Il est heureux d’entendre le président de la Région 2 de la Confédération africaine d’athlétisme (CAA), le Sénégalais, Momar Mbaye fustigeait la fraude sur l’âge dans la première discipline olympique.



On est même tenté d’applaudir des deux mains cette décision de Momar Mbaye qui est par ailleurs président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme au sujet de ce fléau connu dans la plupart des pays africains et dans toutes les disciplines sportives.

Le public et les journalistes qui se sont déplacés samedi et dimanche au stade Iba Mar Diop ont vu que la bataille sera ardue, rude et ce que ne sera pas demain la veille que les dirigeants vont extirper cette gangrène du sport africain.

Des dirigeants ghanéens et sénégalais notamment n’ont pas manqué de s’étonner de la présence de certains athlètes nigérians et gambiens à cette compétition réservée au moins de 16 et 17 ans.

A vu d’œil, il est clair que le doute est permis mais n’est-ce pas des accusations de dirigeants qui ont vu le Nigeria planer sur ces championnats ouest-africains cadets ?

En attendant, il faut déjà se réjouir de l’engagement du président de la Région 2 à faire de la lutte contre la fraude sur l’âge, un véritable combat dans le développement de la discipline dans la région.

Pas seulement dans les discours mais en prenant des décisions dans ce sens comme quand il a décidé d’exclure de la sélection sénégalaise des athlètes ayant présenté des extraits d’actes de naissance douteux.

Et pourquoi pas aller dans le sens d’une collaboration entre Fédérations sportives et associations nationales inter-régionales ?

Il se trouve que la FIFA (Fédération internationale de football) contrairement à l’IAAF (la Fédération internationale d’athlétisme) a déjà pris des décisions importantes dans la lutte contre la fraude sur l’âge en intégrant des examens osseux aux compétitions des moins de 17 ans.

L’année dernière, le Mondial des moins de 17 ans que le Nigeria a abrité a permis à la FIFA de tester cet outil pour permettre à de véritables cadets de disputer cette compétition de football.

Quelques mois auparavant à la CAN (Coupe d’Afrique des nations) de la catégorie organisée par l’Algérie, l’équipe nigérienne avait été prise en flagrant délit de tricherie en ayant aligné des joueurs ayant dépassé les 17 ans.

Le joueur mais aussi et surtout l’équipe et la Fédération ont été sanctionnées en excluant purement et simplement la sélection nigérienne de la compétition et en la faisant remplacer pendant les demi-finales par une autre équipe nationale, le Malawi en l’occurrence.

Lors du Mondial 2009 des moins de 17 ans, la décision de la FIFA de faire faire des tests médicaux, a eu au moins un effet dissuasif si aucun cas de fraude n’a pas été signalé.

Des sélections africaines notamment ont revu leur liste de sélectionnés à quelques mois de l’ouverture de la coupe du monde.

Certaines sont allées jusqu’à exclure la moitié des joueurs qui étaient présents quelques semaines plus tôt dans la sélection qualifiée à la Coupe d’Afrique pour dire que les dirigeants sont les principaux responsables de cette fraude.

La Région 2 en et l’Union des fédérations ouest-africaines de football (UFOA) pourraient ensemble pour chercher les voies et moyens de trouver les fraudeurs en acceptant de prendre en charge les frais des examens médicaux.

Cela pour le grand bonheur du sport et des sportifs de la sous-région.

Rédigé par le Mardi 18 Mai 2010 à 23:59 | Commentaires (0)






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