Echos de la Can : Sadio Mané tel un phénix… immortel !

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Sadio Mané, de plus en plus au service du collectif, donne une nouvelle facette au jeu de l'équipe sénégalaise. Photo/Cocan

Il n’a pas le charisme de feu Jules François Bocandé, ni le leadership de Roger Mendy, encore moins le caractère bien trempé d’El Hadj Diouf. Tous sont ses illustres devanciers sous la tunique des « Lions » de la Téranga. 

Sadio Mané puisque c’est de lui qu’il s’agit, est l’incarnation de l’abnégation, de l’efficacité et de l’humilité.

Garçon sobre et discipliné tactiquement avec une maturité sportive au-dessus de la moyenne, l’enfant de Bambaly a encore fait taire ses détracteurs lors du match Sénégal-Cameroun, comptant pour la deuxième journée de la poule C de la 24e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football, avec une prestation que seuls les génies de son rang peuvent produire.

Il a été vilipendé et voué aux gémonies par une partie de la presse sénégalaise sur son âge et son manque de rythme car il évolue désormais dans un championnat de moindre envergure, celui de la Saudi Pro League. Mais Sadio Mané a démontré à tous, détracteurs subjectifs et analystes à la petite semaine, que tel un phénix, il renait toujours de ses cendres.

Auteur d’un but, le troisième qui a sonné le glas de la révolte des Camerounais, revenus entre temps, à un but d’écart à quelques minutes de la fin de la rencontre, Sadio Mané s’est montré déterminant et cliniquement efficace pour être l’un des artisans du succès éclatant des « Lions » de la Térranga sur ceux dits indomptables venus du « petit continent ». 

N’ayant plus des jambes de vingt ans, ni l’explosivité et les percussions de sa fringante jeunesse, le double ballon d’or africain, auréolé de son titre de champion d’Afrique à la Can 2021, sait désormais jouer efficace et utile, au service du collectif.  

Il écrit l’histoire, les autres la racontent

Avec ses appels de balle, son jeu sans ballon, ses déplacements sur le terrain, son sens du collectif et ses replis défensifs, l’ancienne vedette du Liverpool FC de la Premier League anglaise et de la Bundesliga sous les couleurs du Bayern FC, a déstabilisé l’équipe adverse. Et ses « chiens de garde », camerounais commis pour le museler et l’empêcher de s’exprimer, ont eu du mal à le contenir, dépassés par la malice et l’intelligence tactique du prodige Sénégalais. Une maestria qui a eu le don de créer des brèches dans la défense du portier André Onana. La suite est connue de tous et appartient désormais à l’histoire.

En effet, depuis la Can 1990, en Algérie, c’est-à-dire, pendant 24 ans, le Sénégal n’avait plus battu le Cameroun dans une rencontre comptant pour une phase finale de la coupe d’Afrique des nations. 

Un signe indien vaincu par les « Lions » avec à leur tête l’enfant de Bambaly, Sadio Mané Himself !

Certes ce n’est plus le grand Sadio Mané attendu par tout le monde, mais son apport au succès phénoménal de l’équipe d’Aliou Cissé est indéniable. Et la qualification des « Lions » de la Teranga en 1/8e de finale de la Can 2023, lui est imputable à juste titre.

Auteur d’une passe décisive et d’un but en deux matchs, Sadio Mané prouve si besoin en était que le football, bien que physique, reste et demeure un sport d’intelligence et de technicité. 

Une habileté qui lui permet d’être buteur sur quatre éditions successives de la Coupe d’Afrique des nations depuis celle de 2017, organisée au Gabon.

Une performance qui devrait faire réfléchir par deux fois tous ces analystes et consultants des réseaux sociaux, toujours prompts à clouer au pilori un footballeur exceptionnel de la trempe de Sadio Mané qui a sué à sang pour mettre le Sénégal sur le toit de l’Afrique. 

La reconnaissance est la mémoire du cœur. Une partie de la presse et des médias sociaux devrait faire leur « Une » sur une si bonne vieille maxime.

FGB/md

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