La Primature burkinabè annonce le lancement fonctionnel de la société Faso Guulgo, fabrique d’aliments pour animaux d’élevage, dans un communiqué lu par Ouestaf News. Lancée le 6 mai 2025, cette usine se situe à Koubri, à une vingtaine de kilomètres de la capitale, Ouagadougou.
La nouvelle entité est devenue opérationnelle seulement cinq mois après sa création, par décret daté du 31 décembre 2024. Issue de la nationalisation de l’ancienne Société de fabrique d’aliments pour bétail (Sofab), Faso Guulgo vise à renforcer durablement la filière agropastorale et halieutique du pays.
Avec cette nouvelle usine, le Burkina Faso espère marquer un tournant majeur dans la structuration de sa filière agropastorale. Pour y arriver, l’usine dispose d’une capacité de production actuelle de 100 tonnes par jour et fabrique des aliments complets prêts à l’emploi pour bétail, volaille et poisson. Ces produits sont principalement composés de maïs, soja, coton, riz et sel.
La mise en place de cette nouvelle usine vise à répondre efficacement aux besoins croissants des éleveurs en aliments pour bétail, volaille, poisson et autres animaux, précise la même source.
Le lancement de la société d’Etat a été effectué par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. L’usine fournira des aliments variés pour le bétail et la pisciculture, selon la Primature. Elle est dotée d’un capital social de 100 millions de francs CFA, entièrement détenu par l’État.
À moyen terme, Faso Guulgo prévoit d’élargir ses capacités avec une ligne supplémentaire de 50 tonnes par jour à Koubri, et la création de deux autres unités de production dans d’autres localités, chacune capable de produire 100 tonnes par jour.
Selon le directeur général de Faso Guulgo, Yaya Soulama, cité par l’Agence d’information du Burkina (AIB), les travaux de réhabilitation ont coûté environ 200 millions de francs CFA.
Dans le communiqué de la Primature, le Premier ministre a salué une « initiative structurante ». Selon lui, « l’aliment pour bétail est l’un des maillons les plus faibles de la chaîne de l’élevage ». Il ajoute que « Faso Guulgo vise à fournir des aliments de qualité, en quantité, à des prix accessibles, pour améliorer la rentabilité et la compétitivité des productions animales au Burkina ».
Au Burkina Faso, l’élevage représente un pilier essentiel de l’économie nationale. Selon une étude de 2023 du Fonds d’équipement des Nations Unies (UNCDF – UN Capital Development Fund, en anglais), environ 80 % de la population tire ses revenus principalement de cette activité, qu’il s’agisse de l’élevage de bovins, de caprins, d’ovins ou de volailles.
D’après cette étude, la filière contribue à hauteur de 18 % au produit intérieur brut (PIB) du pays et occupe la troisième place parmi les secteurs d’exportation, derrière l’or et le coton, avec une valeur estimée à 26 % des exportations nationales.
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