Ouestafnews – Les Awards de la Jeunesse africaine (AJA) reviennent à Dakar du 27 au 29 novembre 2025, pour la 2e édition. Lors d’une conférence de presse, organisée le 24 novembre 2025 dans la capitale sénégalaise, les partenaires de l’événement ont rappelé l’importance de soutenir une jeunesse africaine « inventive, décomplexée et ambitieuse », prête à porter des solutions adaptées aux réalités du continent.
L’édition 2025 des AJA a enregistré près de 3.000 candidatures, soit le double de la première édition tenue en 2024, selon les organisateurs. Les AJA sont un rendez-vous panafricain consacré à l’innovation, à l’entrepreneuriat et à la technologie pour soutenir la jeunesse du continent. Ces prix récompensent les initiatives qui font « avancer l’entrepreneuriat, l’éducation, le sport, la culture, le numérique, l’environnement ou la santé », a indiqué le communiqué des initiateurs.
Diara Ndiaye, journaliste et cofondatrice des AJA, a affirmé, lors de la conférence de presse, que le but de l’initiative est « d’offrir aux jeunes talents africains un espace d’expression et un accompagnement structuré ».
Selon elle, le nombre de candidatures reçues cette année témoigne de l’intérêt des jeunes du continent et de la diaspora aux AJA. Cela traduit aussi l’expression d’un besoin réel d’appui institutionnel et technique. « Les jeunes ont des idées, mais manquent parfois de visibilité, de conseils et d’écosystèmes pour grandir », a-t-elle expliqué.
Cette édition a enregistré des candidatures issues de 22 pays et de la diaspora à la recherche de la valorisation de leurs projets. Si l’Afrique de l’Ouest (48 %) et l’Afrique Centrale (41 %) restent les régions les plus représentées, l’organisation note une montée progressive des candidatures d’Afrique de l’Est, du Maghreb et de la diaspora.
Ce déséquilibre géographique s’explique, selon les organisateurs, autant par la « maturité » des écosystèmes entrepreneuriaux que par la visibilité encore récente du programme. L’augmentation du nombre de candidatures et la diversité des profils confortent toutefois l’ambition panafricaine des AJA que les initiateurs souhaitent étendre sur le continent au fil des prochaines éditions.
Aux côtés de la fondatrice, Ecobank et InTouch, coorganisateurs et sponsors officiels, ont exprimé leur volonté d’inscrire leur soutien dans la durée.
Pour Sahid Yallou, Directeur Général d’Ecobank Sénégal, l’engagement du groupe est cohérent avec sa vision panafricaine : « L’Afrique ne peut se développer sans ses ressources humaines. Cette jeunesse innovante et décomplexée, c’est elle que nous voulons pousser de l’avant ».
Omar Cissé, directeur du groupe InTouch, a lui aussi souligné la nécessité de construire un véritable écosystème entrepreneurial africain. « Aucun acteur seul ne peut changer l’Afrique. C’est ensemble que nous y arriverons », souligne-t-il. Pour lui, les AJA participent à créer les futurs champions africains en offrant une plateforme où les talents émergent, se font connaître et accèdent à des ressources clés.
Placée sous le thème « Tech & Souveraineté : une Afrique autonome et compétitive », l’édition 2025 met l’accent sur la capacité des Africains à imaginer et déployer leurs propres solutions technologiques. Pendant trois jours, Dakar accueillera un programme dense entre cérémonie, panel, événement sportif, rencontres avec des investisseurs, entre autres.
Pour cette édition, cinq lauréats sont retenus : le Sénégalais Cheikh Ahmed Tidiane Dieng, qui porte un projet de digitalisation de la performance sportive appelé SamaCoach ; le Congolais de la RDC Sophonie Foka a de son côté, développé des couveuses néonatales hybrides intégrant l’intelligence artificielle et fonctionnant à l’énergie solaire.
Quant à l’Ivoirien Djakaridja Bamba, il a créé le club des Amazones d’Abolikro (région Gbêkê, centre de la Côte d’ivoire) pour renforcer l’autonomisation des jeunes filles rurales. Le Congolais de Brazzaville Koueubatouka Divin Arnaud innove dans la lutte contre les pertes post-récolte, avec une chaîne du froid basée sur l’énergie solaire à travers son système de chambre froide appelé Greenbox. Enfin, la Malienne Rokiatu Traoré valorise l’autonomisation des femmes et la restauration des terres dégradées via un modèle de transformation porté par et pour les femmes.
Pour ces lauréats, l’organisation affirme que l’accompagnement offert dépasse largement la cérémonie : mentorat, appui financier ponctuel, ouverture de comptes bancaires pour les jeunes entrepreneurs du secteur informel, conseils en structuration et orientation vers les investisseurs.
Comme l’ont souligné les partenaires, l’accompagnement se construit « sur mesure », en fonction des besoins réels de chaque lauréat : levée de fonds, mentoring, communication, structuration financière, accès à des experts sectoriels, développement de documents stratégiques ou encore renforcement des capacités.
Pour les organisateurs, l’idée est d’aller au-delà des « soutiens symboliques » pour offrir un accompagnement concret, capable d’aider les jeunes à franchir des étapes décisives, explique Diara Ndiaye.
Le souhait des initiateurs est d’imposer les AJA comme un accélérateur panafricain de référence, capable d’accompagner dans la durée une nouvelle génération d’entrepreneurs et de porteurs d’idées. le but des ornisateurs, selon les mots de Diara Ndiaye, c’est de promouvoir une « Afrique qui invente, entreprend et transforme durablement le continent ».
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