Le ministère de l’Intérieur de la Côte d’Ivoire a annoncé, le 12 octobre 2025, l’interpellation de 710 personnes lors de la « marche interdite » organisée le 11 octobre par l’opposition ivoirienne, rapporte Radio France international (Rfi).
Selon les autorités ivoiriennes, cette mobilisation, organisée par le Front Commun formé par le Parti des peuples africains- Côte d’Ivoire (PPA-CI) et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a été rapidement dispersée par les forces de l’ordre.
Depuis l’interdiction de la marche par le procureur d’Abidjan, des leaders de ces partis affirment être placés « sous surveillance policière ». Il s’agit notamment de Justin Koné Katinan, président du conseil stratégique et politique du PPA-CI et Noël Akossi Bendjo, coordinateur du PDCI. Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), rapporte lui aussi que son domicile a également été encerclé par les forces de sécurité dimanche soir.
Dans un communiqué publié le 11 octobre, le Front Commun PPA-CI/PDCI-RDA dénonce « la répression du régime du RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix) ». Le Front a appelé à la non-violence et demandé aux manifestants de porter des vêtements orange, symbolisant leur résistance pacifique et réaffirmé l’importance du calme et du sang-froid face aux provocations.
Les deux partis de l’opposition ivoirienne ont également affirmé leur volonté de poursuivre ensemble les manifestations « tous les jours et sur tout le territoire » jusqu’à la tenue d’un dialogue politique et la « satisfaction » de leurs revendications pour la démocratie, la justice et la paix.
Les candidats désignés pour la présentielle du 25 octobre 2025, par le PPA-CI, Laurent Gbagbo et par le PDCI-RDA, Tidiane Thiam, ont été recalé par le Conseil constitutionnel.
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