Transition au Mali : des autorités religieuses, coutumières et traditionnelles exigent une prolongation de 5 à 10 ans

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Des autorités traditionnelles, coutumières et religieuses de 19 régions du Mali ont demandé la prolongation de la durée de la transition de cinq à dix ans.

« (…) Nous demandons et nous exigeons une prolongation de la transition de 5 à 10 ans parce qu’il n’est pas possible qu’on puisse faire des élections en cette période où il y a l’insécurité partout », indique le chef de la délégation de la région de Koulikoro, Djibril Diarra, lors d’une rencontre avec le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, retransmise à la télévision nationale malienne.

Le 7 novembre 2021, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a requis des sanctions individuelles contre les membres de la junte militaire au pouvoir au Mali, pour retard dans l’organisation des élections de février 2022. L’organisation régionale avait exigé lors d’un sommet du 16 septembre à Accra (Ghana), des militaires maliens au pouvoir « le respect strict du calendrier de la transition » vers le rétablissement d’un pouvoir civil.  

Les autorités de la transition avaient annoncé en avril dernier, la tenue de prochaines élections présidentielle et législatives au Mali en février et mars 2022. Ce double scrutin s’inscrit dans « le cadre strict du respect de la durée de la transition », c’est-à-dire 18 mois, avait souligné le ministre de l’administration territorial, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga.

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