Echos de la Can : Côte d’Ivoire, la bête noire résiste

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Poussés par leurs supporters, les "Éléphants de la Côte d'Ivoire ont renversé la vapeur face au "Lions "de la Téranga. Photo/ Ali Dao

Les matchs de football entre les « Lions de la Téranga » du Sénégal et les « Eléphants » de la Côte d’Ivoire se suivent et se ressemblent. Et celui des 1/8e de finale de la 34 édition de la coupe d’Afrique des nations (Can) qui s’est tenu le lundi 29 janvier 2024, n’a pas échappé à cette tradition. Une tradition qui veut que les pachydermes de la lagune Ebrié viennent toujours à bout des Gaïndés du pays de Léopold Sedar Senghor. Et ce, quelle que soit la forme du moment des deux équipes.

Même auréolé de son titre de champion d’Afrique, le Sénégal a baissé pavillon devant les « Eléphants » lors de la séance des tirs-aux-buts (4-5) après avoir concédé le match nul (1-1) après 120 minutes de temps de jeu.

Pourtant, les protégés du coach Emerse Faé ont miraculeusement décroché leur qualification en huitième de finale, à la faveur de la victoire du Maroc contre la Zambie  (1-0) lors  des derniers matchs de la poule F, le 23 janvier 2024. Les coéquipiers du capitaine Serge Aurier n’étaient pas donnés favoris par les bookmakers pour affronter les poulains d’Aliou Cissé qui avaient fait sensation en réussissant un carton plein (9 points) lors des matchs de poule.  

Les dieux du foot déjouent les pronostics

A la Can de 1986  au Caire (Egypte), lors du troisième match de poule, la Côte d’Ivoire s’était imposée par un but à zéro face au Sénégal de Jules François Bocandé, Boubacar Sarr Locotte, Roger Mendy, Cheick Seck, etc… Hier aussi, Idrissa Gana Guèye, Sadio Mané, Abdoul Diallo, Edourad Mendy et autres n’ont pu relever le défi contre la bête noire des sélections sénégalaises.

La malédiction du champion en titre

A l’instar des autres champions d’Afrique, tels que le Cameroun (2017), l’Algérie (2019), qui ont été souvent matinalement sortis de la compétition lors des éditions suivant celles qu’ils ont remportées, le Sénégal est lui aussi sorti par « la petite porte » de cette Can 2023. Ce résultat renforce du coup, la thèse de la malédiction des champions.  

Seule l’Egypte a su démentir cette superstition selon laquelle le champion en titre ne se succède pas à lui-même.  « Les Pharaons » s’étaient adjugé trois trophées successifs de Can (2026, 2008 et 20210). Mais depuis lors, le Onze égyptien  se cherche une nouvelle virginité pour séduire Dame coupe qui, en plus d’être capricieuse, se fait de plus en plus désirée par les héritiers de Mohamed Abou Tréka.

L’arbitrage, seule fausse note

Garant du bon déroulement de ce choc de huitièmes de finale, l’arbitre gabonais a été auteur de quelques mauvaises décisions qui auraient pu changer le cours, voire l’issue du match. On peut citer le tacle de Sadio Mané (9è minute) sur le milieu de terrain ivoirien, Ibrahim Sangaré sorti sur blessure. Ce vilain tacle qui méritait un carton rouge direct contre l’attaquant sénégalais, ne lui a valu qu’un carton jaune au feu follet des « Lions de la Téranga ».

Que dire de la grosse faute (début de la seconde période) d’Odilon Kossonou, défenseur central de la Côte d’Ivoire sur l’attaquant sénégalais, Ismaïla Sarr qui aurait pu donner un penalty à l’équipe d’Aliou Cissé.

Le penalty accordé aux « Eléphants » (85è minute) peut être logé dans le même registre des erreurs arbitrales. Même si la faute du gardien sénégalais, en tant que tel, ne souffre d’aucune ambiguïté, force est de reconnaître que le penalty sifflé est discutable dans la mesure où la faute est précédée par un flagrant hors-jeu que le juge central et ses assesseurs ont ignoré.

Toutefois, si l’on considère le fond du match, toutes ces erreurs ne peuvent entacher la victoire des « Eléphants » qui ont montré un bien meilleur visage que face aux Equato-Guinéens lors de leur dernier match de poule.

Espérons juste que le sursaut d’orgueil des « Eléphants » face aux « Lions »  continue à les habiter pour le reste de la compétition.

 FGB/fd

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