Cedeao : une « force d’attente » pour les crises sécuritaires

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Le Burkina, le Mali et le Niger ont réitéré à Niamey leur retrait « irrévocable » de la Cedeao. Du côté d’Abuja, l’organisation sous régionale avertit avec insistance des conséquences que leur retrait pourrait avoir pour leurs citoyens. (Photomontage-Ouestaf News)

Les ministres de la Défense de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont proposé le déploiement d’une « force d’attente » de 5.000 hommes pour lutter contre l’aggravation des crises sécuritaires dans la région, rapporte Reuters.

Ce plan d’un coût annuel de 1.586 milliards FCFA vise à prévenir d’autres coups d’Etat militaires dans la sous-région après une série de putsch déstabilisateurs, explique le ministre nigérian de la Défense, Mohammed Badaru, cité par la même source.

Il rassure que la force régionale ne serait pas utilisée pour s’attaquer aux régimes militaires du Niger, du Burkina Faso et du Mali. Ces trois pays sont sous administration militaire après le renversement des régimes civils qui les dirigeaient. Ils se sont regroupés dans l’Alliance des Etats du Sahel (AES), une structure qui pourrait être transformée en confédération.

Selon Omar Alieu Touray, président de la Commission de la Cedeao, les pays membres suspendus de l’organisation après des putschs militaires ne seraient pas exclus de la force régionale.

Cette proposition des ministres de la Défense devrait être examinée lors du prochain sommet des chefs d’État du bloc ouest-africain qui se tiendra le 7 juillet 2024 à Abuja (Nigeria).

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