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Sénégal : les résultats officiels confirment le rejet des Wade, la bataille pour la démocratie continue

Ouestafnews – Les résultats officiels des élections locales du dimanche 22 mars 2009 ont confirmé la percée de l’opposition dans les grandes villes sénégalaises - y compris la capitale- et le rejet par les électeurs du régime d’Abdoulaye Wade, de son fils et de ses proches, constate le desk politique d’Ouestafnews.


Le président Wade et son fils Karim – ce dernier était candidat sur les listes de Dakar - ont tous deux quitté le Sénégal pour se rendre en France, dès l’annonce des premières tendances pour le fils et à la veille de la proclamation des résultats officiels pour le père.
Les premiers résultats rendus publics avaient déjà montré que la coalition au pouvoir a été battue dans les bureaux de vote où les deux hommes ont voté, dans leur quartier résidentiel du Point E. Des défaites jugées très « symboliques » par les analystes.
Au centre ville de Dakar-Plateau, un autre affidé de la famille présidentielle, Farba Senghor, perdait une bataille également très symbolique face à son rival soutenu par l’opposition.
De leur côté, les électeurs des villes de Saint Louis (Nord), Thiès (Est), Kaolack et Fatick (Centre) Diourbel (Centre Ouest), etc… confiaient les destinées de leur municipalité à des responsables de l’opposition, selon les résultats officiels.
Parmi les grandes villes du pays, seule Ziguinchor (Sud) a fait exception en étant passée dans les mains de la coalition présidentielle.
Selon les analystes et les médias locaux, ces résultats officiels consacrent non seulement la défaite de la coalition au pouvoir, mais aussi le désaveu de Wade et de son régime par des citoyens qui, il y a moins d’une décennie, avaient porté au pinacle le président et ses partisans en leur confiant la présidence, l’assemblée nationale et l’essentiel des collectivités locales du pays.
En dépit de la victoire de l’opposition et du calme relatif qui a prévalu à la fin du scrutin, la société civile sénégalaise continue de déplorer les manquements et dysfonctionnements qui entachent l’image de la démocratie sénégalaise depuis l’arrivée du président Wade au pouvoir.
« Les décisions juridiques concernant les élections prises par le président de la république de façon unilatérale et sans concertation aucune avec les autres parties, violent le protocole additionnel de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) relatif à la bonne gouvernance et à la démocratie », déplore la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (Raddho, ONG basée à Dakar) dans un communiqué parvenu à Ouestafnews.
Tirant le bilan de tout le processus électoral, l’ONG souligne que ces décisions du président violent également «la déclaration de Bamako de l’Organisation internationale de la Francophonie dont le Sénégal est partie».
L’opposition n’est pas non plus indemne de reproches, selon la Raddho, notamment son attitude vis-à-vis du fichier électoral dont elle a souvent contesté la fiabilité.
« Il est temps de rompre avec la logique qui consiste à dénoncer le fichier quand on perd les élections et à s’en accommoder en cas de victoire », prévient la Raddho.
La même critique a été adressée à l’opposition par le camp présidentiel qui a enjoint ses adversaires d'accepter enfin que le fichier « est fiable ».
En réponse des membres de l’opposition ont estimé que leur victoire ne vient nullement remettre en cause leur bataille sur le fichier électoral, affirmant que le parti au pouvoir a été battu là où l’opposition a pu « s’assurer » d’un respect des règles.
« Nous maintenons notre analyse technique et irréfutable sur le fichier électoral (…) Il reste entaché de dysfonctionnements volontairement entretenus par le régime de Wade », a déclaré Massène Niang, un opposant proche de l’ancien premier ministre Moustapha Niasse.
L’autre bataille que les opposants ne sont pas prêts de lâcher c’est celui de la gestion jusqu’au terme de leur mandat des collectivités locales que leur a confiées le peuple, le président Wade ayant par le passé usé de ses prérogatives présidentielles pour dissoudre certaines municipalités, suspendre l’exercice du pouvoir par les élus et confier leur gestion à des agents de l’Etat.
« Si pour des raisons politiciennes il (le président) dissout notre mairie, je vous jure qu’il aura des problèmes (…) il va partir du palais», a menacé Khalifa Sall dans un entretien au quotidien privé l’Observateur.
« Nous sommes légitimes et nous ferons en sorte de ne commettre aucune faute de gestion qui puisse être exploitée par le pouvoir », a expliqué M. Sall désormais pressenti pour diriger la mairie de Dakar que la coalition au pouvoir envisageait de confier au fils du président en cas de victoire.

Samedi 28 Mars 2009
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