Mali : la Cedeao requiert des sanctions individuelles aux membres de la transition

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La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a infligé ce dimanche 7 novembre 2021 des sanctions individuelles contre les membres de la junte militaire au pouvoir au Mali, pour retard dans l’organisation des élections de février 2022.  

« Toutes les autorités de la transition sont concernées par des sanctions qui vont entrer en application immédiatement », précise le communiqué final du sommet extraordinaire sur la situation au Mali et en Guinée. Ces sanctions sont relatives à « une interdiction de voyage et au gel de leurs avoirs financiers ». Elles seront également imposées à leurs familles, selon la Cedeao.

Selon le président de la Commission de la Cedeao, Jean-Claude Brou, le gouvernement malien a « officiellement écrit » au président en exercice de l’organisation Nana Akufo-Addo, pour lui notifier ne pas pouvoir tenir les élections à la date prévue.

Toutefois, la conférence des Chefs d’Etats de l’organisation régionale a « demandé à la Commission d’examiner et de lui proposer d’autres sanctions à sa prochaine session ordinaire prévue le 12 décembre 2021, si la situation devait persister ».

Lors d’un sommet le 16 septembre à Accra (Ghana), l’organisation régionale avait exigé des militaires maliens au pouvoir le « respect strict du calendrier de la transition » vers le rétablissement d’un pouvoir civil.

Après le coup d’Etat du 18 août 2020 contre le président Ibrahim Boubacar Keïta, les militaires putschistes avaient mis en place en septembre et octobre dernier des organes de transition (présidence, Premier ministre et gouvernement, organe législatif) et s’étaient engagés à rendre le pouvoir aux civils sous 18 mois.

En avril dernier, les autorités de la transition avaient annoncé la tenue de prochaines élections présidentielle et législatives au Mali en février et mars 2022. Ce double scrutin s’inscrit dans « le cadre strict du respect de la durée de la transition », c’est-à-dire 18 mois, avait souligné le ministre de l’administration territorial, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga.

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