eperviers, Emmanuel Adebayor a décidé unilatéralement de prendre sa retraite internationale et en mal de temps de jeu en club (Manchester City), le longiligne attaquant est entrain de revenir sur sa décision. Sans qu’il puisse encourir des sanctions.

Comme s’il était dans un moulin où peut entrer et sortir comme on veut.

L’impression que tout cela dégage, il n’y a pas de pilote dans l’avion et tout le monde ou presque peut faire ce qu’il veut sans encourir les sanctions attendues.

Tchanilé Bana a été pris la main dans le sac, il a été sanctionné.

Il mérite largement cette sanction mais n’est-il pas en train de payer pour tous ces dirigeants ayant enfoncé le football togolais dans la fange ?

Et malheureusement certains d’entre eux continuent toujours de tirer les ficelles pour leur seul et unique bénéfice.

Rédigé par le Mardi 21 Septembre 2010 à 19:20 | Commentaires (0)

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