Les rendez-vous du mardi

Ce n’est plus un slogan, c’est la vérité. Le plus grand dominateur commun entre les peuples de la région ouest-africaine est devenu en quelques semaines le sport.



Oui le sport à travers l’athlétisme, la première discipline olympique, le football avec le récent tournoi de l’Union des fédérations ouest-africaines de football (UFOA) qui s’est tenu en mars dernier au Nigeria et la lutte avec le tournoi de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) qui doit se tenir à Dakar à partir de vendredi prochain.

Quand les forces de sécurité ont du mal à mettre en pratique la libre circulation des biens et des personnes, le sport lui recolle tous les morceaux entre les fils de la région ouest de l’Afrique.

Le sport, plus précisément la lutte, l’athlétisme et le football nouent les fils pour permettre à la région de briller partout.

En avril dernier, la région 2 est venue à Dakar pour mettre en compétition ses meilleurs cadets qui représenteront le continent lors des prochains Jeux olympiques de la jeunesse prévus en août prochain à Singapour.

Au-delà de la compétition pure et dure, ce rassemblement de centaines de jeunes dans la capitale sénégalaise a permis aux dirigeants de voir l’avenir de la première discipline olympique en rose et de semer les graines du futur en intégrant la lutte contre la fraude sur l’âge.

En décidant de ne pas sélectionner des athlètes et en refusant de donner des médailles à certains autres pris en flagrant délit de triche, les dirigeants ont semé les graines du futur en luttant à la base contre la triche.

Cette triche érigée en règle qui permettait à certains pays de rafler des médailles dans les petites catégories mais de voir quelques années plus tard, que la promesse des fleurs ne peut pas donner les fruits escomptés.

Parce que les prétendus jeunes ne sont en fait que des vieux qui ont triché avec l’état civil.

En football, ce phénomène est encore plus connu et tout le monde se rappelle de ces pseudos génies de la sous région qui, à l’âge cadet et junior, gagnaient tous les trophées mais ne confirmaient jamais en atteignant l’âge senior.

Ou pire prenaient leur retraite internationale à des âges ou certains athlètes, footballeurs débutaient leur carrière dans le haut niveau.

Lors de la CAN 1992 organisée à Dakar, le public sénégalais avait découvert le Ghanéen Nii Lamptey qualifié de prodige par tous les observateurs. A peine 17 ans, il portait déjà les couleurs d’Anderlecht (élite belge).

Mais deux à trois années, point de ce prodige qui a été retrouvée en janvier 2008 au Ghana, il a pris très tôt sa retraite sportive.

De milliers de prodiges nigérians, sénégalais, libériens sont vite apparus et ont disparu comme ils étaient arrivés sans crier gare.

Ce n’est pas demain la veille que la triche sur l’âge va prendre fin mais en joignant les efforts, il est possible de diminuer sa capacité de nuisance et quand le football ghanéen a décidé de s’y coller les résultats ont suivi avec la victoire en coupe du monde junior en 2009.

Une victoire qui a donné nuisance à un groupe qui a démontré ses capacités lors de la CAN 2010 en Angola. Le forfait des titulaires avait obligé le sélectionneur ghanéen à leur faire confiance : Résultat des courses une qualification en finale de la CAN perdue toutefois contre l’Egypte.

S’il est vrai que ces jeunes ne doivent rien à personne, l’histoire a retenu que le groupe est né au Nigeria lors de la coupe de l’UFOA junior organisée dans ce pays en décembre 2008.

En se frottant aux meilleurs de la sous-région, ils y ont acquis la compétitivité nécessaire permettant de remporter la CAN junior quelques mois plus tard au Rwanda avant de remporter le Graal avec le Mondial de la catégorie.

Plus prêt de nous, la capitale sénégalaise va abriter à partir de vendredi le tournoi de lutte africaine.

12 pays de la sous-région ont confirmé leur participation. Pour les lutteurs sénégalais, il s’agira de remporter le trophée qui leur avait échappé l’année dernière mais aussi de pouvoir se frotter aux meilleurs de la région pour se faire un nom et pouvoir s’aligner en lutte avec frappe où il est possible de gagner sa vie en quelques années de présence dans l’arène.


Rédigé par le Mardi 1 Juin 2010 à 12:12 | Commentaires (0)

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