Les années passent et le football togolais continue sa traversée du désert débutée paradoxalement depuis sa première qualification à une phase finale de coupe du monde en 2006 et la fusillade qui a coûté la vie à deux membres de sa délégation vendredi dernier, est venue porter un nouvel uppercut à un football abonné à une instabilité chronique de son instance dirigeante.



Il faut rappeler que le football togolais devait prendre part à la CAN 2010 avec un président par intérim, le Général Seyi Mémène, vice-président de la Confédération africaine de football (CAF).

Cette décision de la FIFA encouragée par la CAF prise en décembre dernier, est la énième crise en date ayant secoué le football togolais et donné lieu à une crise de pouvoir.

Le Lieutenant-Colonel, Rock Gnassingbé, frère du président de la République, Faure, a été désavoué par ses pairs de la Fédération le 29 novembre dernier lors d’une assemblée générale extraordinaire.

Une année plus tôt, ce dernier avait pris la place de Tata Avlessi, le président de la Fédération togolaise accusé par un arbitre….togolais d’avoir tenté de corrompre un autre juge arbitre lors de la coupe d’Afrique des moins de 17 ans que le Togo a abritée en avril 2007.

S’il a été lavé de tout soupçon en mars 2008 par le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne (Suisse) qui a, dans la foulée sanctionné la CAF à lui payer des dommages et intérêts, l’ancien président de la FTF n’a jamais pu revenir.

Certes son honneur a été lavée et sa suspension à vie de toute activité au niveau du football levé mais ses ambitions pour le football ont été remisées à jamais ou presque.

Comme un éternel recommencement, l’instabilité a refait surface puisque son prédécesseur, Rock Gnassingbé qui lui a succédé après les élections du 18 janvier 2008, a dû faire contre mauvaise fortune bon cœur, en se retrouvant dans l’impossibilité de diriger la Fédération où il a été pourtant une année plus tôt par ‘’des élections libres et démocratiques’’.

C’est ainsi que le 29 novembre après avoir constaté des blocages au sein de la Fédération togolaise, la FIFA a décidé de placer une structure transitoire dirigée par le Général Seyi Mémène.

Malgré la présence de ce proche du président de la CAF, Issa Hayatou, la Fédération va prendre la mauvaise décision de faire voyager la sélection par bus dans une zone insécure.

Sans absoudre le Comité local d’organisation de l’Angola ou la CAF, il reste constant que la délégation togolaise est la seule à tenter de voyager par bus.

La fusillade qui a causé la mort de deux membres de la délégation et le forfait à la CAN 2010 est un nouvel épisode de l’instabilité que vit le football togolais.

En attendant les élections de juillet prochain qui seront supervisées par la FIFA et la CAF et le différend qui prend forme entre les autorités politiques togolaises et l’instance dirigeante du football africain, ce sont les footballeurs togolais qui vont encore pâtir de la gestion du sport roi dans ce pays.

Par la faute de dirigeants aux méthodes de gestion loin d’avoir fait leurs preuves.

Rédigé par le Mardi 12 Janvier 2010 à 16:45 | Commentaires (0)