Le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a requis, ce mardi 24 mars 2026, une peine de cinq ans de prison ferme contre Soumaïla Sounon Boké, ex-député du parti d’opposition Les Démocrates, poursuivi pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État ».
Trois mois après son interpellation pour avoir posté le message « C’est la fête » dans un groupe WhatsApp le 7 décembre 2025, jour de la tentative de putsch contre le président Patrice Talon, l’étau judiciaire se resserre autour de l’ancien parlementaire.
Lors de l’audience de ce mardi, le substitut du procureur a balayé l’argument selon lequel les propos avaient été sortis de leur contexte. Pour le ministère public, ce message traduirait l’adhésion du prévenu à la tentative de coup d’État. Le fait que le texte soit resté en ligne jusqu’à l’interpellation a également été soulevé comme une preuve de persistance dans l’intention. L’accusation a ainsi requis cinq ans de prison ferme et 10 millions de FCFA d’amende contre le prévenu.
Dans sa prise de parole, Soumaïla Sounon Boké, qui a clamé que « le hasard n’existe pas », a remercié et béni le ministère public. De son côté, la défense a contesté les réquisitions et plaidé la relaxe pure et simple. Le verdict du procès est attendu pour le 12 mai 2026.
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