Ouestafnews – Au Nigeria, la police de l’État du Plateau a annoncé qu’au moins quatorze (14) personnes ont été tuées dans une attaque survenue le 29 mars 2026. Après le drame dans le centre du Nigeria, les autorités de l’État ont instauré un couvre-feu de 48 heures. Par ailleurs, l’Université de Jos a également reporté des examens pour raisons de sécurité.
La police de l’État du Plateau a indiqué que des opérations de ratissage menées dans la matinée du 30 mars 2026 ont permis de retrouver « deux autres corps », dans un communiqué publié le même jour. Ce qui porte le bilan d’une attaque de la veille à quatorze morts confirmés.
Dans un premier communiqué, le porte-parole de la police, Alfred Alabo, avait fait part d’une attaque perpétrée dans la nuit du 29 mars 2026 dans la communauté de Gari Ya Waye, située dans le secteur d’Angwan Rukuba, à Jos Nord. Il y était question de douze morts dont deux femmes. Les corps ont été transférés pour autopsie pendant que les opérations se poursuivent pour retrouver les assaillants.
Selon la police, l’alerte a été donnée vers 20h30 après des tirs signalés dans le secteur d’Angwan Rukuba, à Jos Nord. La police de l’État dit s’être rendue sur les lieux avec une équipe conjointe composée de responsables policiers, d’unités tactiques et d’autres services de sécurité afin de contenir les tensions et de sécuriser la zone.
Quelques heures après cette attaque, le gouvernement de l’État du Plateau a annoncé l’instauration d’un couvre-feu de 48 heures sur l’ensemble de la zone de gouvernement local de Jos Nord. La mesure est entrée en vigueur à minuit, dans la nuit du 29 au 30 mars, et doit rester applicable jusqu’au 1er avril 2026.
Situé dans le centre du Nigeria, dans la région dite du Middle Belt, l’État du Plateau a pour capitale Jos. Il couvre une superficie d’environ 30 813 km² et compte près de 4,7 millions d’habitants.
Dans un communiqué publié par la commissaire à l’Information et à la Communication, Joyce Lohya Ramnap, les autorités locales évoquent un « incident sécuritaire tragique » ayant causé des pertes en vies humaines ainsi que plusieurs blessés. La police, elle, ajoute que l’identification des victimes n’était pas encore entièrement achevée au moment de la publication du communiqué.
Dans cette note, le gouvernement du Plateau, dirigé par le gouverneur Caleb Manasseh Mutfwang, condamne une attaque qualifiée de « barbare » et « non provoquée ». Les autorités de l’État assurent travailler avec les forces de sécurité pour identifier et arrêter les auteurs. Elles appellent les habitants au calme, à la vigilance et à la coopération avec les services déployés dans la zone.
Pour sa part, la police incite les populations à transmettre toute information utile aux enquêteurs. Elle souligne que des déploiements supplémentaires de personnels et de moyens opérationnels ont été effectués pour éviter une nouvelle détérioration de la situation.
L’attaque a également perturbé la vie académique dans la capitale de l’État du Plateau. Dans un communiqué du 30 mars, l’Université de Jos a annoncé le report des examens qui prévus les 30 et 31 mars.
Le directeur adjoint de l’information et des relations publiques de ladite université, Emmanuel Madugu, explique que cette décision est liée à l’attaque survenue dans la soirée de la veille à Angwan Rukuba et aux tensions sécuritaires observées dans le quartier et ses environs. L’établissement a demandé à ses étudiants et à son personnel de limiter leurs déplacements et de signaler tout incident au service de sécurité de l’université.
À ce stade, l’attaque n’a été attribuée à aucun groupe précis par les autorités. Dans son communiqué du 30 mars, la police de l’État du Plateau se limite à évoquer des « suspects » et indique que des opérations de ratissage sont en cours pour les arrêter, sans citer de mobile établi.
De son côté, le gouvernement de l’État annonce dans sa note sur le couvre-feu condamner une attaque « barbare » sans désigner de responsables. Toutefois, des médias locaux rapportent que des hommes armés, dont certains à moto, ont ouvert le feu dans la zone, selon des témoins.
Dans cette partie du Nigeria central, l’État du Plateau reste l’un des foyers récurrents de violences armées, avec des attaques répétées contre les communautés et des enlèvements. Cette nouvelle attaque s’inscrit dans un contexte sécuritaire dégradé dans la zone.
En avril 2025, au moins 52 personnes avaient été tuées et près de 2 000 autres déplacées lors d’attaques menées dans plusieurs localités. En décembre 2025, une autre attaque contre un site minier du même État avait fait au moins douze (12) morts et trois enlèvements.
HD/md
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