Ouestafnews – Attaques coordonnées du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) contre plusieurs localités maliennes proches de la frontière avec le Sénégal. Des assauts qui constituent une alerte à l’endroit des forces de sécurité sénégalaises qui, avec leurs homologues maliennes, avaient lancé des patrouilles conjointes le long de leur frontière commune, contre l’expansion du JNIM.
Plusieurs positions des Forces armées maliennes (Famas) ont été visées par des attaques simultanées, le mardi 1er juillet 2025, annonce un communiqué de l’Etat-major malien parvenu à Ouestaf News. Selon l’armée, les localités de Niono, Molodo, Sandaré, Nioro du Sahel, Gogui, Kayes et Diboli, toutes situées dans la région de Kayes, à l’Ouest du Mali, ont été ciblées à l’aube.
Une offensive d’une grande ampleur qui fait craindre une progression de la menace djihadiste vers le Sénégal avec notamment l’attaque de Diboli, poste-frontière stratégique situé à moins de deux kilomètres de Kidira, au Sénégal.
Ces assauts ont été menés avec l’appui de « sponsors extérieurs », dont la présence est « avérée » sur le terrain, précise, sur la chaine télé de l’armée, le Directeur de l’Information et des Relations publiques des Armées, Colonel-major Souleymane Dembélé. Le communiqué fait état de plus de 80 assaillants « neutralisés » et de la saisie de « véritables arsenaux de guerre », incluant armes, munitions, radios, motos et véhicules.
Parmi les sites attaqués, Diboli suscite une attention particulière. Ce poste-frontière est non seulement un point important pour les échanges entre le Mali et le Sénégal, mais aussi un symbole de la coopération sécuritaire entre les deux pays. C’est ici qu’avaient été lancées par les deux pays, le 20 février 2025, les premières patrouilles conjointes le long de leur frontière commune, dans leur lutte contre l’expansion du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), branche d’al-Qaïda dans la zone.
À Diboli, les assaillants ont ciblé les postes de police, de douane ainsi que le bureau de contrôle d’identité, selon des informations recueillies par Ouestaf News. Le JNIM a revendiqué les attaques à travers les réseaux sociaux.
C’est la première fois qu’une attaque armée d’une telle envergure touche une zone aussi proche du Sénégal, jusque-là épargné par les violences djihadistes.
Face à cette montée du risque, les forces armées sénégalaises, avec la présence du Groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention (Garsi) à Kidira, coopèrent activement avec leurs homologues maliens.
Alors que la situation sécuritaire reste « suivie de très près » selon l’état-major malien, les attaques de ce 1er juillet 2025 vont-elles marquer un tournant dans la lutte contre le terrorisme à la frontière sénégalo-malienne ?
HD/fd
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