Les rendez-vous du mardi

La Fédération ivoirienne de football (FIF) a tranché. Le successeur du Suédois, Sven-Goran Eriksson qui a conduit les Eléphants à la coupe du monde 2010, sera un entraîneur local.



Un Ivoirien pur jus, François Zahoui, ancien entraîneur de la sélection des moins de 20 ans qui a été intérimaire sur le banc ivoirien pour la rencontre amicale victorieuse contre l’Italie, le 11 août dernier.

Exit donc les Sorciers blancs, voici venu le temps de l’expertise locale pour des Eléphants qui ont longtemps couru derrière le succès en confiant leurs trompes, euh (pardon), leurs destinées à des techniciens français.

Ni les Français Henri Michel et Gérard Gili, encore moins le Suédois Sven Goran Ericksson, le Bosniaque Vahid Halilodzic encore moins l’Allemand Elie Stiliekie n’ont permis à la Côte d’Ivoire d’ajouter une autre étoile à son maillot depuis la première datant de 1992.

A l’époque, l’équipe ivoirienne composée en majorité de joueurs évoluant dans deux clubs locaux, l’ASEC et l’Africa d’Abidjan est venue gagner à Dakar sous la conduite d’un technicien Yao Martial.

Malgré les moyens colossaux mis à la disposition de la ‘Dream Team’’ ivoirienne de 2004 à 2010, aucun titre n’est venu s’ajouter à ce palmarès même s’il faut reconnaître les deux participations en phase finale de la Coupe du monde (2006 et 2010) et une aux Jeux Olympiques de 2008.

Finalement les Ivoiriens ont accepté de voir la réalité en face et de se résoudre à changer de solution, celle donnant lieu à la tropicalisation des techniciens expatriés n’ayant rien donné.

Même si la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF) s’est résolue à adopter l’expertise locale, la voie menant à Eriksson étant trop chère, il faut saluer ce changement de cap.

En plus d’avoir échoué avec les techniciens étrangers, le football ivoirien se trouve dans une phase cruciale de son développement avec la fin d’une génération et la nécessité de renouveler son groupe de performance.

Et à ce niveau en engageant un technicien local, il y a une garantie qu’il habitera sur place et pourrait voir de l’intérieur l’évolution d’un football qui avait tout misé sur l’international.

Aucun club ivoirien n’arrive à aller loin dans les compétitions africaines et mieux encore pour la première compétition qu’elle a abritée depuis 1984, la sélection locale ivoirienne s’est fait éliminer dès le premier tour, en 2009 sur ses terres du Championnat d’Afrique des nations (CHAN).

C’est un signe tangible du faible niveau du football local ivoirien et sur le plan général, ce serait une incongruité que l’Etat ivoirien qui a décidé récemment de faire une célébration sobre des 50 années d’indépendance à cause des problèmes de trésorerie, recruter à coups de centaine de millions un staff étranger.

L’histoire récente, avec le contrat d’Eriksson qui a coûté mensuellement selon les médiats locaux 111 millions de francs cfa, n’est plus de saison et ce n’est pas plus mal dans un pays où on manque de tout ou presque et où le processus allant à la réconciliation nationale tarde à se concrétiser.

MSD

Rédigé par le Mardi 24 Août 2010 à 23:39 | Commentaires (0)

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